Voeux | Val de Marne | 06/02
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Écoles, aéroport, prison, crue… le département adopte 8 vœux

Écoles, aéroport, prison, crue… le département adopte 8 vœux © Fb

Privatisation de l’aéroport d’Orly, carte scolaire, soutien aux familles, élèves et personnels du Lycée Brassens, moyens supplémentaires pour les maisons de retraites ou les prisons… 8 voeux ont été adoptés à l’issue de la séance plénière du Conseil départemental ce lundi dont la quasi totalité à l’unanimité.

Lycée Brassens

Plus de 50 jours après la fermeture du Lycée Brassens de Villeneuve-Le-Roi pour cause d’amiante, l’assemblée départementale a tenu a affirmer son soutien aux enseignants, élèves, familles et personnel. Le vœu, voté à l’unanimité, demande à Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, et à Béatrice Gille, rectrice de Créteil de rétablir au plus vite la continuité du service public et de réaliser les travaux nécessaire pour assurer la sécurité des élèves et personnels.

Carte scolaire

Toujours en matière d’éducation, le Conseil départemental a fait part de ses inquiétudes sur l’annonce de la carte scolaire et des fermetures de classes. Le vœu, voté par tous les élus à l’exception du groupe centriste et indépendant, apporte son soutien à la mobilisation des enseignants et parents d’élèves et demande à l’Éducation Nationale une dotation supplémentaire exceptionnelle de postes à la rentrée prochaine.

Moyens supplémentaires pour les Ehpad

L’assemblée à voté à l’unanimité un vœu de soutien au personnel des maisons de retraites qui se sont mobilisés au travers d’une grande action nationale le 30 janvier dernier. Le département demande au gouvernement de prendre ses responsabilités sur la question du financement de la perte d’autonomie.

Prison de Fresnes

Egalement à l’unanimité, le département a voté un vœu de soutien au personnel de la prison de Fresnes et demandé au gouvernement d’agir pour une politique pénale « pleinement respectueuse des droits de la personne humaine ».

Transports : plus de moyens pour la SGP

Le conseil départemental a voté à l’unanimité un vœu réaffirmant la nécessite de la réalisation de l’ensemble du Grand Paris Express et du plan de mobilisation pour les transports dans les meilleurs délais. Les élus demandent également que le gouvernement permette à la SGP d’embaucher davantage de personnel pour mieux maîtriser les coûts et le calendrier. Enfin, ils demandent au gouvernement l’augmentation de la taxe locale sur les bureaux pour permettre à la SGP de disposer d’au moins 750 millions de recettes en 2019.

Opposition à la privatisation d’Orly

L’assemblée, à l’exception du conseiller départemental du canton de Thiais, Nicolas Tryzna, qui s’est abstenu, a voté un vœu pour s’opposer à la privatisation par l’État du groupe ADP, l’entreprise gestionnaire des aéroports franciliens.

Pas d’unanimité sur le retrait de la circulaire Collomb

La majorité départementale a voulu condamner la circulaire du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb instaurant un examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence. Le vœu demandait le retrait de la circulaire qui « opère un véritable tri des migrants au sein même des centres d’hébergement censés les accueillir et les protéger ». Le groupe Val-de-Marne Autrement-Les Républicains a voté contre ce vœu, et le groupe centre et indépendant n’a pas souhaité prendre part au vote.

Soutien aux inondés

Enfin, un vœu ajouté tardivement, voté à l’unanimité, a apporté son soutien aux victimes des crues de la Seine et de la Marne, demandé à l’État une aide financière d’urgence et la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle.

Lire en détail : Voeux adoptés – Séance du 5 fev 2018

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4 commentaires pour Écoles, aéroport, prison, crue… le département adopte 8 vœux
  • Cet article se faisant l’écho de mon abstention sur le vœu refusant la privatisation d’aéroport de Paris, il me semble nécessaire d’en expliquer les raisons :

    – ce voeu s’appuyait sur de simples rumeurs relayées par la presse, ce qui me semble léger pour réagir aussi fortement
    – l’Etat est aujourd’hui actionnaire à hauteur d’environ 51% d’ADP. La vente d’une partie ou de la totalité de la société n’est pas la même chose. Si l’Etat reste l’actionnaire le plus important ou non, cela peut tout changer. Nous ne pouvons voter un vœu pareil avec cette incertitude.
    – enfin, rejeter la privatisation car elle pourrait entraîner une explosion du trafic aérien est un argument fallacieux puisque celui ci est réglementé par l’État et non par ADP. Nous avons d’ailleurs voté en décembre un vœu contre les nuisances de l’aéroport d’Orly que j’ai soutenu.

    Au regard de ces interrogations, j’ai choisi de m’abstenir plutôt que de voter ce voeu porté par la majorité départementale.

  • @ Nicolas Tryzna
    Bonsoir,
    Cet argument n’est pas du tout aussi « fallacieux » que vous l’affirmez : l’arrêté du 6 octobre 1994 relatif aux créneaux horaires sur l’aéroport d’Orly (250.000) a en effet été signé par le directeur général de l’aviation civile de l’époque, Michel Scheller.
    « Rien » ne s’oppose à ce que le directeur général actuel signe un nouvel arrêté, sauf les riverains qui sont déjà plus qu’à saturation avec le trafic actuel.
    Il serait intéressant que tous nos élus en prennent conscience … heureusement, nombreux sont ceux, déjà, qui refusent l’hypothèse d’un accroissement du nombre de créneaux sur un aéroport situé en PLEINE VILLE !

  • Je vous rejoins parfaitement et le directeur de l’aviation civile n’est pas le directeur d’ADP mais un représentant de l’Etat, exactement aujourd’hui du ministère de l’environnement et de la transition énergétique.
    L’hypothétique privatisation n’est absolument pas liée à l’augmentation du trafic.

    • C’est parfait, nous sommes d’accord ! Sur le papier.
      Mais soyons réalistes : si l’Etat vend à Vinci (ou à quiconque d’ailleurs), on peut facilement « imaginer » que cet acteur privé voudra très vite et très fort rentabiliser son investissement. Comment ? En augmentant le trafic avions, bien sûr, la capacité technique de cet aéroport étant de 450.000 mouvements (couvre-feu aboli). Il n’y a aucun doute que cet aspect des choses est au coeur des discussions de Vinci avec l’Etat.
      De plus, de nombreuses compagnies exercent une très forte pression pour avoir plus de créneaux à Orly, « c’est tellement près du coeur de Paris et pratique pour les passagers » !!!
      Et les riverains (1,9 millions de survolés à moins de 3.000 m d’altitude) dans tout cela : qui s’en préoccupe ?
      Analysons ce qui se passe à Toulouse et à Lyon.
      Source : j’étais vice-président technique d’AVEVY jusqu’à peu et aujourd’hui conseiller de DRAPO …

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