Politique | Val de Marne | 12/09/2017
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Même sans investiture, le Modem se sent En marche pour la Sénatoriale

Même sans investiture, le Modem se sent En marche pour la Sénatoriale © Fb

«Nous ne connaissons pas l’assise des grands électeurs d’En Marche. Il me paraissait donc normal qu’une liste MoDem canal historique bien implantée en Val-de-Marne puisse mener la campagne. Cela aurait été une occasion rêvée de faire ce travail en tandem. Malheureusement, l’enjeu local n’a pas été pris en compte et les grands chefs à plume en ont décidé autrement», estime Didier Dousset, président du Modem Val-de-Marne et maire du Plessis-Trévise, qui présentait sa liste ce vendredi.

Deux ans après la formation de la liste d’union LR UDI et MoDem aux régionales, ces trois forces politiques se sont engagées façon puzzle dans ces sénatoriales, et doivent composer avec l’entrée en jeu de LREM face à une gauche qui a serré les rangs pour conserver au moins 3 sièges.

Dans cette élection à l’issue très incertaine, Didier Dousset se présente en candidat non officiel de la majorité présidentielle. «J’ai été l’un des rares maires dans le département à parrainer Emmanuel Macron, j’ai été convaincu par son programme résolument tourné vers l’avenir. Je crois que les Français ont fait le choix du renouveau démocratique et je porterai une voix nouvelle au Sénat si je suis élu», insiste le candidat.

Certes, il y a eu des discussions avec LREM et sa tête de liste Pascale Luciani, mais elles n’ont pas abouti.  

Interrogé sur la présence de Jean-Pierre Barnaud, maire de Chennevières-sur-Marne, sur la liste de Laurent Lafon, Didier Dousset estime par ailleurs qu’il s’agit d’une manière grossière d’instrumentaliser les étiquettes politiques pour feindre le rassemblement. «J’ai beaucoup de respect pour Jean-Pierre Barnaud et son action en tant que maire. C’est un centriste. Mais il a arrêté de s’impliquer au MoDem, nous l’avons plus revu mettre les pieds aux comités départementaux depuis longtemps. Curieusement, il a réadhéré depuis peu. Je pense que Laurent Lafon s’en sert, cela fait bien dans le décor».

Didier Dousset peut en revanche compter sur la présence de la première adjointe, Marie-Christine Dirringer à ses côtés. «Jean-Pierre Barnaud a toujours laissé libre choix à ses conseillers d’aller où il le souhaitaient selon leurs convictions. Ces choix n’auront aucune incidence sur le plan local», indique l’intéressée.

Pas de règlement de compte

« Ma présence sur la liste de Didier Dousset n’est pas en signe d’opposition au maire, Laurent Lafon, avec qui il n’y a pas de règlement de compte. Et il en est de même chose pour Benoit Wossmer à Saint-Maurice», précise le responsable local de CAP 21, Hervé Balle, habitant de Vincennes.

La liste est ensuite composée de Benoit Wossmer, maire-adjoint à Saint-Maurice (UDI), puis Sarah Ganne-Levy (MoDem), enseignante en histoire et conseillère municipale d’opposition à Arcueil. Hervé Balle, responsable départemental de Cap21. Annie Le Franc, conseillère d’opposition à Ivry (Modem), siègeant au CESER. Saïd Hassani, conseiller municipal d’opposition au Kremlin-Bicêtre (Modem), puis Isilda de Amorin, conseillère municipale d’opposition à Champigny-sur-Marne.

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