Politique locale | Créteil | 09/01
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A Créteil, Laurent Cathala (PS) prêt pour un 8e mandat

« Les municipales de 2020 ? Il faudra bien y aller, d’une manière ou d’une autre, soit en conduisant la liste, soit en étant dessus. »  A l’aube de ses 41 ans de mandat comme maire de Créteil, le socialiste Laurent Cathala ne voit pas d’urgence à raccrocher. 

Statuettes, tableaux, trophées sportifs, photos, dont celle de l’élu en compagnie de François Mitterrand, en bonne place… En haut de l’hôtel de ville de Créteil, dominant largement la ville, le bureau de Laurent Cathala regorge de cadeaux et de souvenirs respectueusement disposés. Autant d’objets qui racontent des histoires et illustrent les souvenirs du parcours politique de ce petit-fils de réfugié espagnol né quelques mois après la fin de la seconde guerre mondiale. Elu de la République pour la première fois au Conseil général du Val-de-Marne en 1976, à peine après avoir terminé son école de cadres infirmiers, le Cristolien d’adoption, natif du Sud Ouest, n’a depuis perdu aucun scrutin.

Dès mars 1977, il bat le général Pierre Billotte, ancien ministre et député-maire de la ville depuis douze ans. Elu à l’Assemblée nationale en 1981, il laissera son siège quelques années pour entrer au gouvernement d’Edith Cresson puis de Pierre Bérégovoy en tant que secrétaire d’État à la famille, aux personnes âgées et aux rapatriés. Puis, alors que le PS ne compte plus qu’une cinquantaine de sièges après la débâcle des législatives de 1993, l’élu retrouve son fauteuil confortablement. A son statut de député-maire, il ajoute en 2016, et contre toute attente en raison du rapport de force droite-gauche, celui de président du Conseil de territoire Grand Paris Sud Est Avenir. Tombant sous le coup du cumul des mandats, il lâchera l’assemblée en 2017 pour rester à Créteil, en pleine vague du nouveau mouvement politique En Marche. Depuis, il y va déjeuner de temps en temps « pour retrouver les copains« , d’autres anciens élus.

Mais si les deux circonscriptions cristoliennes sont passées du côté de la nouvelle majorité présidentielle, l’élu semble rayonner plus que jamais sur son fief, avec une foison de nouveaux projets pour ce début d’année 2018, qu’il présentait ce lundi à l’occasion d’un déjeuner de presse.

Au programme, l’arrivée-regroupement des activités de l’équipementier automobile Valéo qui va passer de 400 à plus de 1000 collaborateurs sur place sur un site de pointe comprenant une piste d’essai, celle du transporteur de fonds Loomis, qui s’apprête à déménager d’Arcueil au site d’ex-Epson sur Europarc, l’extension d’Essilor, qui a inauguré son centre d’innovation européen dans la ville il y a trois ans et s’apprête à y ajouter un bâtiment pour y faire venir ses collaborateurs de Vincennes, l’extension de Créteil Soleil avec jonction vers le métro et agrandissement du cinéma, la reconversion de l’ancien centre de tri de la Poste en vaste campus résidence étudiante de 600 chambres, et encore l’extension de l’usine d’incinération de son centre de traitement des déchets avec un projet écolo innovant, sans oublier l’inauguration de la Maison du handball dès cet été. De quoi emmener l’élu largement au-delà de 2020.

Alors, quand on lui pose la question des municipales de 2020, il n’esquive pas. Si la santé est toujours au rendez-vous, et l’envie toujours intacte, il ira, avec en tête, tout de même, de céder ensuite son fauteuil dans les premières années de son nouveau mandat, « en expliquant clairement ses intentions » aux citoyens avant les élections s’engage-t-il. « Ce serait le schéma idéal », confie-t-il, pas trop inquiété par les Marcheurs pour ce qui est des municipales, même si le PS n’est pas en grande forme actuellement, et sans doute pour un moment reconnaît-il.

« Cela prendra du temps mais je pense que le PS se relèvera », estime l’élu, confiant. En attendant, pas question de se précipiter pour soutenir l’un ou l’autre des premiers prétendants à la tête du PS. « C’est bien trop tôt pour se prononcer », indique le maire qui attend les candidatures officielles et leur programme, mais avoue ne pas voir actuellement dans le paysage la personne providentielle pour fédérer à nouveau le parti. « Ce serait différent s’il y avait une personnalité comme Mitterrand… »  

 

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