Environnement | Grand Paris | 23/11/2017
Réagir Par

Paris Est Marne et Bois, premier territoire adhérent d’Airparif

Paris Est Marne et Bois, premier territoire adhérent d’Airparif © Fb

Alors que les territoires du Grand Paris doivent prendre leur part à la lutte contre la pollution de l’air en élaborant leur propre plan, Paris Est Marne et Bois a signé mardi son adhésion à Airparif, premier territoire de la métropole du Grand Paris à adhérer à l’association de surveillance de la qualité de l’air en Île-de-France.

Composée de 13 communes et 505 000 habitants,  Paris Est Marne et Bois est de fait confronté à des niveaux problématiques de particules fines et de dioxyde d’azote dus en partie aux autoroutes A4 et A86 le traversant. «Nous sommes conscients d’habiter à proximité d’espaces naturels protégés, tout en étant ceinturés et traversés par plusieurs autoroutes. Un an après la fermeture des voies sur berge, nous avons constaté sur notre territoire une augmentation d’un décibel à Charenton et Saint-Maurice, le long de l’A4 et des problèmes de congestion sonore et de pollution de l’air récurrents autour du pont de Nogent. Nous avons la volonté politique forte d’engager notre territoire dans la lutte contre le réchauffement climatique et pour un air de qualité, c’est pourquoi nous avons cherché à bénéficier de l’expertise d’Airparif pour pouvoir calibrer au mieux notre plan d’action», insiste Marie-Hélène Magne, vice-présidente en charge de l’environnement pour Paris Est Marne et Bois. Le 2 mai et le 25 septembre dernier, les conseillers de l’établissement public territorial (EPT) ont voté à l’unanimité l’adhésion à Airparif, ainsi qu’à Bruitparif.

Avec Airparif et le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement du Val-de-Marne (CAUE 94), les services de Paris Est Marne Bois planchent aujourd’hui sur le plan climat air énergie territorial (PCAET) qui élabore des actions selon cinq axes : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique, la sobriété énergétique, la qualité de l’air et le développement des énergies renouvelables.

«Après deux décennies d’existence, nous avons constaté un changement d’approche dans le traitement de ces questions longtemps gérées par l’État, et aujourd’hui entre les mains des collectivités locales. C’est une démarche que nous apprécions parce qu’elles ont un rapport privilégié au terrain et aux populations. Nous sommes très intéressés par ces plans climat à l’échelle du territoire et sommes prêt à les aider en effectuant des mesures. En revanche, il faut distinguer la pollution de proximité, celle dont on entend le plus parler dans les médias avec ces pics épisodiques,  de la pollution de fond. C’est sur cette dernière, qui est présente dans l’air respiré tous les jours, que l’on va travailler par le biais de différentes action», précise Jean-Félix Bernard, président d’Airparif.

Concrètement, Airparif  fournira aux services de Paris Est Marne et Bois un état des lieux cartographié de la pollution sur le territoire. Une fois les différentes mesures prises par la collectivité pour réduire la pollution de l’air, Airparif effectuera de nouvelles analyses pour évaluer l’efficacité des actions menées sur le terrain. D’ores et déjà, Paris Est Marne et Bois, a commencé à plancher sur des alternatives écologiques, optant pour une future flotte de véhicules propres, ainsi que des marchés publics qui comprennent des clauses imposant l’utilisation de bennes fonctionnant au gaz naturel, notamment en matière de ramassage de déchets.

Ce mardi, les présidents de Paris Est Marne et Bois, Jacques JP Martin et d’Airparif, Jean-Félix Bernard, ont officialisé l’adhésion du territoire à l’agence de surveillance de la qualité de l’air.

 

 

 

 

Merci de votre lecture !

Nous mettons nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez contribuer à notre développement et notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

4 commentaires pour Paris Est Marne et Bois, premier territoire adhérent d’Airparif

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *