Justice | Alfortville | 01/03
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Un animateur d’Alfortville soupçonné d’agressions sexuelles sur 12 écolières

Un homme âgé de 29 ans, animateur d’activités périscolaires dans deux écoles d’Alfortville, a avoué des gestes déplacés sur 12 fillettes. Placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer toute activité au contact de mineurs, il doit être jugé par le tribunal correctionnel de Créteil le 15 mai.

L’enquête se déroulait dans la confidentialité depuis fin janvier, après un signalement de l’Éducation Nationale. Quatre élèves décrivent aux policiers d’Alfortville les caresses inappropriées de l’animateur, et évoquent d’autres victimes. Plus d’une semaine après sa garde à vue et l’accumulation de témoignages, l’homme, employé en CDI depuis trois ans et au casier judiciaire vierge, a avoué les faits. Le parquet a décidé mardi 27 février le placement sous contrôle judiciaire de l’animateur en attendant son jugement le 15 mai prochain.

Les parents d’élèves sont encore sous le choc de la nouvelle et estiment être en droit d’obtenir davantage d’information. « Nous aimerions savoir si ce-sont les maternelles ou les primaires qui sont concernées« , se demande une maman. « Pour le moment rien ne filtre. C’est difficile à vivre. Comment savoir si toutes les victimes ont parlé ? », s’inquiète un autre parent d’élève.

Dans un courrier adressé aux parents d’élèves, le maire PS d’Alfortville, Michel Gerchinovitz explique que la ville, informée dès le 26 janvier par l’Éducation Nationale, devait garder le silence pour ne pas perturber le déroulement de l’enquête. « Dès la connaissance de cette information, la ville a immédiatement saisi la Ligue de l’enseignement [qui employait l’animateur] pour qu’une mesure de suspension soit prise ». Le maire indique avoir rencontré les directeurs des écoles élémentaires Dolet et Victor Hugo, où l’animateur exerçait, pour les informer des mesures prises à son encontre et convenir d’une rencontre avec les parents des élèves entendus dans le cadre de l’enquête. « Du fait de l’enquête en cours et de l’obligation de silence qui en résultait, la ville ne pouvait pas mettre de psychologues sur les deux écoles concernées à destination des enfants et des parents. Puisque l’affaire a été rendue publique, cette démarche sera engagée dès lundi matin, jour de reprise des cours »,  indique le maire.

 

 

 

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