Santé | Le Kremlin-Bicêtre | 17/05
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Prise de RDV à l’hôpital en ligne : Paul Brousse et Bicêtre essuient les plâtres

L’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé ce mardi 16 mai le déploiement progressif de la prise de rendez-vous en ligne via le site Doctolib dans ses 39 hôpitaux d’ici juin 2018. En Val-de-Marne, les hôpitaux Bicêtre et Paul-Brousse testent déjà le dispositif depuis trois semaines, avec succès et quelques couacs.

Prendre rendez-vous à l’hôpital n’a jamais été aussi simple. Depuis quelques semaines, les hôpitaux Antoine-Béclère, Bicêtre (Le Kremlin-Bicêtre), Paul-Brousse (Villejuif), Rothschild, Saint-Antoine, Tenon et Trousseau ainsi que plusieurs services de l’hôpital européen Georges Pompidou offrent la possibilité à leurs patients de prendre rendez-vous sur le site Doctolib ou aphp.fr pour leurs consultations. Un pas vers la modernité qui sera franchi dans l’ensemble des 39 établissements du centre hospitalier universitaire d’ici juin 2018.

L’utilisation de ce site fondé en 2013 et comptant près de 8 millions de visites pour les 19500 professionnels de santé répertoriés est gratuite et disponible sur mobile, tablettes et ordinateurs. Outre la possibilité de se connecter quand on veut, ce dispositif envoie automatiquement des e-mails et des sms pour rappeler le rendez-vous qui peut être annulé ou modifié par le patient à tout moment. En outre, les utilisateurs pourront profiter des créneaux qui se libèrent à la dernière minute et venir plus rapidement en consultation. Objectif : simplifier la vie du patient et faire baisser le nombre de consultations non honorées. Sans faire une croix sur la prise de rendez-vous physique ou téléphonique, l’AP-HP se fixe pour objectif d’atteindre 1,2 millions de rendez-vous en ligne chaque année, soit 30% des consultations. A ce jour, plus de 3 500 rendez-vous ont déjà été pris en ligne dans les quelques établissements déjà « connectés ». Pour l’anecdote, cette idée est née d’une visite de Martin Hirsch, le directeur général de l’AP-HP à l’hôpital Paul-Brousse de Villejuif. L’ancien ministre aurait eu le déclic après avoir rencontré un patient venu de l’Aube pour prendre un simple rendez-vous !

Quelques couacs au démarrage

Alors que le système est en plein déploiement, les premières semaines de test ont aussi mis à jour quelques travers, comme en témoigne Rosalie, aide soignante syndiquée chez FO à l’hôpital Bicêtre, qui a constaté à ce stade une charge de travail supplémentaire. «Il y a un problème de compatibilité entre notre système d’information patient ORBIS et le site Doctolib. Nos anciens patients habituels ont un identifiant spécifique qui correspond au service qui les a soignés. Lorsque nous recevons le listing des rendez-vous, nous constatons que les patients qui ont utilisé Doctolib n’ont pas ce code. Par conséquent, les patients sont mal orientés et ils viennent à leur consultation puis se rendent compte que ce n’est pas le bon service. Le site ne permet pas non plus d’anticiper la durée et la nature de la consultation. La personne qui vient par exemple en consultation en endocrinologie ne va pas requérir le même type de prise en charge si c’est un contrôle de routine, s’il y a des troubles diabétiques, s’il y a des problèmes de thyroïde. Il y a également des problèmes de doublons et ce n’est pas toujours simple de devoir annuler le rendez-vous d’un patient. C’est compliqué à gérer. Certains médecins ont demandé à ne plus ouvrir les rendez-vous en ligne», prévient l’aide soignante.

 

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