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Politique locale | Grand Paris | 10/01
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Laurent Lafon appelle à supprimer les départements de petite couronne

A la veille de la conférence de presse des sept départements de la banlieue parisienne, qui doivent lancer un appel au maintien des départements du Grand Paris, le communiqué publié ce mercredi par le sénateur UDI et conseiller régional Laurent Lafon, constitue une forme de provocation, ou de réplique, au choix. 

L’ancien maire de Vincennes appelle à une suppression des trois départements de petite couronne, considérant qu’ils ne peuvent pas régler les problèmes « majeurs » de la région parisienne. « Je n’ai pas changé d’avis. J’avais déjà pris cette position lors de ma campagne pour la sénatoriale », confie l’élu.

« La création de la Métropole sous le quinquennat de François Hollande a donné naissance aux deux nouvelles structures, la Métropole du Grand Paris et les Établissements Publics Territoriaux, qui se sont ajoutés aux structures existantes, le Conseil régional, les Conseils départementaux et bien entendu les communes. Cinq niveaux de collectivités ! C’est autant qu’à Londres et Berlin réunis. Cet empilement de structures avec l’éclatement des compétences qui lui est inhérent nuit fortement à l’efficacité des politiques publiques, à la compréhension par les citoyens et entraîne des coûts de gestion supplémentaires, non justifiés. Il est nécessaire d’en réduire le nombre en supprimant un voire deux nouveaux de structures. Parmi les cinq structures existantes deux paraissent indispensables: la région, échelon pertinent au niveau international, et la commune, seule collectivité de proximité. Les trois autres sont plus contestables dans leurs actions. Si on peut inscrire au crédit de la Métropole et des territoires qu’en l’espace de deux années ils n’ont pas eu le temps de faire leurs preuves, ce n’est pas le cas des départements qui ont été créés il y a … 50 ans« , lance le parlementaire qui estime que non seulement les départements ne répondent pas aux problématiques majeures de la métropole parisienne -qui sont pour lui le logement, les transports et les déséquilibres territoriaux, mais qu’ils les aggravent.

« Sur ces trois sujets, les départements, fruits d’un compromis essentiellement politique dans les années 60, n’ont pas permis d’avancer. Pire, ils ont accru les difficultés. Sur la question des disparités territoriales, le découpage de la première couronne en trois départements distincts a fragmenté la Métropole. Le fait de créer un département spécifique pour Paris a renforcé l’absence d’unité et de solidarité entre Paris et sa périphérie. Résultat, la Métropole est marquée par des fractures profondes entre des zones où se concentrent l’emploi et l’habitat de qualité et des zones où se concentrent les difficultés sociales. Seul l’Etat, et depuis 2015 la région, ont essayé de corriger les déséquilibres à partir d’une politique de grands équipements en Seine-Saint-Denis mais sans que cela ne soit suffisant », estime le sénateur.

Concernant les compétences dont sont actuellement en charge les départements, l’élu propose de les transférer aux villes et à la région. « Le département n’est pas incontournable pour gérer les collèges : les communes gèrent déjà les écoles primaires, la région gère les lycées. Le département n’est pas indispensable non plus pour l’avenir des crèches dont il a la responsabilité : l’essentiel des crèches en France sont gérées par les communes ou des entreprises privées et l’un comme l’autre le font très bien. Même pour l’action sociale et la solidarité, sujet le plus complexe, le département n’est pas indispensable. Pour preuve, ces dernières années, ils se sont appuyés de plus en plus sur les communes pour mettre en place leur politique sociale, parce que les communes sont les premiers échelons de proximité« , envoie l’ancien maire, pour qui les départements « ne sont pas des échelons de proximité mais ce ne sont pas non plus des territoires aux périmètres suffisants pour mener des politiques publiques structurantes ».

 

15 commentaires pour Laurent Lafon appelle à supprimer les départements de petite couronne
  • Mr Lafon est-ce que le Sénat n’est pas inutile ? Anti chambre d’une retraite dorée !
    Dites-nous votre avis à ce sujet, merci.

  • Monsieur Lafon à quoi sert le sénat, à rien

    • Le Sénat sert à limiter les dérapages de l’Assemblée nationale ; ne serait-ce que pour cela, une « deuxième chambre »est nécessaire au Parlement.

      • Sauf que le Sénat a été conçu pour représenter une France alors essentiellement rurale. Or il ne reflète plus un pays devenu de plus en plus urbain.

        Par ailleurs, pour mémoire, le Sénat et l’Assemblée Nationale n’ont pas exactement les mêmes pouvoirs. En cas de conflit entre les deux, c’est l’Assemblée nationale qui a le dessus.

        Enfin, on peut aussi parler du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), sorte de 3ème assemblée, qui ne sert strictement à rien (sauf à y caser les copains – ce qui se fait depuis plusieurs décennies) et qui coûte très cher à la collectivité.

        • Il y a une 2e chambre au Royaume-Uni (la Chambre des Lords… pas importable en France) mais aussi en Allemagne : le Bundesrat qui représente les régions (Lander) ; une idée à bâtir ?
          L’Assemblée l’emporte en effet, sauf quand elle ne l’emporte pas. Pour les changements jugés majeurs, il faut une majorité supérieure, celle à l’Assemblée ne suffit pas.
          Et aussi, la navette entre Assemblée et Sénat permet en principe d’améliorer la loi. En principe, certes.

  • Bravo à Laurent Lafon et j’espère bientot a notre President Macron. Ce Mille feuilles est scandaleux avec des élus qui ne servent à rien. J’habite le Val de Marne depuis 30 ans et n’ai jamais mis les pieds à Créteil . En plus une administration pléthoriques. Un véritable scandale d’état. Renvoyons ces départements là ou ils doivent être….. a savoir dans les chimères d’élus de tous poils qui profitent d’un système qui n’a jamais fonctionné .

    • Bravo à M. lafon !!???

      Il a eu son poste de maire avec les accords du LR et désormais cherche un poste ministériel dans le gouvernement Macron.

      Lafon qui s’affiche régulièrement avec le maire de Chennevieres . Ce maire vinet de récupérer son poste dans l’exécutif du grand métropole – ce qui sert bien évidement à sa propagande dans le Mag n’hésitant pas a indiquer « la confiance des maires » alors que le maire de Chennevieres a été mis en examen pour faux et usage de faux.

      Tout ça donne une mauvaise image de la politique.

  • A quoi sert Laurent Lafon???

  • il sert pour l’instant au maire de Chennevieres sur Marne… il faut dire que ce territoire est porteur avec les emprises …

  • Bien sur monsieur Lafont remplacer 3 départements par treize territoires, cela va simplifier les choses !
    Le bon échelon pour la métropole, c’est la région et non l’ancien département de la seine !

  • Pour votre parfaite information, après cinq ans d’existence, l’UDI se délite.

    La recomposition du paysage politique qui se fait au centre, est occupé par LREM, les futurs Radicaux réunifiés, Agir et l’UDI.

    Des membres des Républicains (LR) récusant la ligne de Laurent Wauquiez ont quitté le parti pour fonder le mouvement Agir !

    La République En Marche revendique l’action du Président de la République. Le Parti radical revendique les grandes lois sur la laïcité et l’école. L’UDI, et Agir, ne peut revendiquer quoi que ce soit pour l’instant.

    L’idée pour le centre consiste soit à former un nouveau mouvement politique qui associerait l’UDI Agir, le Parti radical réunifié, avec un retour à l’UDF de Valéry Giscard d’Estaing (VGE) soit mouvement centriste confédéral. Soit un retour au fonctionnement de l’UDF puis de l’UDI, un allié d’un grand parti – Les Républicains (LR) ou La République En Marche (LRM). L’UDI conclurait des alliances électorales avec un grand parti qui lui réserverait quelques investitures pour les élections et quelques portefeuilles ministériels.

    Concrètement, les principales composantes du parti UDI prennent leur indépendance : le parti valoisien, le nouveau centre et l’alliance centriste.

    Hervé Morin du nouveau centre, fonde un autre mouvement « les Centristes » avec une partie des élus et adhérents du Nouveau Centre qu’il avait fondé en 2008 et dont le maire Lafon était le président. Le Parti radical valoisien, quitte le parti dirigé par Jean- Christophe Lagarde (FED). Laurent Lafon a quitté le nouveau centre pour être membre de la FED après avoir été le patron du nouveau centre sur le Val de Marne avant de rejoindre la FED.

    Jean Artuis, fondateur de l’ Alliance centriste, composante de l’UDI, quitte le parti UDI pour soutenir Emmanuel Macron.

    Laurent Hénart, président du Parti radical valoisien et Sylvia Pinel, présidente du parti Radical de gauche, annoncent leur intention de réunir les radicaux.

    Il serait intéressant de savoir ce que souhaite faire Laurent Lafon patron de l’UDI du Val de Marne.

  • Dans cet article, un élu (sénateur) du 94 prend position dans un département où la majorité des élus sont hostiles au changement. C’est courageux, mais logique, conforme aux idées défendues par le centre-droit depuis longtemps.
    P. Devedjian (92) par exemple a une autre vision, elle aussi argumentée : que le débat continue sur ces bases !

  • M. lafon courageux ?????

    Il semble s’agir d’une manœuvre dans le but non caché d’obtenir un poste ministériel dans le prochain remaniement et cela après avoir fait sa carrière sur le dos de l’UMP puis du LR –

    Il est désormais patron de l’UDI à savoir la FED de Lagarde : une coquille vide.

    P. Devedjian (92) par exemple a été UMP puis LR il a donc une autre vision, conforme aux idées défendues par l’UMP depuis longtemps.

    je ne vois pas l’intérêt de continuer le débat sur ces bases pour lui donner de la visibilité. Lafon tente d’exister alors que « la page UDI est tournée ».

  • Laurent Lafont suit le courant et enfonce des portes ouvertes en rappelant qu’il faudrait supprimer des couches au « mille-feuille »…
    La solution qu’il propose n’étonnera personne : Le département étant le seul niveau dont il ne tire aucun émoluments, il est tellement logique que ce soit celui qu’il souhaite supprimer.

    Le département n’est surement pas la structure idéale. Mais qu’en est-il des territoires ?

    Laurent Lafont reconnait lui-même leur inefficacité. Aucune action concrète pour celui qu’il codirige depuis 2 eux ans (le territoire ParisEstMarne&Bois), et notamment sur la compétence d’urbanisme qui lui a été confiée (hormis le vote d’un principe du principe de subsidiarité pour se désengager de cette mission)

    Au-delà de ce point de vue politicien opportuniste, une vraie analyse de fond serait nécessaire.

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