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Société | Créteil | 14/04/2017
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Les ex-travailleurs sans papiers du MIN de Rungis ont fêté leur régularisation provisoire

Les ex-travailleurs sans papiers du MIN de Rungis ont fêté leur régularisation provisoire
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C’est une transe festive à laquelle s’adonnent cinq salariés du MIN de Rungis portés par la musique et les chants de leur camarades massés autour d’eux. Après trois semaines de grève et d’occupation de la société qui exploite le marché de gros, 128 hommes venus d’Afrique et employés sans papier par les entreprises qui opèrent sur le marché ont obtenu le graal : des papiers. 

Des récépissé de demande de titre de séjour valable 6 mois et renouvelable, qui étaient remis ce jeudi soir par le syndicat CGT, à l’initiative du mouvement, dans le grand hall de la maison des syndicats de Créteil.

« Cette grève, c’est la vôtre, félicite Philippe Jaloustre de la CGT du Val-de-Marne. Nous tenons à remercier tous les syndicats, associations et collectivités qui ont contribué à la caisse de grève qui aujourd’hui atteint le chiffre impressionnant de près de 40000€ », enchaîne-t-il avant de procéder à la distribution des récépissés autorisant à travailler. 

A chaque papier distribué, la clameur monte. Moussa, arrivé du Sénégal en 2012, essuie une petite larme tout en gardant le sourire.  «Maintenant, c’est le début d’une belle vie, j’ai ma femme, ma mère et ma fille au pays, je vais pouvoir leur envoyer de l’argent et je vais peut être pouvoir économiser pour retourner les voir», se projette  le préparateur de commandes. Même chose pour Boigui, un Camerounais employé dans le nettoyage qui ne regrette pas de s’être mis en grève avec ses camarades. «Ce n’était pas facile, il n’y avait pas de douche au MIN, mais nous sommes restés soudés. Je suis très heureux d’avoir enfin ce papier.» 

 «Cette victoire fera date dans notre département et peut-être même dans tout le pays parce qu’elle a démontré un élan de solidarité sans précédent. Cela démontre également l’utilité des organisations syndicales. Nous tenons également a remercier les services de l’État qui ont su ramener autour de la table de négociation, des entreprises qui ne souhaitaient pas délivrer les CERFA », se réjouit Christian Favier, président PCF du conseil départemental.

A quelques mètre de la célébration, un jeune homme malien est venu assister à la cérémonie. Il travaille pour une entreprise de nettoyage dans la Val-de-Marne mais vit en Seine-Saint-Denis. Lui n’a pas encore ses papiers.  « Il faut que j’obtienne le récépissé parce que mon patron n’est pas correct. Après un contrôle de police qui a failli me faire découvrir, on m’a réduit mon nombre d’heures de travail. Je suis venu demander de l’aide à Philippe (ndlr, syndicaliste) qui m’a dit de demander un CERFA à l’employeur et de déposer une demande à Bobigny. C’était en novembre. Pour le moment, je n’ai pas de réponse .» 

 

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