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Politique locale | Val de Marne | 01/09
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Les Républicains Val-de-Marne lancent sénatoriale… et municipales

« Imaginez une sénatrice de la droite et du centre à Ivry-sur-Seine ! Quel symbole ! Aujourd’hui, plus aucun fief n’est définitivement protégé, tout est ouvert« , se projette Christian Cambon, président des Républicains du Val-de-Marne.

Après avoir dévoilé sa liste complète cet été, les Républicains du département tenaient ce jeudi matin une conférence de presse de lancement de campagne depuis la permanence de l’élu d’opposition cristolien Thierry Hebbrecht, qui deviendra également la permanence des sénateurs qui seront élus.  Alors qu’ils comptabilisent le plus grand nombre d’élus locaux dans le Val-de-Marne depuis les municipales de 2014 lors desquelles ils ont raflé 6 villes à la gauche, régnant désormais sur 25 des 47 communes,  les Républicains espèrent bien obtenir trois sièges et tablent sur un potentiel de 800 à 900 voix.

Alors que le tunnel électoral 2017 est en passe de s’achever avec l’élection sénatoriale du 24 septembre, les Républicains ont déjà 2020 en ligne de mire. Et au-delà des grands thèmes nationaux comme l »opposition constructive aux projets du gouvernement » ou la défense des communes, l’un des arguments de campagne est la préparation de cette échéance en épaulant les élus minoritaires. C’est du reste Vincent Jeanbrun, qui a enlevé la mairie de L’Haÿ-les-Roses au PS en 2014, qui préside du comité de soutien de la liste.

Symbole de cette ouverture aux élus minoritaires, la présence en quatrième position d’Aurélie Philippe, derrière Christian Cambon, Catherine Procaccia (les 2 sénateurs sortants) et Didier Gonzales (le maire de Villeneuve-le-Roi qui a gagné sa place sur la liste en menaçant d’abord de constituer une liste dissidente avant un vote des élus). La jeune élue de 28 ans, qui a rejoint le Conseil municipal d’Ivry dans le groupe d’opposition l’Alternative pour Ivry suite au départ de Bernard Verlière à la fin du mois de juin, s’est vue promettre une belle trajectoire puisque, si les LR obtiennent leurs trois sièges espérés, elle devrait prendre la place de Catherine Procaccia en cours de mandat, à l’initiative de cette dernière. « Dans le contexte actuel, le Sénat a besoin de parlementaires expérimentés, et je serai opérationnelle immédiatement,  ayant été rapporteuse de lois sur le dialogue social, la travail, le service minimum dans les transports… mais comme je l’ai fait au Conseil départemental en 2015, en choisissant de ne pas me représenter, je passerai le relais à Aurélie Philippe en cours de mandat, lorsque je l’aurai formée. Nous allons travailler ensemble, et lorsqu’elle sera prête, elle deviendra sénatrice, tout en étant une élue minoritaire, ce qui sera une première dans le département! », motive la sénatrice.

De gauche à droite : Jean-Paul Faure-Soulet, maire LR de La Queue-en-Brie (7e de liste), Didier Gonzales, maire LR de Villeneuve-le-Roi (3e de liste), Catherine Procaccia, sénatrice LR sortante (2e de liste), Christian Cambon, sénateur-maire LR de Saint-Maurice (1er de liste), Aurélie Philippe, conseillère d’opposition UDI d’Ivry-sur-Seine (4e de liste) et Metin Yavuz, conseiller départemental apparenté LR de Limeil-Valenton (5e de liste).

Pour les Républicains, la présence d’Aurélie Philippe constitue aussi un gage d’ouverture, car elle est encartée à l’UDI, entrée en politique en 2014 sur la liste de Régis Leclercq (UDI), alors tête d’une liste de la droite et du centre à Ivry.  « Nous donnons à l’UDI l’opportunité d’avoir une sénatrice dans le département et ils seraient bien inspirés de nous soutenir. C’est une bonne candidate et Laurent Lafon (président de l’UDI 94) me l’avait lui-même vivement recommandée aux dernières législatives. Elle a du reste été suppléante de Marie Andria dans la 10e circoncription », rappelle Christian Cambon. Pour le patron de l’UDI Val-de-Marne, qui dévoilera sa propre liste ce vendredi, cette prise s’apparente au contraire à un débauchage alors que les discussions n’ont pas abouti pour lui faire place car cela aurait donné lieu à deux candidats vincennois avec Catherine Procaccia. « Elle n’est plus adhérente à l’UDI », réagissait le maire de Vincennes à l’annonce de la liste LR. « Je suis parfaitement à jour de ma cotisation cette année. J’ai juste été en retard l’année dernière car je venais de donner naissance à mes jumelles et c’était une année un peu particulière. Je n’ai aucunement l’intention de quitter l’UDI car c’est un parti dont je me reconnais dans les valeurs et j’ai une grande estime pour son fondateur (Jean-Louis Borloo). Mais j’ai été intéressée par le projet d’union avec LR, à la fois pour la sénatoriale et pour la conquête des prochaines municipales », réagit Aurélie Philippe, compagne de Sébastien Bouillaud (LR), président du groupe l’Alternative pour Ivry. « On ne peut pas nous reprocher de ne pas rechercher l’union avec l’UDI. Nous avons confié la tête de liste à Laurent Lafon aux régionales de 2010 et de 2015. Et à chaque fois, nous sommes remerciés par une liste concurrente à la sénatoriale« , réagit Michel Herbillon, le député de la 8e circonscription.

Derrière les quatre premiers candidats de la liste investie par LR, suivent Metin Yavuz,  conseiller départemental SE apparenté LR de Valenton, Valérie Mayer-Blimont, maire-adjointe LR de Santeny, Jean-Paul Faure-Soulet, maire LR de La Queue-en-Brie et ancien conseiller régional, et Camille Dubarry, conseillère d’opposition LR à Fresnes.

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10 commentaires pour Les Républicains Val-de-Marne lancent sénatoriale… et municipales
  • Beaucoup d’héritier-e-s des années Naphtaline et Penelope Fillon donc, donc !

  • Aurélie PHILIPPE alors UDI ou pas ? Il n’y a pas de bureau à l’UDI ni de réunions avec les militants ?

  • Pour couper court à cette rumeur qui veut qu’Aurélie Philippe ne soit pas adhérente UDI.
    Elle est adhérente depuis 2014, a été un peu plus en retrait en 2016 suite à l’arrivée de jumelles et a renouvelé sa cotisation 2017 le 14 janvier 2017 exactement (rare sont les militants d’un parti qui peuvent dire avoir renouveler leur cotisation si tôt dans l’année). Elle a également représenté l’UDI lors des départementales en 2014 et les législatives en 2017. Si Aurelie PHILIPPE n’était pas a jour de cotisation en juin dernier, je doute que le parti aurait fait appel à elle pour représenter l’UDI.

  • Michel Herbillon, demandez à Olivier Capitanio de retirer la délégation au 9ème Maire-Adjoint UDI qui va soutenir le tandem Lafon-Barnaud pour les sénatoriales.

  • Le budget du Sénat, c’est-à-dire l’argent du contribuable, n’est pas destiné à financer les campagnes électorales des sénateurs. Comme grand électeurs, cela fait la 3ième fois en quelques jours que je reçois du courrier de LR avec un tract à propos des prochaines élections sénatoriales avec le cachet du service de la poste du Sénat.
    Il s’agit tout simplement d’un détournement de fonds publics dont le montant total n’est pas négligeable (il y a 2500 grands électeurs pour le Val de Marne).

    • Monsieur, au lieu de lancer vos accusations anonymes , vous pourriez prendre le temps de vous renseigner et savoir que les candidats prennent évidemment en charge toutes les dépenses d’envoi de leur propagande. Le bureau de poste du Sénat est un bureau comme les autres qui se charge simplement d’oblitérer nos courriers .Si vous ne souhaitez plus recevoir ceux ci, faites-le nous savoir et nous nous empresserons de vous supprimer du fichier . Manifestement, quoique grand électeur sénatorial, l’exercice de la démocratie ne semble pas vous séduire…

      • Il résulte des décisions du Conseil Constitutionnel que les candidats aux élections sénatoriales ne sont pas soumis à l’obligation de déposer un compte de campagne retraçant leurs recettes et leurs dépenses. Il n’y a pas de contrôle de la commission sur les dépenses auprès e la commission nationale des comptes de campagnes et des financements politiques (CNCCFP)

        • Monsieur,

          Vos copiers-collers raccourcis du site du Sénat ne font pas de vous un diseur de vérité, vos raccourcis et vos conclusions hâtives encore moins.
          La page sur laquelle vous vous appuyer (http://www.senat.fr/senatoriales_2011/cadre_juridique.html) fait référence aux élections sénatoriales de 2011.
          Le Nota-bene de la phase que vous avez recopiée précise pourtant clairement que cette souplesse à laquelle vous faites référence n’est plus applicable à compter des élections de 2014. C’est à dire que depuis 2014, il y a obligation de déclarer un mandataire-financier et de déposer les comptes à CNCCFP.
          Pour être précis, je vous invite à consulter la page du ministère de l’intérieur qui précise et explique le financement de la campagne des sénatoriales 2017 et écrit clairement : « Les candidats aux élections sénatoriales doivent désormais se soumettre aux règles relatives au financement des campagnes électorales et déclarer un mandataire financier au plus tard à la date à laquelle leur candidature est enregistrée (L. 52-4) » et le tout sous le contrôle de la CNCCFP.
          https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Elections-senatoriales-2017/Elections-senatoriales-2017-Dossier-de-presse/Le-financement-de-la-campagne-electorale

          Je trouve dommage que le débat tourne autour de savoir d’où part une enveloppe alors que la transparence est totale. Je trouve cependant beaucoup plus intéressant de discuter de l’avenir de nos collectivités territoriales en général et de nos communes en particulier alors que nos maires ne savent pas comment ils vont faire pour encadre nos enfants dans les écoles avec la suppression des emplois-aidés, que des services publics doivent fermer parce que c’est de nouveau 300 millions d’euros de dotation qui sont supprimer, et que de nombreux agents sont dans le doute car l’existence même de leur collectivité est menacée. C’est sur ces sujets que la décision doit se faire le 24 septembre.

  • Merci pour votre retour mais j’aime bien la transparence et quand je vois une enveloppe avec l’intitulé « Sénat » avec un tract dedans, cela me gêne. Par ailleurs je ne confonds pas le bureau de poste situé du à côté du Sénat (15 rue de Vaugirad) des services postaux du Séant mis à la disposition des Sénateurs . Vous n’avez qu’à mettre sous pli vos documents (qui m’interresent) et les poster du bureau de poste de votre permanence de Créteil ? Vous y gagneriez en évitant la confusion des genres. Quand on est grand électeur il ne faut pas oublier ses devoirs et ses obligations envers celles et ceux qui l’ont élu.

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