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Education | Val de Marne | 05/09
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Incompréhension et angoisse des sans bahut au lendemain de la rentrée

Incompréhension et angoisse des sans bahut au lendemain de la rentrée © Fb
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Ce mardi, lendemain de la rentrée des classes, une longue file s’étirait encore depuis le rez-de-chaussée de l’immeuble qui abrite l’inspection académique du Val-de-Marne, sur l’avenue du Général de Gaulle à Créteil. Depuis la rentrée, parents et élèves sans affectation scolaire les plus motivés font le siège de l'inspection pour tenter d’obtenir une place tandis que l'Inspection académique tente de résoudre les problèmes au cas par cas. Un casse-tête ressenti comme infernal et kafkaïen par les familles.

A l’heure où leurs camarades entament leur année scolaire, des dizaines de jeunes attendent qu’une place dans un collège ou un lycée se libère. « Ce ne sont plus des vacances. La plupart de mes amis vont en cours. Hier, j’ai passé la journée chez moi à ne rien faire », raconte une adolescente.

Les parents sont tout aussi perdus, certains ont posé leur matinée voire une journée de congés pour obtenir des informations mais même après avoir eu un interlocuteur, leur situation reste irrésolue. « Quelqu’un est assis derrière un petit bureau, nous fait écrire le nom de notre enfant sur un cahier de brouillon puis nous dit que nous recevrons un appel si une place se libère », relate une mère, dépitée.

Certaines personnes dans la file sont déjà venues à plusieurs reprises et ramènent des documents pour obtenir un meilleur positionnement sur les listes d’attentes. « Ils m’ont demandé d’apporter un justificatif de domicile pour la demande d’affectation de mon frère dans un autre collège mais j’ai senti dès hier que cela avait de grande chances de ne pas passer. Je ne comprends pas qu’ils n’aient pas pu me les demander par mail », regrette une jeune femme.

Un couple sort excédé de son rendez-vous. Les parents tentent de trouver une place pour leur enfant en troisième à Sucy-en-Brie depuis la fin du mois de juin, après l’avoir scolarisé dans le privé. « Cela fait trois fois que nous venons ici pour toujours la même réponse. Aujourd’hui, on nous a dit qu’à quatorze ans, ce sont des petits génies qui rattrapent vite le retard pris à la rentrée. C’est la troisième, l’année du brevet quand même ! »

Une situation habituelle selon l’inspection académique

Pour l’inspection académique, le nombre d’élèves non affectés est en train d’être résorbé et ce début d’année scolaire n’a rien d’exceptionnel. « Nous n’avons pas plus d’élèves sans affectation que les autres années. Simplement, cela se voit davantage certains jours comme ce lundi. Peut être que cette année, nous avons un nombre plus important de nouveaux arrivants, ce qui produit davantage d’attentes. Cela va rentrer dans l’ordre au fur et à mesure que les chefs d’établissements nous feront remonter les places vacantes mais certains collèges ou lycées sont pleins depuis le mois de juin. Depuis le 23 août, nos services ont enregistré 600 nouveaux dossiers, ce qui est énorme pour notre département. Je ne prendrai pas le risque de donner de chiffre aujourd’hui mais nos services ont déjà traité de nombreux cas », précise la directrice académique Guylaine Mouquet-Burtin.

 

 

Dans la file d’attente, des parents regrettent que les établissements ne puissent pas directement traiter les demandes, estimant que la centralisation des dossiers à l’inspection alourdit le traitement des demandes et manque de transparence. « Ici nous avons l’impression que nos enfants sont des cellules désincarnées sur un tableur. Tout irait plus vite si nous pouvions soumettre nos demandes aux secrétariats des établissements scolaires », croit un parent d’élève.

« Confier les élèves non affectés à l’inspection académique est un gage d’équité. On ne choisit pas ses élèves. Nos services maîtrisent la géographie scolaire et prennent en compte le domicile de l’élève pour lui trouver une alternative cousue main. Cela prend du temps parce qu’il y a de l’humain derrière, et du qualitatif », dément la directrice académique.

De son côté, SOS Rentrée, service du département qui épaule les jeunes sans établissement, indiquait ce mardi accompagner un peu plus d’une centaine d’élèves de collège et lycée sans affectation, au lendemain de la rentrée, ce qui ne correspond pas à l’ensemble des élèves non affectés mais seulement à ceux qui ont recouru aux services d’accompagnement de SOS Rentrée. Voir article 

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