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Sécurité | Champigny-sur-Marne | 19/11/2018
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Champigny-sur-Marne a signé son contrat de Police de sécurité du quotidien

Champigny-sur-Marne a signé son contrat de Police de sécurité du quotidien
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Bailleurs, transporteurs, ville, département, préfecture, éducation nationale, procureure, police, animateurs, éducateurs… pas moins de 60 acteurs impliqués localement dans la sécurité et la prévention se sont réunis pour faire le bilan à l’occasion de la seconde séance plénière 2018 du CLSPD (Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance) de Champigny-sur-Marne qui se tenait ce mercredi 14 novembre.

Objectif de cette instance : partager les retours de tous les acteurs, de la prévention à la répression, pour éviter que la chaîne ne se rompe entre les problèmes identifiés sur le terrain et les réponses apportées, et partager les problèmes qui empoisonnent le quotidien, qui vont de l’occupation des halls d’immeuble à celle de la voie publique en passant par les rixes entre bandes rivales de villes voisines ou le trafic de drogue. Sur ces questions, chacun dispose d’une connaissance fine sur une partie du problème. La proviseure d’un lycée sait ce qu’il se passe devant les portes de son établissement. Les bailleurs connaissent les cages d’escalier où il y a des occupations et les locataires qu’ils soupçonnent d’activités mafieuses. L’enjeu est de connecter les acteurs qui portent à connaissance et ceux qui peuvent apporter des réponses pour éviter qu’une situation ne pourrisse, tout en respectant les prérogatives de chacun et le respect du secret professionnel.

Alors que les effectifs supplémentaires arrivés dans le cadre de la PSQ (Police de sécurité du quotidien) sont déjà en place depuis septembre, qui ont fait passer le nombre d’agents au commissariat de Champigny de 141 à 167 personnes avec notamment la mise en place d’un brigade territoriale de contact, le CLSPD de ce 14 novembre a été l’occasion de signer le contrat entre la ville et l’Etat autour de ce dispositif. La nouvelle brigade travaille à la fois sur la question de fond du trafic de drogue mais intervient aussi sur les irritants du quotidien, avec une trentaine d’opérations de contrôle le premier mois, allant du débit de boisson occasionnant des nuisances aux occupations de hall. « L’enjeu est aussi de traiter les doléances de la population au fur et à mesure avec un retour sur ce qui a été fait, de renouer le lien police-population en fidélisant grâce à la présence des mêmes agents au même endroit », précise-t-on au cabinet du préfet.

En contrepartie, la ville s’engage à la fois via ses équipes de prévention et ses agents de surveillance de la voie publique (ASVP) et en développant la vidéosurveillance avec déjà six premières caméras prévues. « Nous souhaitons aussi utiliser la vidéosurveillance pour combattre les dépôts sauvages », précise le maire PCF de la ville, Christian Fautré.

Au-delà de la ville et de la police, chacun doit jouer son rôle et c’est tout l’enjeu de cette coopération. Du côté des bailleurs par exemple, il s’agit de sécuriser certaines entrées d’immeuble, réparer rapidement, assurer de la médiation…Une reconfiguration de certaines résidences est également à l’étude pour limiter par exemple l’accès à des passages traversants.

Le CLSPD de ce mercredi a aussi été l’occasion d’aborder des questions qui deviennent plus prégnantes, pas seulement à Champigny, qu’il s’agisse des rixes entre bandes, de l’insécurité routière ou encore des violences faîtes aux femmes, en particulier les violences intrafamiliales qui génèrent un besoin social fort pour permettre à une femme de s’installer ailleurs, seule ou avec des enfants. Une question sensible qui nécessite de la coopération directe entre les services. A Champigny, une personne est spécifiquement dédiée à la prévention de la violence faite aux femmes au sein du service prévention, indique le maire.

 

 

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