Associations | Créteil | 21/09/2017
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Rentrée des associations à l’université de Créteil

Covoiturage, accompagnement des réfugiés, sport, culture, entraide… une soixantaine d’associations existent au sein de l’Upec  (Université Paris Est Créteil) et le Forum de rentrée qui se tient ces mercredi et jeudi au Campus centre constitue pour elle l’occasion de se présenter. Rencontres.

Créée en avril 2015, l’association Epic (Echange, Partage, Inter-Culturalité) met en lien les réfugiés et les étudiants. « Le but est de pouvoir échanger et d’apporter une aide en français grâce à des ateliers ‘tandems’ » expose Eunice, membre de l’association qui compte une vingtaine de personnes actives. « On cible une rencontre entre des francophones et des non-francophones. On a parfois du mal à trouver des endroits pour parler Français. Ces échanges aident les réfugiés à  sortir de l’isolement » ajoute Clément Molinier, président de l’association Epic. Ces échanges ont lieu le lundi et le mercredi de 18 heures à 20 heures à l’université. « On organise aussi des sorties culturelles et des tournois de foot. On a réussi à faire deux tournois l’année dernière, mais on aimerait en faire encore plus cette année. Parler en contexte, c’est beaucoup plus facile » reconnaît Clément. Le partenariat obtenu avec l’Upec leur permet de proposer aux étudiants chaque semestre une option transversale d’accompagnement.

Clément Molinier, président de l’EPIC, et Eunice, membre de l’asso

Les quelques 300 adhérents du STBDE (Sciences Technologie Bureau des Etudiants), eux, proposent depuis 7 ans d’intégrer les nouveaux arrivants dans la filière scientifique. Cela passe d’abord par le côté administratif. « On part du principe que c’est plus facile d’aller voir un étudiant pour demander quoi faire » pose Marine, vice-présidente du pôle communication. « On sait à quel point cela peut être galère » enchérit Camille, trésorière. L’heure est ensuite à la fête avec des soirées restau et l’organisation de flashmob à la fac. Mais c’est à la fin du mois d’octobre qu’un grand weekend d’intégration « à la Koh-Lanta » est prévu dans un camping d’Aubigny-sur-Nère, près de Bourges dans le Cher. « On cherche à attirer les premières années, et pourquoi pas les secondes années frustrées d’avoir manqué cela l’année dernière, parce qu’on n’a que 106 places » préviennent les organisatrices.

Camille, Julie et Marine, du STBDE

Sur place aussi, L’Escale Etudiants, l’aumônerie catholique des étudiants de l’UPEC, qui propose aussi bien laser-game, que char à voile et visite du Mont Saint-Michel pour tisser son réseau.  « Je ne connaissais personne à mon arrivée. C’était important pour moi de partager des moments d’amitiés » confie Michel, 23 ans, étudiant Congolais en sciences de l’ingénieur mécanique. « J’ai découvert beaucoup de gens ! Après le lycée, c’est toujours difficile d’arriver à l’université. La première année, j’étais perdue … » se rappelle Stecy, 24 ans, en mission de service civique pour l’Escale Etudiants. Comme l’EPIC, l’association propose une option transversale le lundi de 17 heures à 19 heures à partir du 23 octobre, notamment pour introduire les étudiants au thème de l’engagement, découvrir la vie associative et l’animation, et sensibiliser au BAFA (Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur).

(de gauche à droite) Soeur Agnieszka, Père Dominique Henri, Stecy, Vallonia, Michel, et Micheline de l’association l’Escale Etudiants

La diversité des étudiants de l’Upec a donné naissance en octobre 2016 à la première association en l’honneur de l’Afrique, nommée USFA (Upec Stands For Africa). « On voulait faire une association pour l’Afrique et pas que pour les Africains » explique Yasmine, secrétaire générale, étudiante Ivorienne. « L’objectif est de combattre les préjugés du continent. On met en exergue une Afrique qui bouge, en organisant par exemple des conférences et des débats. On a choisi la thématique humanitaire pour commencer dès octobre. On fait aussi des afterwork … On essaye tous de s’apporter quelque chose. Certains sont Français d’origine Angolaise, d’autres Congolais ou Maliens. L’Upec, c’est un grand melting-pot et c’est très bien. On apprend chaque jour de quelqu’un. » Pour l’occasion, l’association d’une douzaine de membres vendait des bracelets colorés fabriqués de leurs propres mains, et faisait goûter des mets traditionnels africains.

Membres présents de l’USFA (Upec Stands For Africa), en compagnie de Sorelle Dissounga (tout à droite), présidente de l’association, et de Yasmine (tout à gauche), secrétaire générale

Alors que la question des transports pour se rendre à l’université est centrale, des étudiants ont eu l’idée de lancer MUPEC (Mobilité Universitaire Paris Est Créteil), une plate-forme de covoiturage dédiée à la communauté Upec pour mettre en relation les conducteurs et passagers. Une idée germée lors d’un cours de conceptions de projets dans le cadre d’un master en gestion des territoires et du développement local. La plate-forme est active depuis mai 2017 et compte près de 60 inscrits. Elle est hébergée par iDVROOM, le service de covoiturage de la SCNF. « C’est un peu grâce à notre professeur … Le premier jour, au moment des présentations, quand chacun dit où il habite et le temps passé dans les transports, on s’est dit qu’il fallait trouver un système entre nous pour venir à la fac. Une camarade ne venait jamais au dernier cours de la journée parce qu’elle ne pouvait pas avoir son train. Elle mettait deux heures pour venir alors qu’il fallait 45 minutes en voiture » raconte Cécile Blondel, 24 ans, présidente de MUPEC. « C’est une idée que je trouve très intéressante parce qu’elle fédère la communauté universitaire. Avec les bâtiments séparés, un étudiant en droit peut très bien voyager avec un étudiant en médecine, ou alors un étudiant peut aussi rentrer avec un professeur » imagine Cédric, 23 ans, de la même promotion. Question prix, la solidarité est de mise. « Pour faire une course de 20 kilomètres, cela revient à payer 20 centimes. On veut promouvoir la solidarité entre étudiants » argumente la présidente. Les fondateurs de la plate-forme rêvent désormais d’obtenir des places de parking réservées pour le covoiturage au plus proche de l’université… « L’Upec encourage les initiatives de développement durable et l’on rentre dans ce cadre-là. On veut réduire les émissions de CO2 et la circulation, et inciter les étudiants à prendre les transports en commun. C’est parfaitement combinable avec le covoiturage » argumente Mélaine Bonnaudet, secrétaire et co-fondateur de MUPEC. Pour faire connaître la plate-forme, un tour de karts à pédale est organisé le 24 octobre sur le terre-plein central de l’université, avec de nombreux goodies à gagner.

Cédric, Cécile Blondel et Mélaine Bonnaudet veulent développer les pratiques de covoiturage entre étudiants de l’Upec avec la plate-forme MUPEC

Voir toutes les associations de l’Upec sur le site Internet de l’université

Etudiants de l’Upec sur le terre-plein central de l’université ce mercredi matin

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