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Finances locales | Gentilly | 04/07
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Les finances de Gentilly épinglées par la Cour des comptes

4 rappels à la réglementation et 12 recommandations. La Chambre régionale de la Cour des comptes (CRC IDF), qui a publié ce lundi 3 juillet son rapport sur la ville de Gentilly, présenté par la ville lors du Conseil municipal de vendredi dernier, n’y a pas été par le dos de la cuillère.

La Chambre pointe une situation financière préoccupante, avec notamment un endettement  passé d’environ 28 millions d’euros en 2009 à près de 40 millions d’euros en 2015 et une capacité de désendettement passée de 14,5 ans en 2009 à 23,5 ans en 2015, au-delà du seuil d’alerte de 15 ans pour les communes de la même strate.

Une dégradation de la situation que la CRC IDF explique par deux facteurs. D’une part un investissement important pour mener à bien le renouvellement urbain de la commune qui ne fait pas partie des plus riches du département, avec notamment la métamorphose du secteur Chaperon vert mitoyen d’Arcueil et une reconversion importante pour accueillir de belles entreprises comme le nouveau siège de Sanofi. D’autre part une maîtrise insuffisante des dépenses de fonctionnement, notamment au niveau de celles du personnel, plus importantes que dans les villes de même strate, avec une durée du travail  inférieure à la durée réglementaire de 1 607 heures. « Bien qu’une durée inférieure à 1 607 heures soit une pratique courante dans les collectivités, elle représente un coût, puisque la différence entre durée effective et durée légale est payée, et conduit à comptabiliser en heures supplémentaires des heures qui devraient être intégrées dans le contingent d’heures normales« , pointe la CRC.

Pour Bamadi Sanokho, maire adjoint en charge des finances, le rapport illustre la difficulté dans laquelle se retrouvent les communes avec les baisses de dotation conjuguées aux transferts de recette économique liés à la nouvelle organisation territoriale. « Nous avons réalisé des investissements très importants et escomptions des retombées financières de l’installation de Sanofi grâce à la fiscalité économique mais les mécanismes de réversion qui avaient été imaginés dans le cadre de la Communauté d’agglomération du Val-de-Bièvre, à savoir 50% de la CFE (Cotisation foncière des entreprises) ne sont pour l’instant pas possibles avec le territoire. Nous avons également vu notre DSU (Dotation de solidarité urbaine) diminuer alors que Gentilly est l’une des villes les plus pauvres du Val-de-Marne. Enfin, nous avons comme les autres communes souffert de la baisse des dotations, qui ont diminué de 4,5 millions d’euros depuis 2012« , détaille l’élu tout en indiquant que la commune travaille depuis deux ans pour retrouver de la marge de manoeuvre sans toucher à la fiscalité des populations, en travaillant sur les dépenses de gestion et portant « un regard attentif sur les ressources humaines. »

« Nous souhaitons aussi valoriser notre potentiel foncier qui correspond aujourd’hui à 63% de notre dette », ajoute l’élu.

Télécharger le rapport d’observations définitives de la Chambre régionale Ile-de-France de la Cour des comptes sur la ville de Gentilly pour la période 2009-2016

6 commentaires pour Les finances de Gentilly épinglées par la Cour des comptes
  • Euh, rappelez moi de quelle couleur est la maire de Gentilly, tout le monde le sait que la gestion de ces gens là est plus que douteuse, plus de personnel, moins d’heures travaillées, des arrêts maladie en pagaille et des investissements douteux, voilà, tout est dit.

  • Et sinon que compte faire la commune pour faire respecter la loi en matière de temps de travail ??? Facile de dire tel un enfant que c’est toujours la faute des autres quand on rencontre des difficultés !! A ce que je sache, c’est pas l’Etat qui décide du volume de personnels employés et de la durée de travail !

  • J’ai toujours évité d’habiter Gentilly en raison notamment des taux d’imposition élevés notamment pour le foncier… je plains les petits propriétaires de cette ville….

  • GENTILLY ;
    N’est-ce pas la commune qui avait payé des autocars pour rameuter de la claque lors des fallacieuses réunions d’information de la SGP [ pompeusement appelées concertation (renforcée ?) où les staliniens partisans du métro voulaient faire croire à la population que leur avis était pris en considération] dans le but de prétendre à la nécessité du GPE alors qu’elle n’est pas capable réclamer de faire franchir l ‘autoroute périphérique par les autobus parisiens ? Les coûts ne sont évidemment les mêmes : le second cas présente toutefois l’inconvénient que le PCF ne peut se servir autant au passage …
    Et qu’il ne me soit fait de mauvais procès car je ne fais que reprendre le bon sens paysan de mes ancêtres : Ils ne le feraient point s’il n’y trouvaient leur intérêt !

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