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L’artisanat s’inquiète de la réforme du Grand Paris

L’artisanat s’inquiète de la réforme du Grand Paris © Fb

Les entreprises artisanales ne veulent pas être les grandes perdantes de la réorganisation de la métropole. Lors de la cérémonie des vœux de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Val-de-Marne, Nicole Richard, sa présidente, a fait part de ses préoccupations sans se risquer à défendre le maintien ou la suppression d’une collectivité.

«Je pense à la mutation territoriale en cours avec la métropole du Grand Paris qui devrait se tenir au mois de février. Nous avons été reçus au mois d’octobre avec le président des chambres de métiers régionale par le préfet Cadot. La question de attractivité de la métropole se pose et deux principaux scénarios se dessinent. Soit conserver le périmètre actuel en redonnant à la métropole des compétences propres en enlevant le bloc communal et en supprimant les départements, soit élargir le périmètre de la métropole à l’échelle régionale. Depuis quelques semaines, des bruissements évoquent le transfert des compétences des départements vers les territoires. Notre principale préoccupation est de pouvoir continuer à mener des actions de proximité en partenariat avec des collectivités territoriales à destination et en faveur des entreprises artisanales. La suppression de clause de compétence générale et économique du département a déjà clarifié le champs d’intervention des collectivités. Notre action commune avec le département du Val-de-Marne a toujours débouché sur une mise en œuvre efficiente et sur des résultats concrets. Ce sera une énième réforme territoriale et j’espère qu’elle sera pensée dans son ensemble avec l’objectif d’en faire ressortir une plus-value et une meilleure efficacité pour nos entreprises et leurs acteurs. Il faut être attentif aux transferts de compétences qui ont souvent pour conséquence l’arrêt du financement de certaines actions. La loi NOTRe, par exemple, a entraînée la suppression du financement de la charte qualité par le Conseil départemental et, à ce jour, seule la Chambre des Métiers et de l’Artisanat finance cet outil adapté aux entreprises artisanales», a ainsi développé Nicole Richard.

La présidente de la CMA du Val-de-Marne a par ailleurs annoncé un travail de lobbying intense auprès du gouvernement et des parlementaires avec l’examen et le vote en 2018 de textes importants pour l’artisanat, à savoir les futures lois sur les PME-TPE, le projet de loi sur les villes moyennes ainsi que la réforme de l’apprentissage.«Les entreprises artisanales qui créent de la richesse et des emplois de proximité ne doivent plus être les éternelles sacrifiées des réformes».

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