Associations | Créteil | 10/09/2018
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Journée mondiale des premiers secours, les enfants repartent avec la médaille

Journée mondiale des premiers secours, les enfants repartent avec la médaille © fleroy
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Ce samedi, en plein cœur du centre commercial Créteil Soleil, près d'un millier de clients ont participé librement aux ateliers pédagogiques à l'occasion de la 18ème journée mondiale des premiers secours organisée par la Croix-Rouge, et lancée nationalement à Créteil. Position latérale de sécurité (PLS), massage cardiaque (RCP) avec défibrillateur, dangers de l'alcool au volant et à la maison, c'était l'occasion pour les secouristes en herbe et les parents d'être sensibilisés à la protection de la population.

Le danger est à la fois partout et nulle part. Mais il peut être tout près de vous, dans votre maison. D’une situation quotidienne à une autre, en images, les enfants devaient pouvoir identifier les multiples dangers grâce à des indices, et agir en conséquence. Le barbecue encore ardent, la piscine du jardin non surveillée, la fenêtre de la chambre ouverte …

« C’est bien de voir qu’ils ont connaissance des dangers. Expliqué par quelqu’un d’autre, c’est aussi plus percutant, parce que nous parents, on le dit toujours en râlant » reconnaît Lætitia, maman de Maxime et d’Alexis qui repartent avec la médaille de secouriste.

A côté, une situation dans laquelle un parent est allongé au sol et inconscient dans le salon, laisse quelques  enfants au dépourvu. Peut-être que la figure du téléphone fixe avec cadran n’est plus très parlante pour la nouvelle génération, mais c’est bien cet objet qu’il faut utiliser pour prévenir les secours ! « L’alerte est ce qu’il y a de plus important parce qu’elle permet de donner un maximum de chance à la personne » conseille un secouriste de la Croix-Rouge.

 

 

La PLS (position latérale de sécurité) peut aussi augmenter les chances de survie parce qu’elle libère les voies aériennes. Mais combien de personnes sont-elles capables de la réaliser sans faire d’erreur ? C’était le but de cet atelier d’initiation à cette position.

« Vous avez vu ? Ça tourne tout seul ! » encourage un bénévole au moment de soulever la jambe pour ensuite basculer le corps de la victime en position latérale de sécurité. « Cela fait longtemps que je voulais le faire. Quand on ne pratique pas assez, on peut peut-être faire des bêtises. Je trouve cette initiative très bien » s’est réjouie Kayoko.

En cas de complications, comme l’arrêt respiratoire, la PLS est abandonnée pour replacer la victime couchée au sol sur une surface dure, afin d’entamer le massage cardiaque ou « réanimation cardiopulmonaire » (RCP), assisté d’un défibrillateur.

Encore préadolescent, Ryan n’a pas fléchi les coudes pendant un long massage cardiaque qu’il a prodigué à un mannequin bien mal en point. « C’est fatigant, mais pour sauver une vie, on y va ! Qu’on soit fort ou pas fort » témoigne le jeune garçon de 13 ans.

Pourtant, le cœur du secouriste doit être aussi bien accroché quand il intervient sur un accident de la route. C’était le sens de la présence de l’association de prévention routière qui avait prévu un parcours d’obstacles sous l’emprise de l’alcool.  Les cobayes devaient porter des lunettes à la vision modifiée pour simuler un taux d’alcoolémie de 0,8 grammes par litre de sang.

« C’est horrible ! J’ai eu le vertige » a réagi Carine après le parcours. « Le champ de vision passe à 20°, avec un décalage de la vision sur la droite pouvant aller jusqu’à 30 centimètres » explique Claude, bénévole de l’association.

« Aujourd’hui, nous sommes censés toucher une population large » espère Jean-Jacques Eledjam, président national de la Croix-Rouge, qui avait choisi Créteil pour le lancement national de cette journée. « Les premiers secours, c’est parler de prévention et de protection de la population. La raison de cette journée, c’est de montrer la nécessité que nous avons, d’accompagner les populations fragiles, notamment celles soumises aux aléas climatiques. »

Grâce à l’opération « l’été qui sauve », la Croix-Rouge a dores-et-déjà permis de former plus de 25 000 personnes partout en France depuis le mois de juin.

Dans le Val-de-Marne, l’association réalise des formations et initiations « grand public » dans les 19 unités locales.

 

 

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