Entreprendre | Accueil Val de Marne (94) Créteil | 04/04/2017
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Tapis rouge pour l’entrepreneuriat féminin en Val-de-Marne

Tapis rouge pour l’entrepreneuriat féminin en Val-de-Marne © Fb

Quel point commun entre l’entrepreneuriat et la réalisation cinématographique ? Dans ces deux milieux, les femmes restent nettement minoritaires. Ce jeudi 30 mars, la CCI du Val-de-Marne avait réuni ces mondes professionnels pour fêter l’anniversaire de son programme ExcEllence, qui propose un accompagnement sur la durée auprès des entrepreneures. L’occasion de témoigner du parcours de la combattante dans ces deux univers.

«Mon rôle est de proposer des projets à des chaînes de télévision, des séries essentiellement, mais il faut savoir que la direction de la fiction de France 2 par exemple, ne retient que 3% des projets qui lui sont soumis, et seulement 1% sont diffusés. Il faut donc faire preuve de persévérance, et ne pas se noyer dans un projet, garder à l’idée qu’il faut anticiper les refus et qu’il faut toujours avoir sous le coude des programmes à proposer», explique Iris Bucher, productrice pour la société Quad TV. «Faire un film c’est comme monter une entreprise, pendant un durée plus courte. Il faut avoir une idée, la développer assez pour aller chercher des partenaires financeurs. C’est difficile parfois lorsque le projet que l’on porte est abandonné pour toutes sortes de raison. On y met beaucoup de soi. Il faut savoir retomber sur ses pattes», estime Stéphanie Girerd, réalisatrice et scénariste. «Il faut être en mesure de s’adapter et de se former, pose Jackie Buet, fondatrice du festival international de films de femmes de Créteil. Lorsque l’on s’entoure de personnes compétentes et impliquées, tout est beaucoup plus simple», insiste-t-elle.  «Dans le cinéma, dès que le film commence à être tourné, tout nous échappe, il y a des grosses productions sur lesquelles un jour de tournage coûte un million d’euros. Par conséquent, lorsque nous recevons un réalisateur qui vient nous demander des financements, nous allons nous intéresser à sa personnalité et savoir s’il ou elle est capable de trouver des solutions lors du tournage pour minimiser l’impact des aléas», prévient Henri de Roquemaurel, directeur du pôle image et médias de la banque BNP Paribas dont le rôle est de financer des projets dans l’audiovisuel. Autant de recommandations qui parlent aux entrepreneures, transposées à leur échelle.

Nathalie Neuilly veut aider la parentalité masculine avec nOOna

Si le stéréotypes gênent parfois les parcours féminins, ils affectent aussi les hommes, victimes eux aussi de clichés et de veilles habitudes, notamment dans leur rôle de parent. C’est contre cette mise hors jeu du père qui arrive parfois à la naissance d’un enfant que Nathalie Neuilly, parmi les lauréates d’ExcEllence, a voulu lutter. Il y a quelques années, elle a mis au point une méthode baptisée de l’acronyme PEPS avec un P comme «présence auprès de l’enfant même via les nouvelles technologies si le papa est en déplacement», un E comme «écoute de l’enfant puisque même s’il ne parle pas, sa respiration, ses gestes traduisent quelque chose», un P comme «patience, il faut donner du temps au bébé pour qu’il évolue à son rythme, pas besoin de comparer», et enfin un S comme «stabilité, être cohérent avec soi-même lorsque l’on répond à l’enfant», résume l’entrepreneure qui a travaillé pendant près de vingt ans dans le conseil et la formation informatique, dans un milieu à l’époque plutôt masculin. Après avoir testé au domicile des parents sa méthode de travail comme auto-entrepreneure, elle peaufine sa méthode et intègre le cabinet d’une psychologue à Charenton-le-Pont. En 2016, elle passe en nouvelle étape en créant son entreprise, nOOna. Cette fois encore, chaque lettre a son importance, car il s’agit cette fois de mettre en avant chaque sens. Il y a donc le nez, l’œil, l’oreille et la nourriture affective. « Noona veut aussi dire veiller sur quelqu’un ou quelque chose en dialecte bassa au Cameroun », explique la créatrice.  « Aujourd’hui, j’anime des conférences pour des particuliers et des entreprises, et je réalise des ateliers pratiques. Le programme ExcELLEnce m’a permis de bénéficier d’un accompagnement sur ma stratégie de développement et de travailler sur les aspects juridiques pour protéger mon concept.»

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