Education | Vincennes | 29/11/2017
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Grand saut numérique pour les élèves de Saint-Ex

Grand saut numérique pour les élèves de Saint-Ex © Fb

Deux semaines après l’arrêt des cours au collège Saint-Exupéry de Vincennes pour cause de pollution, les élèves de 5e, 4e, et 3e retrouvaient, avec leurs parents, une salle de classe ce mardi, au collège Françoise Giroud voisin, pour une prise en main de leur plateforme d’enseignement en ligne. 

Pendant une heure, un enseignant formateur a présenté les programmes grâce auxquels les élèves pourront dialoguer, consulter des cours et rendre leurs devoirs.

«Alors c’est quand que ça va commencer ce truc ?», demande une élève,  un peu perdue par les mots qu’elle a entendu autour d’elle : télé-travail, télé-enseignement, enseignement à distance. Dès ce mercredi, les collégiens des classes de 5e, 4e et 3e vont pouvoir se connecter sur le  «cartable en ligne», un espace numérique avec lequel ils devront suivre leurs cours, en théorie jusqu’au 22 décembre. Le formateur explique comment utiliser quelques applications essentielles, une messagerie, un traitement de texte équipé d’un (t)chat, un fichier où télécharger des cours et un programme pour enregistrer des réponses orales. Un père s’approche de sa fille et lui montre sur son portable qu’il a accès à son compte. «Ne t’inquiètes pas, j’y suis déjà dessus, ça n’a pas l’air bien compliqué», rassure-t-il.

«Quand est-ce que les profs vont dialoguer avec nous ? A n’importe quel moment de la journée ?» interroge un collégien. Ils vont vous donner des créneaux horaires pendant lesquels ils seront disponibles pour répondre à vos questions. «Mais si vous devez gérer une soixantaine de jeunes en même temps ça risque d’être difficile pour les enseignants, et peut être aussi pour le réseau ?», s’inquiète un parent. «Du côté de la stabilité du réseau, il n’y a pas de problème, ce service est hébergé sur les serveurs de l’académie et malgré les pics observés les jours précédents, tout a fonctionné sans problème. Pour les enseignants, ils s’adapteront pour pouvoir répondre aux sollicitations autant qu’ils le pourront», répond le formateur.

«Ça me rappelle un peu il y a quinze ans, lorsque nous avons vu débarquer l’informatique au bureau. A l’époque, nous avions eu plusieurs semaines de formation. Là, ça revient un peu au même pour ces jeunes», constate un parent, jugeant cette prise en main de l’outil numérique un peu précipitée. L’apprentissage à marche forcée de la plateforme est d’autant plus frustrant que ce « cartable en ligne » est entre les mains des établissements scolaires du Val-de-Marne depuis une dizaine d’années sous l’égide la Direction académique au numérique éducatif (Dane).

«C’est une plateforme qui s’adapte aux usages des établissements, certains se la sont appropriée, ailleurs, elle n’est peu ou pas utilisée du tout. Il est dommage que le corps enseignant et les élèves de Saint-Exupéry commencent à l’exploiter dans ces circonstances mais nous pensons que l’apport sera, quoi qu’il en soit, très positif. C’est normal que certains collégiens soient un peu perdus devant une messagerie ou les autres programmes. Ils ont pour le moment des usages très différents d’internet. Ils vont faire des progrès considérables, il va falloir qu’ils apprennent à rédiger des mails à leurs professeurs, à s’organiser, à faire des efforts d’écriture lorsqu’ils s’adresseront aux enseignants sur le chat», confie une responsable de la Dane.

«C’est une occasion malheureuse mais jusqu’à présent, le serveur était obsolète et nous ne pouvions pas utiliser le « cartable en ligne. Lorsque nous aurons une situation plus stable, nous continuerons certainement à l’utiliser», se projette un professeur d’histoire-géographie.

«Le cartable en ligne n’a bien évidemment pas vocation à remplacer l’enseignement présentiel qui reste indispensable pour le bon apprentissage des collégiens. En revanche, nous estimons que les établissements pourraient systématiser à l’avenir un certain nombre d’activités sur l’espace numérique pour que les professeurs en classe se concentrent sur des tâches à plus forte valeur ajoutée», enjoint le responsable de la Dane.

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