Animaux | Mandres-les-Roses | 19/03/2018
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Battue de lapins pour sauver les lilas de la pépinière

Battue de lapins pour sauver les lilas de la pépinière
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Les lapins de garenne, c'est mignon mais ça ravage les lilas... Pour sauver les collections de la pépinière départementale de Mandres-les-Roses, la préfecture du Val-de-Marne vient d'autoriser une battue administrative pour réguler leur population sur le site.

Friands de plantes oléacées, les lapins raffolent en effet des jeunes et tendres lilas que les jardiniers des espaces verts du département plantent chaque année pour renouveler leurs collections. Bien que cernée par des grilles, cette réserve de 8 hectares est à la merci des rongeurs qui creusent des galeries pour éviter les obstacles et se ruent sur ces plantes de nuit comme de jour, provoquant des dégâts.

Les lapins de garenne creusent des galeries pour passer sous les grillages cernant la pépinière. Les jardiniers tentent vainement d’en condamner le passage avec les câbles.

C’est dans ce contexte que les services départementaux se sont rapprochés de la fédération interdépartementale de Chasseurs d’Île-de-France l’année dernière pour lutter contre cette invasion. Première piste envisagée: capturer vivants les lapins pour les réintroduire dans des départements où ils ne sont pas classés comme nuisibles. Mais cette option régulièrement mise en œuvre en région parisienne n’est pas applicable à la pépinière départementale. « Pour pouvoir les capturer, il faut mettre un genre de sac à la sortie du terrier et attendre qu’ils sortent. Or, à Mandres-les-Roses, les lapins profitent des buissons qui entourent la pépinière comme couverts végétaux et ne creusent pas de terrier. Il est impossible de les capturer », explique Emmanuel Le Gal, lieutenant de louveterie, un auxiliaire de l’État nommé par le préfet et spécialiste des problèmes de gestion de la faune sauvage.

 

 

Une opération strictement encadrée

L’arrêté préfectoral autorise le lieutenant de louveterie, avec deux personnes de son choix, à procéder, de nuit, sur le site de la pépinière départementale à des tirs de carabines munies de silencieux à l’aide d’un phare. L’auxiliaire de l’État peut mener cette opération dite « de prélèvement », à une seule reprise, avant la fin du mois, et doit en informer, 24 heures avant, le colonel, commandant le groupement de gendarmerie du Val-de-Marne, le directeur régional et interdépartemental de l’environnement et de l’énergie, le maire de la commune de Mandres-les-Roses, le chef du service du secteur arboriculture du Conseil Départemental et le chef de la brigade mobile d’intervention Île-de-France Est de l’office national de la chasse et de la faune sauvage. Enfin, le lieutenant de louveterie du Val-de-Marne doit sous 48 heures suivant l’opération, adresser un compte rendu écrit à la direction régionale et interdépartementale de l’environnement et de l’énergie, en précisant les conditions de son déroulement.

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