Sécurité | Créteil | 10/01/2018
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300 policiers manifestent devant l’hôtel de police de Créteil

300 policiers manifestent devant l’hôtel de police de Créteil © SGP Police
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Plusieurs centaines de policiers franciliens ont répondu à l'appel du syndicat Unité SGP Police ce mardi pour un rassemblement devant l'hôtel de police de Créteil. Vague de suicide et multiplication des agressions contre les dépositaires de la force publique amplifient le sentiment de malaise policier. Les gardiens de la paix réclament à Gérard Collomb, leur ministre de tutelle davantage de protection et de reconnaissance.

«Il faut que la peur change de camp», a insisté Yves Lefebvre, secrétaire général d’Unité SGP police-FO. Quelques jours après le lynchage de deux policiers à Champigny-sur-Marne, dont la scène, filmée a fait le tour de la toile et des écrans de télévision, les policiers estiment que la législation n’est pas suffisamment sévère vis-à-vis des individus qui les agressent.

«Il y en a raz-le-bol de voir nos collègues à terre comme on a pu les voir sur ces vidéos insoutenables […] se faire massacrer par une bande de sauvages. Marre de pas être entendu au quotidien par rapport à des réflexions ou des arguments que l’on peut mettre en avant. Nous réclamons et exigeons protection et reconnaissance de la part du gouvernement. Nous voulons avoir les moyens de pouvoir agir au quotidien contre cette violence. Il faut qu’on sache que quand on s’attaque à un policier, on s’attaque à la République et il doit y avoir des sanctions fortes et fermes.», expliquait le secrétaire départemental d’Unité SGP FO, Angelo Bruno, auprès de C-News.

Le syndicat réclame l’instauration de peines minimum visant les auteurs de violences à l’encontre des policiers et gendarmes, évitant que les sanctions puissent être aménagées et permettant de révoquer le sursis. De même, Unité souhaite une réorganisation du temps de travail estimant que la « politique du chiffre » et les cadences infligées aux policiers participaient à leur désocialisation, amplifiait le sentiment de malaise policier et contribuait également à la vague de suicide que connaît la profession ces derniers mois.

 

 

Pour mémoire, un premier rassemblement contre la « haine anti-flic » avait eu lieu le mardi 2 janvier devant le commissariat de Champigny-sur-Marne à l’appel du syndicat Alliance. Ils réclament également un durcissement de la réponse pénale contre les auteurs de violences vis-à-vis des forces de sécurité.

 

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