Grands projets | Rungis | 26/01/2017
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Enfin du concret pour la Cité de la gastronomie de Paris-Rungis

Voilà déjà quatre ans que le gouvernement a retenu le site de « Paris-Rungis », concrètement situé sur Rungis et Chevilly-Larue, pour accueillir l’une des cités de la gastronomie destinées à incarner le repas à la Française classé au patrimoine de l’Unesco. La Cité de la gastronomie de Lyon devrait ouvrir ses portes dès cette année,

dans le cadre d’un vaste projet de réhabilitation de l’Hôtel Dieu, avec notamment un parcours du goût composé de restaurants, un musée, un centre de conférence, un marché des terroirs.  Celle de Dijon doit suivre fin 2018 dans le cadre d’un projet de régénération d’une partie du centre-ville, avec un accent sur les grands crus de Bourgogne. Tours a inauguré sa Villa Rabelais cet automne, avec un projet en lien avec la recherche et l’université. Même Beaune, qui n’a pas été retenue par le comité interministériel, a un projet sur les rails. Où en est-on à Paris-Rungis ?

C’est justement pour faire le point sur la situation que se réunissaient ce mercredi les élus et partenaires du syndicat d’étude créé pour porter ce projet ainsi que son Conseil scientifique.  Si le projet est moins avancé que ses partenaires de province, il devrait largement soutenir la comparaison lorsque tous ses tiroirs seront développés. Comme à Lyon et Dijon, la Cité de la gastronomie de Paris-Rungis s’inscrit aussi dans un large site à reconvertir. Situé en bordure du MIN, face à Belle Epine, ce pôle gastronomique sera situé à côté de la future station de la ligne 14 Sud Min – Porte de Thiais. Plusieurs pôles sont prévus, régis par différents opérateurs. Au sud de la parcelle, le village de la gastronomie en tant que tel, comprendra trois pôles, l’un dédié aux entreprises du secteur agro-alimentaire, l’autre à la formation, dans un esprit campus qui impliquera notamment une résidence étudiante, et un troisième, la Cité de la gastronomie, qui sera l’espace grand public. Le développement de ce foncier, actuellement concédé à la Sogaris jusqu’en 2020, sera confié à un aménageur avec un cahier des charges précis. Les travaux ne pourront donc pas commencer avant, ce qui laisse le temps de peaufiner les études et montages financiers.

Les collectivités locales impliquées prendront en charge le portage du projet de Cité de la gastronomie du pôle grand public. Un projet à 60-70 millions d’euros qui doit s’appuyer sur la création d’un fonds de dotation avec un objectif de 15 millions à 20 millions à aller chercher auprès des partenaires pour faire levier et financer le reste par l’emprunt.  Concrètement, cette cité est envisagée comme une mini Cité de la Villette de la gastronomie, avec une partie musée, du numérique, des expériences sensorielles, un centre de ressources et un large recours au numérique, explique Christian Hervy, président du syndicat d’études. La cité accueillera aussi un auditorium de 1200 places, le plus grand du sud francilien, avance l’élu. De quoi permettre à ce lieu culturel de tenir des conventions et des congrès et d’allier une dimension professionnelle à la dimension grand public. Au programme aussi : de la médiation culturelle sur les enjeux de santé alimentaire, des cours de cuisine avec de grands chefs ou encore de l’art de la table, ont détaillé ce mercredi les membres du Conseil scientifique, culturel et éducatif (CSCE) du syndicat, présidé par André-Laurent Parodi, directeur honoraire de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort,

Au nord de ces trois pôles, se situera la future gare du Grand Paris Express, qui pourrait développer dans ces équipements connexes un espace hôtelier, complémentaire du pôle gastronomie. A côté encore, la Semmaris, société qui exploite le Min de Rungis, développera sa Halle aux trésors gastronomiques. Au final, c’est donc un site entièrement dédié à la gastronomie, de l’aspect gustatif et culturel à la dimension professionnelle, qui devrait prolonger le Min.

Si tout se passe bien, l’ensemble devrait être opérationnel d’ici à 2024, en même temps que le métro et les jeux olympiques !

D’ores et déjà, la conduite de l’assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) a été confiée au cabinet Horwath et la question de la maîtrise du foncier est en processus. Un travail de partenariat est également engagé avec la Société du Grand Paris (SGP) concernant la construction de la gare de la ligne 14. « C’est vraiment une marque de fabrique sur notre territoire de faire collaborer les élus, les institutions locales, les associations et les entreprises, c’est grâce à cette richesse partenariale que nous parviendrons à réaliser ce beau projet « , se réjouit d’avance Dominique Giry, président du Conseil de développement du Val-de-Marne.

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