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Politique locale | Bry-sur-Marne | 27/11
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A Bry-sur-Marne, Emmanuel Gilles de la Londe dénonce un dérapage budgétaire

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Le maire de Bry-sur-Marne a-t-il la folie des grandeurs concernant le projet Daguerre ? C'est ce qu'estime l'un de ses adjoints LR, Emmanuel Gilles de la Londe, qui a mis les pieds dans le plat lors du Débat d'orientation budgétaire au Conseil municipal de ce lundi 26 novembre.

Entre les  dépenses d’investissement liées à l’aménagement d’un troisième accès, « non accessible aux personnes handicapées », regrette son adjoint, aux travaux de réhabilitation du pavillon Bache et à l’acquisition de la villa, et les dépenses de fonctionnement liées aux festivités Arts lumières, le maire adjoint s’est fait confirmer une addition à 2,4 millions d’euros. Dans son intervention, l’élu a critiqué des dépenses excessives pour le projet Daguerre, ainsi qu’une divergence de vues sur la vocation de ce site, situé en centre-ville, estimant qu’il devrait être destiné aux Bryards, et que la vocation économique et formation devrait se concentrer sur les plateaux, au niveau de l’Ina (Institut national de l’Audiovisuel) et des Studios de Bry. Le maire, lui, défend ce site comme une porte d’entrée au pôle audiovisuel de la ville, tout en ménageant une partie pour les activités culturelles des Bryards.

A lire : Pôle image : Bry-sur-Marne dégaine son projet Daguerre

Le problème reste le financement à trouver pour retaper l’ensemble du site Daguerre, avec un coût total de 12 à 15 millions d’euros dont seulement 1,4 million d’euros ont été bouclés pour le pavillon Bache. Subventions et sponsors sont attendus mais rien n’est encore concret, et le pari d’un développement du pôle image sur deux sites pour offrir une entrée en centre-ville ne semble pas avoir été suffisamment défendu en interne, en tout cas pas assez pour convaincre le maire-adjoint aux bâtiments publics. Les festivités lumineuses qui se sont déroulées pendant une dizaine de jours, pour un budget d’environ 500 000 euros avec la venue d’experts américains des daguerréotypes et une grande soirée avec élus et partenaires potentiels a également agacé l’élu. « Etait-ce raisonnable alors que les manifestations de gilets jaunes témoignent aujourd’hui des difficultés des gens à boucler les fins de mois », questionne l’adjoint.

Sur la forme l’élu reproche au maire une démarche autocratique dans la manière de gérer ce projet qui lui tient particulièrement à coeur. « L’organisation et l’ampleur que ledit projet a fini par prendre, confère à cette entreprise toutes les caractéristiques de l’accomplissement d’un projet strictement personnel. Le maire a délibérément écarté ses adjoints de ce projet pour en garder la totale maîtrise », a-t-il interrogé dans sa prise de parole, pointant l’impact du dispositif festif sur le fonctionnement de la ville. « Les services techniques ont été sollicités en direct et ont mis beaucoup de travaux de côté du fait de cette manifestation. L’implication très forte de la PM pour sécuriser le site n’a-t-elle pas eu des conséquences sur la sécurité de nos commerces, compte tenu du braquage de la bijouterie de la grande rue le samedi 17 novembre ? » « Nous attendons toute la clarté et la transparence sur les chiffres de la manifestation que l’on pourrait requalifier en « Ombres et Lumières de Daguerre », a conclu l’élu.

Au-delà de ce projet, l’élu s’inquiète du fort niveau d’investissement prévu en 2019, de l’ordre de 24 millions d’euros, contre moins de dix millions d’euros  les autres années, et de l’augmentation de l’endettement qui en découle. Des investissements qui se composent non seulement des travaux et acquisition de la villa Daguerre mais aussi de l’acquisition par préemption des terrains actuellement occupés par une annexe de l’Ina (environ 6,5 millions d’euros), sur lesquels le maire veut développer de l’activité économique, ainsi que le nouveau gymnase (environ 8,5 millions d’euros). « Il ne s’agit pas d’une acquisition impulsive mais d’un achat programmé de longue date et qui bénéficie des loyers payés par l’Ina jusqu’en 2022 », précise-t-on au cabinet du maire.

 

 

A lire sur cette acquisition : L’extension de l’Ina consacre la vocation audiovisuelle du plateau de Bry-sur-Marne

Dans l’entourage du maire, Jean-Pierre Spilbauer, on estime que cette expression de l’élu relève de la précampagne électorale, considérant que l’élu ne cache pas ses ambitions de se présenter aux prochaines municipales. « Je ne pense pas à 2020 en me rasant tous les matins mais suis simplement soucieux des finances de la ville », dément l’élu qui relève le silence d’une partie de la majorité hier soir.

 

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