Enfants | Val de Marne | 03/09/2018
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Coup de neuf dans les crèches du Val-de-Marne

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Un peu plus de 5 millions d'euros ont été engagés cette année 2018 dans la rénovation et construction de crèches départementales et PMI (Permanences maternelles et infantiles) du Val-de-Marne, financés conjointement par le Conseil départemental et la Caisse d'allocations familiales, dont beaucoup de travaux ont été menés durant la période estivale.

Réaménagement intérieur, isolation thermique, réfection des réseaux, désamiantage, mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, aménagements extérieurs, sécurisation, installation de la fibre optique, nouveau mobilier pédagogique, espaces de restauration, extension ou carrément construction… De quelques milliers d’euros à 1 million d’euros comme la crèche  Rouget de Lisle à Choisy-le-Roi, entièrement repensée, ou encore la crèche du 11 novembre dans les grands ensembles d’Alfortville (665 000 euros) agrandie, les travaux se sont tenus soit durant les semaines de fermeture estivale (grâce au regroupement des enfants dans une crèche), soit sur une période plus longue.

A la crèche des Joncs Marins du Perreux-sur-Marne par exemple, les travaux ont commencé depuis plusieurs mois, en raison de la construction d’un immeuble avec supérette dans la parcelle voisine, rue Galliéni, directement à côté de l’espace bébés. »Nous avons mis à profit cette période de travaux qui occasionne de la poussière et des nuisances sonores pour refaire complètement cet espace« , explique Philippe Souchal, chef du service bâtiments sociaux et culturels du Conseil départemental. L’occasion d’intégrer directement l’espace change dans les salles d’éveil pour faciliter l’encadrement des enfants, mais aussi d’isoler toutes les pièces.

Nouvelle crèche au Plessis à la rentrée 2019

Au-delà des travaux dans les équipements existants, a également démarré la construction de la future crèche du Plessis-Trévise, qui accueillera 40 enfants du Plessis et 20 de Chennevières. D’une capacité de 60 places, la nouvelle structure, budgétée 4,9 millions d’euros, devrait ouvrir en septembre 2019. L’autre grand chantier du moment est celui de la reconstruction-extension de la crèche du parc de la Cloche à Orly, budgétée 6,9 millions d’euros et dont l’ouverture est prévue en septembre 2020. Dans le cadre du plan 500 nouvelles places de crèches, annoncé lors des élections départementales de 2015 et budgété 55 millions d’euros, suivra également la construction d’une nouvelle crèche de 60 berceaux  à Champigny-sur-Marne (boulevard Stalingrad), avec ouverture début 2021.  D’autres sont à l’étude à Créteil l’Echat et à Vitry-sur-Seine dans la zac des Ardoines, dans les secteurs de Limeil-Brévannes – Boissy-Saint-Léger, Sucy-en-Brie – Bonneuil-sur-Marne et Choisy-le-Roi – Villeneuve-Saint-Georges (secteur triage). Du côté des extensions-restructurations, suivra  également l’extension de la crèche Louis Blanc à Alfortville (10 places de plus) et la relocalisation/extension de la crèche Les Larris à Fontenay-sous-Bois, dans le cadre de l’opération Politique de la ville, qui permettra d’accueillir 30 places supplémentaires dans 2 crèches de 45 berceaux. Est également programmée la relocalisation/extension de la crèche Franklin-Roosevelt à Chevilly-Larue, avec 20 places supplémentaires, soit 60 berceaux, dans le cadre d’une opération d’aménagement conduite par la commune. A terme, le nombre de places en crèche départementale devrait ainsi s’élever à 5000. Lors du lancement du plan crèche, le département avait motivé ce choix d’investissement en rappelant que seulement un quart de la demande d’accueil collectif était couvert dans le département qui conjugue un taux de natalité dynamique, un taux de scolarisation des enfants de moins de 3 ans très faible et un taux d’activité des femmes dépassant les 80%.

Voir article détaillé sur le plan 500 places

Quid des crèches départementales en cas de suppression du département ?

C’est l’une des questions pratiques qu’il faudra résoudre si les départements de petite couronne finissent pas disparaître dans le cadre de la réforme du Grand Paris. Pour Christian Favier, président PCF du Conseil départemental et défenseur de cet échelon des collectivités locales, l’échelon de proximité le plus logique serait la commune, mais avec des réserves. « Les territoires n’ont pas de ressources fiscales propres et créer trois directions des crèches dans le département au lieu d’une seule ne contribuerait pas à la simplification. La métropole n’a pas vocation à gérer directement des équipements mais plutôt à donner les grandes orientations. Les villes constituent l’échelon le plus proche mais ces dernières doivent déjà gérer des budgets de plus en plus réduits. En outre, l’action départementale permet de rééquilibrer géographiquement l’offre de places. Lorsque le Val-de-Marne a été créé, à partir de la Seine et de la Seine-et-Oise, il n’y avait par exemple pas de crèches dans la partie issue de la Seine-et-Oise », détaille l’élu, à l’occasion d’une visite presse des chantiers d’été dans les crèches.

 

 

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