Politique locale | Villeneuve-le-Roi | 29/06
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PLU retoqués : vengeance gauche-droite entre Conseils de territoire?

PLU retoqués : vengeance gauche-droite entre Conseils de territoire? © Scruggelgreen

Entre les Conseils de territoire du Val-de-Marne, l’ambiance commence à tourner à la vendetta. Lundi soir, c’est Paris Est Marne et Bois, le conseil de territoire à large majorité de droite situé à l’Est du département, qui a lancé les hostilités en reportant le vote du PLU de Champigny-sur-Marne, ville PCF, 

suite à une demande de l’opposition campinoise. La réponse ne s’est pas faite attendre. Dès ce mardi, Grand Orly Seine Bièvre, le conseil de territoire à large majorité de gauche situé à l’Ouest du département, a renvoyé dans ses 22 mètres le PLU de Villeneuve-le-Roi, ville LR. Un renvoi pour vice de forme d’un PLU qui fait aussi l’objet de critiques de la part de l’opposition de gauche villeneuvoise. Une décision « inacceptable » qui « bafoue la coopérative de villes tant vantée par la présidence », s’insurge le maire de Villeneuve-le-Roi, Didier Gonzales, qui s’agace de « représailles bassement politiciennes » et n’exclut pas un recours contentieux.

Au-delà de la polémique et du report de vote de ces deux  PLU à des prochains Conseils de territoire, les conséquences de ce double couac seront intéressantes à observer sur le long terme. L’esprit de consensus que tentent de mettre en oeuvre les Conseils de territoire va-t-il se propager aux villes qui reverront leur copie en intégrant davantage les points de vue de leur opposition ou chaque Conseil va-t-il au contraire se recentrer sur son principe de ne pas s’immiscer dans les affaires communales, surtout lorsqu’il s’agit d’urbanisme ? Difficile de faire à la fois du consensus et de la politique avec des choix affirmés, surtout sur des sujets aussi clivants que le logement. Cette double crise augure aussi de la difficulté qui s’annonce pour élaborer à moyen terme un plan d’urbanisme à l’échelle des territoires.

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6 commentaires pour PLU retoqués : vengeance gauche-droite entre Conseils de territoire?
  • Les élections législatives sont passées, avec comme bilan financier un réel manque à gagner pour les anciennes formations politiques que sont le PCF et les LR … d’où cette lutte pour les territoires (et le département ?) … Quel bel exemple de défense de l’intérêt général avec les deniers du contribuable … Encore quelques années et ils se mettront tous En Marche … vers la sortie !

  • On ne va pas sonder les reins et les cœurs de chacun à l’Établissement Public Territorial 12 (Grand Orly Seine Bièvre, GOSB). La vendetta contre le coup de Champigny était évidente chez certains. Mais il faut d’abord rappeler que c’est une vieille histoire. Au conseil du GOSB (où je siège dans le groupe Verts et gauche citoyenne) nous retoquons systématiquement TOUS les PLU qui n’ont pas été voté localement. Pourquoi ?

    Parce que, de toutes les sottises que nous a légué la législature socialiste, la moindre n’est pas le chaos et le déni de démocratie institué en Ile de France par la loi NOTRE. Depuis cette loi, l’urbanisme, les ZAC, les PLU sont transférés sous la compétence… des EPT. Légalement, c’est aux élus des EPT de voter les PLU des villes !! C’est à dire (parlons GOSB) que les élus de Gentilly ou d’Ivry doivent voter sur la hauteur des pavillons de Viry-Chatillon, peuvent déclarer inconstructible des réserves foncières de Montgeron, ou coller à Paray-Vieille-Poste un édifice public que seul les contribuables de Paray paieront.

    Inversement, si les habitant de telle commune ne sont pas contents du PLU que leur a concocté le maire de leur ville, ou d’une ZAC qui va les exproprier, il ne sauront pas contre qui voter pour faire réviser ce PLU ou cette ZAC.

    C’est ce qui s’est passé pour les expropriés de la ZAC Campus Grand Parc, à Villejuif : http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article607. Le maire de Villejuif, qui les a dans le nez on ne sait pourquoi et refuse de les reloger, se cache derrière le GOSB pour briser leur vie.

    L’an dernier, deux maires ont ainsi essayé de faire voter par le GOSB des PLU qui n’avaient même pas été discutés dans leur commune. Personne au conseil territorial ne s’en serait aperçu, et on les aurait votés à la volée… Heureusement , des opposants locaux sont venus nous distribuer des tracts à l’entrée, et on a retoqué leurs PLU.

    On a donc passé un compromis : vous (conseils municipaux) votez, chez vous, votre PLU après le processus normal de consultation de la population, et vous en êtes responsables devant elles, puis nous (Conseil du GOSB) votons ce que vous aurez voté, car on n’a absolument pas les moyens de nous faire une opinion nous-mêmes.

    Et là, Villeneuve-le-Roi se pointe et explique que, comme ce n’est plus de la compétence municipale, le conseil municipal s’st contenté de faire un « dont acte », sans vote pour ou contre, et nous refiler le dossier, qu’on n’aurait plus qu’à voter. Un PLU, qui détermine la vie quotidienne des résidents d’une ville pour deux décennies ne serait donc ne serait en fait voté par personne , ou alors par les élus d’autres villes qui n’en auront jamais discuté et s’en fichent complètement.

    Donc nous avons dit mardi aux élus de Villeneuve: « vous votez pour , vous votez contre, mais revenez vers nous seulement après avoir voté. »

  • Les intercommunalités / Conseils de Territoire sont dirigés par les maires qui veulent rester chacun maitre chez soi, surtout pour l’urbanisme. Et, selon A. Lipietz, se fichent de l’au-delà. La compétence urbanisme (PLU, etc… ) justement est transférée, en théorie, au Conseil de Territoire. La recherche de l’intérêt communautaire est mal partie…

    Dans ces Conseils de Territoires (EPT ), c’est parti pour être aussi compliqué que l’UE à 28. Alors que dans les communautés d’agglomération de province, la ville-centre a souvent un poids prépondérant. Mais la maire de Paris est encore plus égocentrée qu’un maire de banlieue.

    Pourtant sur l’urbanisme, vu les limites devenues artificielles entre villes de banlieue, la circulation de transit (que chacune essaie de refiler aux voisines…), le logement qui demande des réponses coordonnées, comme la répartition des équipements ou parcs d’intérêt intercommunal, …
    Et pour la scolarité, comment accéder à l’école la plus proche même si elle est sur la ville voisine et pas faire des km en trop ?

    Les Conseils de Territoire sont dirigés par des maires à l’esprit étroitement borné à leur ville, dont dépend leur réélection. Il va falloir là aussi favoriser l’apparition d’une nouvelle génération, capable de réfléchir dans un rayon cinq à dix fois supérieur aux 2 km autour de sa mairie de banlieue.

    • C’est un peu plus compliqué. Les PLU actuels sont très détaillés (jusqu’à la hauteur des immeubles, la surface de pleine terre au sol par parcelle, etc) : c’est de cela que dépend la qualité de vie des habitants et il faut qu’ils puissent sanctionner un maire qui ne s’en préoccupe pas, comme l’ont fait les Villejuifois en 2014.

      A l’autre bout de l’échelle, il y a la région qui, avec le Sdrif, impose des « pastilles rouges » (densifications fortes), trace des axes de transports en commun lourds, mais aussi des espaces verts d’importance régionale.

      Il manque l’intermédiaire : l’organisation des bassins de vie, la répartition des zones d’emplois et d’habitat, des grands ensembles et des pavillons, de l’habitat social et libre entre les villes partageant une base fiscale commune, ce qui existait au niveau de la Communauté d’agglo et que les socialistes ont détruit avec la loi Notre.

      J’ai voté la création de l’EPT 12 y compris avec son extension délirante dans l’Essonne parce qu’il me paraissait inéquitable de laisser cette immense zone résidentielle du sud coupée de sa base fiscale : la zone Orly-Rungis-Belle Épine, où elle va travailler. Mais il n’y a eu aucune mutualisation, les EPT n’ont d’ailleurs pas de fiscalité propre ( ils survivent de la restitution de la Métropole ou des communes). En revanche on demande (et je maintiens que c’est absurde) aux élus de Gentilly de voter sur la hauteur des pavillons de Viry-Chatillon !

      D’où le compromis et la « doctrine GOSB », que vient donc de violer Villeneuve-le-Roi.
      Vous trouverez ci-dessous un compte-rendu du débat ayant conduit à ce compromis, à propos des cas de Juvisy et l’Hay les Roses.
      http://www.laveniravillejuif.fr/spip.php?article625

  • A l’attention de messieurs et mesdames les élus municipaux et élus des nouveaux territoires T10, T12 et autres Txx

    Vos petits arrangements ou vos guéguerres de partis font probablement sourire lorsque l’on n’est pas touché de près par vos (non)décisions, même si c’est ce que tous les français détestent dans la politique.
    Mais quand on est directement concerné cela fait frémir.

    Il est trop facile pour les élus municipaux de dessiner des PLUs, de les réviser ou de les modifier puis de reporter la décision vers le territoire.
    Il ne s’agit pas uniquement, comme beaucoup semblent le croire, de décider de nouvelles constructions avec le prétexte de quelques logements sociaux mais de prendre en compte les besoins réels des habitants (présents ou futurs) et de mesurer les impacts de ces décisions sur la vie des gens !
    Tout d’abord sur les personnes qui sont atteintes directement par vos plans et qui en souffrent.
    Mais aussi plus globalement sur les tous habitants de vos communes que vous transformez et densifiez sans vraiment réfléchir aux impacts sur la vie quotidienne, sur les transports, les commerces, les crèches et écoles, sur les espaces verts …
    Il y a toujours des promoteurs qui rôdent autour de ces opérations et qui en sont les principaux (seuls ?) bénéficiaires.

    Il est également trop facile pour les élus des territoires de ne pas prendre la main sur les procédures d’urbanisme alors que c’est depuis 1 an et demi de votre responsabilité.

    Bien évidemment à tous les niveaux cela suppose de s’intéresser et de prendre le temps de comprendre. Bref de faire son boulot d’élu. Si vous n’en ayez pas les moyens ou la volonté, je suggère que vous démissionnez. Cela fera faire des économies à la collectivité.

    Comme le dit monsieur Lipietz personne finalement ne prend de décision … mais les plans sont bien mis en œuvre et aucune responsabilité ne sera finalement clairement engagée.

    http://www.vincennes-danger-expro.org

  • Faut avouer que c’est assez drole
    En meme temps c’est une étape importante
    Le vrai demarrage des interco… au dela su simple formalisme qui regnait jusqu’à la

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