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Politique | Arcueil | 19/10/2017
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Le maire d’Arcueil défend la gestion publique de l’eau

Le maire d’Arcueil défend la gestion publique de l’eau © Fb
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Alors que le territoire Grand Orly Seine Bièvre a lancé une étude pour évaluer l’intérêt ou non de réadhérer au Sedif, le syndicat intercommunal qui s’occupe de la gestion de l’eau potable pour 150 communes de la région avec Véolia, ou de le gérer en propre, le maire d’Arcueil, Christian Métairie, a tranché.

Le compte à rebours est lancé. Avec l’entrée en vigueur de la loi Notre, les établissements publics territoriaux ont récupéré la compétence gestion de l’eau. Pour assurer la continuité du service, les textes permettaient aux territoires de bénéficier en lieu et place des intercommunalités défuntes des conventions qui les liaient avec leurs gestionnaires. Les territoires ont jusqu’au 1er janvier 2018 pour décider de leur mode de gestion et le contractualiser. Au sein du Grand-Orly Seine Bièvre, des voix se sont élevées pour travailler à une gestion publique de l’eau en direct et un groupe d’étude a été constitué pour plancher sur le sujet. Seul maire écologiste du département,  Christian Métairie, lui, estime qu’il est urgent d’attendre avant de s’engager à nouveau au sein du Sedif qui délègue sa gestion de l’eau en DSP (délégation de service public) à Véolia.

«Il y a deux hypothèses, soit nous adhérons au Sedif avant le 31 décembre 2017, soit nous attendons le terme de la convention de gestion avec Véolia en 2022. Je milite pour cette seconde option pour que nous ayons de temps de réaliser de véritables études de coûts. Si nous nous engageons trop rapidement avec le Sedif, il sera très compliqué pour ne pas dire impossible de nous retirer du syndicat intercommunal, alors autant y réfléchir à deux fois», plaide le maire d’Arcueil, qui tenait un point presse ce mardi pour faire son bilan de mi-mandat. «A l’époque, plus de 700 élus avaient réclamé le passage à une gestion sous forme de régie publique. Le cabinet qui avait réalisé le bilan du contrat de délégation de service public avait fait apparaître un trou de 40 à 80 millions d’euros de frais transverse inexpliqués. On le voit, le contrôle d’une délégation de service public manque de transparence et s’avère coûteux. A la faveur d’un vote à bulletin secret, les élus du syndicats avait pourtant choisi de reconduire la délégation pour 12 ans, jusqu’en 2022», se souvient l’élu.

Christian Métairie indique que le Grand-Orly Seine Bièvre s’est rapproché d’Eau de Paris, pour bénéficier de son expertise en tant que régie publique assurant la gestion de l’eau dans la capitale. «Il ne me parait pas déraisonnable de nous donner quelques années pour étudier toutes les alternatives possibles pouvant aller de l’extension de la régie Eau de Paris à certaines villes à l’adhésion de l’EPT pour un nombre limité de villes (parmi les 24 villes du GOSB, certaines ne sont pas adhérentes du Sedif). Quoi qu’il en soit, il devra s’agir du mode de gestion le moins coûteux, le plus sécurisé et éco-responsable».

Bilan des rencontres de mi-mandat à Arcueil

Lancement d’une ressourcerie, ouverture de jardins partagés, permis de végétaliser, expérimentation d’un budget participatif de 200 000 €, démarrage de la géothermie ou encore, mise en place de tronçons limités à 30 km/h dans certains quartiers, requalification de la départementale 920, toujours à l’étude, construction d’une nouvelle structure de garde d’enfant, nouveau programme d’accession sociale à la propriété… Le maire a également détaillé les actions de la ville depuis la réélection de Daniel Breuiller en 2014, à qui Christian Métairie a succédé l’année dernière. « Pour le moment, après les trois premières rencontres avec les habitants, nous avons eu très peu de remise en cause du bilan que nous dressons. D’autant que nous remettons notre action dans un contexte de contraintes budgétaires accrues. Lors de la conception du projet, nous tablions sur un budget de fonctionnement de 30 millions d’euros par an. Or, au cours de ces trois dernières années, nous ont été appliquées les baisses de dépenses publiques du quinquennat Hollande, soit 3 millions d’euros pour la commune. Et cela ne s’arrête pas là puisque Emmanuel Macron a annoncé une baisse de 13 milliard d’euros supportée par les collectivités locales », martèle le maire.

A cela s’ajoute des incertitudes  sur l’évolution des compétences des communes à l’aube de nouvelles modifications institutionnelles. « Je crois que tous les responsables politiques s’accordent à dire que ce nouveau système mis en place par les lois Maptam et Notre ne fonctionne pas bien. Ils ont détruit les communautés d’agglomération qui avaient mis une dizaine d’année pour fonctionner de manière efficace. Je ne conteste pas qu’il faille simplifier, mais j’aimerais que l’on me prouve que la suppression du département ou du territoire va permettre de travailler plus efficacement », insiste Christian Métairie.

Pour l’élu, ces réunions participatives de mi-mandat menées dans six quartiers d’Arcueil permettent aux habitants de débattre sur des thématiques dépassant parfois le cadre communal. «  Un tel souhaiterait plus de place de stationnement, un autre va lui répondre qu’il voudrait davantage de place pour le vélo… Se pose également la question de la présence de bornes de rechargement de voitures électriques. Certains se plaignent également du calme de la ville en soirée quand d’autre s’en satisfont. Nous ne voulions pas fixer par avance de priorités de façon à pouvoir entendre toutes les demandes.»

Une réunion plénière de synthèse se tiendra le mardi 28 novembre à 20 heures à l’hôtel de ville.

https://94.citoyens.com/2017/tournee-citoyenne-bilan-de-mi-mandat-a-arcueil,08-10-2017.html

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