Société | Val de Marne | 13/11/2017
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Mois sans tabac ? Paroles de fumeurs

La deuxième édition de l’opération Un Mois sans tabac se tient durant tout le mois de novembre. Objectif : sensibiliser les 16 millions de fumeurs français aux dangers de la cigarette, et inciter quelques uns à arrêter de fumer. 

L’an dernier, 180 000 personnes, soit 1% des fumeurs, ont participé à l’opération,  mais ce n’est qu’un début. Dans la rue, les fumeurs que nous avons interrogés ne se sentent majoritairement pas très concernés, mais quelques uns tentent le coup.

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Fatima, 58 ans, cuisinière, Villiers-sur-Marne

« Le Mois sans tabac ? Certains  arrivent à ne pas fumer,  d’autres non. Il faudrait surtout faire cela pour la drogue. Maintenant, même les jeunes s’y mettent! Pour, moi, le Mois sans tabac ne sert à rien. Je ne suis pas vouée à rester dans ce monde. Alors au moins, je partirai avec du plaisir. »

Melina, 34 ans, secrétaire, Fontenay-sous-Bois

« C’est une motivation pour ceux qui veulent arrêter de fumer, mais moi, je déciderai quand j’arrêterai de fumer. C’est une question de volonté, je n’aurai pas de difficultés pour arrêter la cigarette ».

Rosa, 58 ans Femme de ménage, Nogent-sur-Marne

« Je trouve que c’est une bonne chose car je ne fume pas. Déjà si les gens pouvaient éviter de fumer même ceux qui sont accros ce serait meilleur pour leur santé et pour la pollution, maintenant on balance tous par terre. Je pense qu’en un mois on pourrait quand même faire un effort et voir si on peut tenir sans fumer.»

Capucine, 18 ans, étudiante en communication, Kremlin-Bicêtre

« Pour les fumeurs, le Mois sans tabac est juste un événement chiant parce que d’un côté on se dit « oh ce serait bien » et d’un autre on se dit « non, sérieux c’est juste pour qu’il y ait moins de mégots par terre? Cela ne sert à rien! »

Patrick 48 ans, Agent d’entretien, Vincennes

« Les gens font ce qu’ils veulent. »

Rachida, 52 ans, Auxiliaire de vie scolaire, Val de Fontenay

«Je pense qu’il faut un véritable suivi derrière. Je les ai appelés l’année dernière et ils m’ont simplement envoyé un kit, inefficace et insuffisant. J’ai déjà eu trois hospitalisations, je suis allée voir un hypnotiseur. Mais la première chose que j’ai faite en rentrant chez moi, c’est de prendre un café et une clope… »

Harrison, 23 ans, étudiant en médecine, Kremlin-bicêtre

« Ma copine le fait. Pour l’instant, elle tient le coup même si c’est compliqué à certains moments. C’est une bonne chose dans le sens où cela donne une occasion d’essayer d’arrêter totalement ».

Eugénie, 22 ans, étudiante en événementiel, Ivry

Eugénie

 

« J’ai décidé de faire le mois sans tabac car c’est l’occasion pour moi d’arrêter de fumer tout en allant à mon propre rythme. Je compte bien y arriver, j’utilise des applications et on s’entraide avec mes amis, je sais que je ne suis pas seule, c’est plus motivant! »

Guillaume, 28 ans, restaurateur, Val-de-Fontenay

« C’est une bonne manière de diminuer sa consommation et d’essayer de totalement arrêter le tabac. Le fait d’être des milliers dans le même cas est une grande motivation ».

Fred, 54 ans, garagiste, Créteil

« Je fume depuis plus de 20 ans  et j’ai essayé plusieurs fois d’arrêter mais cela n’a jamais fonctionné. Pourtant, je sais que ce n’est pas agréable pour ma famille avec l’odeur de tabac dans la maison. J’ai déjà entendu parler du Mois sans tabac mais je ne suis pas fan de ce genre d’initiative. Après, c’est bien si ça peut aider des gens. Mais je sais que je n’ai absolument pas le profil pour que cela marche sur moi. »

Valérie, 55 ans, en recherche d’emploi, Nogent-sur-Marne

« Je pense que le Mois sans tabac est une bonne et une mauvaise chose. C’est à chacun de voir si il souhaite continuer ou arrêter de fumer. Il y a d’autres problèmes comme la drogue dure ou l’alcool qui est encore peut-être plus grave que la cigarette. Après, c’est une bonne chose au niveau de la santé parce que fumer ne fait pas du bien quand même. Moi, je fume pour des tonnes de raisons et je ne suis pas prête d’arrêter. Mais j’ai quand même fait une radio des poumons et je n’ai rien. Je trouve qu’à partir de trois paquets par jour, c’est dangereux, mais je suis à un paquet et demi en moyenne. Le fait que cette initiative soit collective peut-être bien pour ceux qui veulent vraiment arrêter. »

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