Sécurité | Fresnes | 21/09/2018
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Les surveillants de Fresnes réclament plus de sécurité

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Éprouvée par une série d'incendie, une partie du personnel de la maison d'arrêt de Fresnes a décidé de mettre en place des rondes en soirée pour assurer la sécurité du domaine. Les syndicats estiment que les moyens déployés par l'administration pénitentiaire et la préfecture sont insuffisants.

Une semaine tout juste après l’arrestation d’un groupe de jeunes suspectés d’avoir mis le feu à quatre reprises sur le domaine pénitentiaire de Fresnes, un nouvel incendie a détruit plusieurs véhicules et endommagé trois logements dans la nuit de dimanche à lundi. De quoi susciter la colère chez les surveillants de prison. Pendant plusieurs semaines, ils ont constaté la présence renforcée d’effectifs de police dans le centre pénitentiaire mais ils estiment que la vigilance est déjà retombée.

« Depuis le mois de mai 2018, nous sommes confrontés à des opérations s’apparentant à des expéditions punitives visant les véhicules des personnels pénitentiaires. Pour donner suite à la demande du Bureau local FO, une réunion s’est tenue le 21 août dernier, à laquelle étaient présents les représentants de l’administration mais aussi le Directeur du cabinet du Préfet du Val de Marne. Ce dernier est venu nous apporter son soutien et nous confirmer qu’un effectif de police restera sur le domaine de 23h00 à 06h00, renforcé par des passages d’une équipe de la BAC, de manière aléatoire, appuyée par des agents de sécurité privé. Aujourd’hui et sans aucune concertation, cet effectif de police affecté sur le domaine a été supprimé au bénéfice de 2 passages sur le domaine la nuit. Nul n’a besoin de « sortir de Saint Cyr » ou de l’ENSP pour deviner que des actes de représailles ont été dirigé contre le personnel pénitentiaire suite à l’interpellation et l’incération d’individus soupçonnés d’être des auteurs de la première vague d’incendies », cite un communiqué de la section locale force ouvrière.

« Il n’est pas possible de fixer des équipages de police en permanence sur un lieu, d’autant plus que sa sécurisation est du ressort de l’administration pénitentiaire », rappelle le cabinet du préfet du Val-de-Marne qui assure que la situation actuelle fait l’objet d’une vigilance particulière.

 

 

De son côté, l’administration pénitentiaire a lancé un vaste plan d’environ 3 millions d’euros destiné à combler les brèches dans les accès au domaine. « Nous allons bientôt lancer une dernière phase de travaux qui va permettre de fermer complètement la clôture périphérique. Parmi les autres actions planifiées, nous allons étendre le parc de vidéosurveillance avec 40 caméras supplémentaires, poser des filets anti-projection de 15 mètres de hauteur, restructurer les entrées de visiteurs et nous équiper d’un lecteur de plaques d’immatriculation », détaille la direction interrégionale des services pénitentiaires, qui, en attendant que le domaine soit imperméable aux intrusions a fait appel pour une durée de trois semaines à une société de gardiennage.

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