Politique locale | Le Kremlin-Bicêtre | 02/02
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Président du MRC, Jean-Luc Laurent regrette les divisions à gauche

Député MRC de la 10ème circonscription du Val-de-Marne et président du MRC, Jean-Luc Laurent doit rencontrer ce jeudi matin Benoit Hamon, candidat PS aux présidentielles 2017, avec Bastien Faudot, candidat MRC.

Pour l’heure, le MRC, qui s’est vu opposer une fin de non-recevoir à participer aux primaires de la Belle alliance populaire, a toujours un candidat à la présidentielle, en la personne de Bastien Faudot, un temps Vincennois et candidat aux cantonales de 2011 à Nogent-sur-Marne avant de repartir du côté de Belfort. La victoire de Benoit Hamon sur Manuel Valls pourrait toutefois faciliter les convergences entre les deux partis qui siégeaient déjà dans le même groupe à l’Assemblée nationale.  Le député MRC a participé à toutes les réunions des frondeurs, s’est opposé aux côtés de Benoit Hamon à la loi travail, et a même élaboré avec lui une proposition de motion de censure de la gauche. Une posture qui a compliqué les relations avec son allié PS à l’époque mais qui pourrait désormais faciliter les rapprochements.

Bataille avec le PCF dans la 10e

Député de la 10e circonscription, Jean-Luc Laurent devrait à nouveau se présenter aux législatives de 2017 même si son alliance avec le PS n’est pas encore reconduite. En 2012, l’ancien maire du Kremlin-Bicêtre avait fait un ticket gagnant avec Sandrine Bernard, élue PS d’Ivry-sur-Seine, passant pour la première fois devant l’ancien député-maire  PCF d’Ivry-sur-Seine Pierre Gosnat au premier tour, lequel s’était désisté au second tour. Pour l’instant, la circonscription est gelée au niveau du PS. Pas de candidat PS désigné mais pas d’allié non plus. Et du côté du PS, on ne fait pas mystère que le retrait du candidat MRC à la présidentielle sera un préalable pour négocier les alliances en circonscription.

De son côté, le PCF entend bien récupérer son perdu en 2012, et le candidat investi dans la 10e, Pascal Savoldelli, vice-président du Conseil départemental,  a lancé sa campagne dès la fin 2016, sillonnant depuis la circonscription. « Je déplore qu’il y ait des candidatures qui divisent au moment où l’on a besoin de rassembler face à une droite dure et une extrême droite menaçante dans un contexte politique de rejet de la politique par les citoyens« , estime à ce sujet le patron du MRC, faisant écho au communiqué par son secrétaire départemental, Marc Badel, en début de semaine. « Le PCF ne devrait pas se tromper d’adversaire ! S’il est légitime que les forces de gauche investissent des candidats dans les circonscriptions où le sortant est de droite, il est indispensable qu’elles travaillent au rassemblement avec les députés de gauche sortants qui sont confrontés à un contexte politique difficile. Cette situation est d’autant plus incroyable que les députés de nos formations politiques, PCF et MRC, ont partagé des combats communs majeurs pendant ce quinquennat : opposition à la loi Travail qui inverse les normes, à la loi Macron qui débride le travail et libéralise l’économie, lutte contre les baisses de dotations de l’État aux collectivités, vote contre la déchéance de nationalité et la prolongation de l’état d’urgence« , y dénonce le représentant du MRC Val-de-Marne. «Voilà 5 ans que notre parti, qui dirige pourtant 10 communes dont la plus peuplée et le conseil départemental du val de marne est privé d’une voix à l’assemblée nationale. Le découpage, les alliances électoralistes ont privé de fait la population de notre département de l’expression d’une sensibilité forte qui la traverse et l’habite comme on a pu le voir lors des débats parlementaires sur le CICE ou la loi travail notamment», motivait au contraire Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire départemental du PCF, lors de l’annonce des premiers candidats aux législatives.

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