Formation | Créteil | 07/02/2018
Réagir Par

Blocage pour la présidence de l’Upec, la direction jette l’éponge

Blocage pour la présidence de l’Upec, la direction jette l’éponge
Publicité

Dernière minute, le 9 février 11h45 : la direction a effectivement annoncé sa démission. En revanche le CA n'a pas pu être dissous pour re-convoquer de nouvelles élections.  Seuls 16 membres du CA sur 32 ont effet démissionné alors que 22 voix étaient nécessaires.

Alors que l’Upec n’a toujours pas de président, suite à la démission pour raisons de santé d’Olivier Montagne et à l’impossibilité de dégager une majorité absolue des membres du Conseil d’administration en faveur de l’un des candidats à sa succession lors de deux CA exceptionnellement convoqués à cet effet- même lorsqu’ils n’étaient plus que deux en lice ! en raison des abstentions – l’exécutif est aujourd’hui divisé sur la meilleure manière de trouver une issue à la crise.

Pour certains, à l’instar de l’une des candidates, Vérène Chevalier, il serait préférable de convoquer des élections générales pour éviter de perdre du temps en re-convoquant des élections qui risquent d’aboutir au même résultat. Pour être élu, il faut en effet 17 voix sur les 32 du CA, en faveur d’un candidat. Et s’il n’y en a que 16 contre 12, avec des abstentions, comme cela s’est passé mi-janvier, cela ne suffit pas. Dans un communiqué publié par sa liste, soutenue par le Snesup-FSU, le SNPREES-FO, SupAutonome-FO, une partie du Snasub-FSU et la CGT-FERC-Sup, la candidate appelle « solennellement » les membres du Conseil d’administration dans leur ensemble à « assumer leur responsabilité en démissionnant ». « Seul le retour aux urnes à l’occasion d’élections anticipées des Conseils centraux permettra de départager légitimement les projets des candidats. C’est désormais à la communauté universitaire dans son ensemble et sa diversité de trancher« , estime la candidate. Sauf que pour que des élections générales soient convoquées, il faut que 22 administrateurs démissionnent, ce qui n’a rien d’évident puisque rien ne fait plus consensus entre les administrateurs. Caroline Ollivier-Yaniv, également candidate, appelle aussi à la démission. Voir son appel sur son site.

Pour d’autres administrateurs en effet, à l’instar de Julien Giral, élu SNASUB-FSU (formation divisée au sein du CA), ou Mihai Guyard, élu Bouge ta fac (étudiant), il faut convoquer à nouveau des élections internes au CA pour ne pas perdre de temps. « Élire sans retard une équipe à même de diriger qui s’engage à respecter le pluralisme, reste à la portée de l’actuel Conseil d’Administration. C’est la responsabilité de tous ses membres devant leurs mandants, dès lors que prévaut l’intérêt général« , motive Julien Giral. « Les conditions démocratiques ne sont pas réunies pour que des élections générales changent la donne. Je ne démissionnerai pas sous la pression de certains administrateurs, même agressive« , indique de son côté Mihai Guyard.

 

 

Démission ou pas des administrateurs, la direction jette l’éponge

Ce vendredi, un CA est convoqué, lors duquel sera mis aux voix la démission des administrateurs. En parallèle, le président par intérim, Frédéric Gervais, a fait savoir que l’équipe de direction de la présidence démissionnerait, considérant, après avoir rencontré les différentes parties prenantes, qu’il n’y a pas d’issue. Quelque soit le nombre de démissions d’administrateurs (plus ou moins de 22 pour décider d’élections générales ou simplement d’élections internes au CA), l’équipe présidentielle (président par intérim, vice président de l’université membres du cabinet de la présidence…) quittera donc ses responsabilités et un administrateur provisoire devra être nommé pour faire fonctionner l’université. C’est dans ce contexte que l’équipe sortante avait convoqué ce lundi 5 février, de manière anticipée,  des conseils et commissions pour rendre possible la campagne d’emplois 2018 et l’évaluation HCERES.

En parallèle, se tient actuellement la campagne des élections générales étudiantes qui auront lieu les 13 et 14 février et contribueront à renouveler en partie le CA de l’Upec.

A lire aussi :

Blocage à l’Upec: l’impossibilité d’une présidence

Avenir de l’Upec? Interviews des candidats à sa présidence

Election à la présidence de l’Upec, Didier Dousset intervient

Télécharger l'article au format PDF :
Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Cet article est publié dans avec comme tags Election à la présidence de l'Upec,
Un commentaire pour Blocage pour la présidence de l’Upec, la direction jette l’éponge
Ajouter une photo

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi