Publicité
Education | Champigny-sur-Marne | 23/05
Réagir Par

Profs et parents d’élèves ont occupé le collège Aubrac de Champigny

Profs et parents d’élèves ont occupé le collège Aubrac de Champigny © Fb

Mobilisés depuis plusieurs mois pour réclamer des heures d’enseignement supplémentaires ainsi qu’un second Conseiller Principal d’Education (CPE), profs et parents d’élèves du collège Lucie Aubrac ont occupé l’établissement flambant neuf de Champigny-sur-Marne dans la soirée de ce lundi 22 mai pour mettre la pression.

A l’approche de la fin de l’année scolaire, les professeurs de Lucie Aubrac ne peuvent plus organiser d’opération « collège vide », comme en début de mois, s’ils veulent boucler les programmes, et c’est dans ce contexte qu’ils ont décidé de passer à l’action en soirée. «Nous sommes pleins comme un œuf et ça ne fait que commencer puisqu’il est prévu de créer une septième division de sixième à la rentrée prochaine et que celle-ci commandera dans les années suivantes la création de divisons supplémentaires dans les autres niveaux. Nous réclamons depuis le mois de mars des ouvertures de postes dans trois matières, le sport, la physique chimie et l’espagnol. L’inspection académique nous a reçu le 28 mars et nous avons exposé nos arguments dans un courrier envoyé deux jours plus tard. Malgré ces tentatives de dialogue, l’inspection académique n’a pas jugé nécessaire de procéder à la création des postes demandés. Nous avons l’impression qu’ils ne prennent absolument pas en compte la spécificité de notre établissement», confie un enseignant d’éducation physique et sportive.

Concrètement, les collèges se voient chaque année attribuer un certain nombre d’heures de cours (dotation horaire globale). Certaines d’entre-elles correspondent obligatoirement à des matières précises, d’autres sont «non fléchées», et la direction de l’établissement les distribue selon sa politique éducative. «Ces heures permettent d’avoir des cours de langue vivante en plus petit groupe, des travaux pratiques en science physique et des cours de sport qui servent principalement à l’apprentissage de la nage chez nos jeunes. Jusqu’à présent, les enseignants qui encadrent ces heures de cours « non fléchées », sont des vacataires, ils ne restent qu’un an et se partagent parfois entre deux établissement pour avoir un nombre d’heures suffisant. C’est un statut précaire qui ne leur permet pas de s’investir complètement dans la vie du collège. L’inspection académique ne souhaite pas créer de poste de façon pérenne, jugeant que ces heures de cours « non fléchées » peuvent diminuer d’une année sur l’autre et ne plus nécessiter le poste créé. Pourtant tout indique que nous allons conserver ses heures de cours au vu des effectifs en hausse», se désole le prof de sport.

Une quinzaine de parents d’élèves ont également rejoint les enseignants après avoir été près de 200 à signer une pétition en mars dernier lors des premières mobilisations, soutenus par les fédérations Peep et Fcpe. «J’ai un enfant qui a fait ses trois premières années dans l’ancien collège Lucie Aubrac. Les enfants sont très content d’être dans du neuf mais les conditions restent difficiles avec autant d’élèves. Au début de l’année dans les cours de langue, ils étaient quarante en classe, et certains devaient s’asseoir par terre au fond de la salle. On est déjà aujourd’hui pas loin des 600 élèves, nous atteindrons rapidement les 650 avec la création des divisions supplémentaires. Ce n’est plus possible d’avoir le calme dans la classe avec des élèves de 11, 12 et 13 ans dès que le cap des 25 est franchi. L’an prochain mon enfant sera au lycée, mais c’est important de ce mobiliser pour ce nouveau collège», estime Fatima.

Sur place également le président PCF du Conseil départemental, Christian Favier, qui a indiqué avoir écrit à la rectrice d’Académie, ainsi que la conseillère départementale PG, Jeannick Le Lagadec.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *