Consommation | Choisy-le-Roi | 20/01/2018
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Maxime Veber lance sa bière Nous Douze à Choisy-le-Roi

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A bientôt 60 ans, Maxime Veber, Alfortvillais originaire du Liban, dépanneur informatique et passionné de jazz, s'est lancé un nouveau défi : brasser sa propre bière, Nous Douze, ambrée et bio avec une touche houblonnée et un goût assez relevé en malt. Et c'est à Choisy-le-Roi qu'il a installé sa micro-brasserie début 2017.

C’est au Liban que Maxime Veber a dégusté sa première bière,  locale, Laziza. « Le goût du houblon, amer et fleuri, m’est resté … » se souvient le brasseur, habité par un souvenir presque Proustien. « Maintenant avec l’expérience, je déchiffre ces souvenirs, retrouve ses parfums et ses notes. »

De Plzeñ à Choisy-le-Roi, en passant par Alfortville

Quelques années plus tard, alors qu’il travaille dans l’import-export en Europe de l’Est, il rencontre un ami étudiant dans une brasserie en République Tchèque qui va tout lui apprendre. C’était dans la commune de Plzeñ, mondialement connue pour sa bière. Arrivé à Alfortville, il laisse mûrir le projet dans un coin de sa tête, entre deux dépannages informatiques, avant de franchir le pas à l’approche de la retraite. C’est via la boutique éphémère de la commune qu’il a rodé le concept pour la première fois, avant de s’installer dans un bâtiment de trois étages à Choisy-le-Roi. « Cela demande beaucoup de temps et de travail » reconnaît l’intéressé, qui laisse reposer la bière pendant 6 mois, une période correspondant au temps nécessaire à la fermentation. « La bière est meilleure parce que, comme le vin, elle s’améliore avec le temps. Le houblon propose un parfum floral et fruité, et cet assemblage entre plusieurs houblons donne un bouquet floral, ce qu’on n’obtient pas en deux semaines » motive Maxime Veber.

Une bière bio et locale

Le nom, lui, est venu en écoutant TSF, la radio du jazz. Le brasseur est tombé par hasard sur la voix de Ray Charles qui interprétait « Elle me dit » d’Edith Piaf. Avec un accent américain à couper au couteau, il prononce un moment les paroles « nous deux, c’est fini » qu’il transforme en « nous douze, c’est fini… »

 

 

Pour l’instant, le brasseur fait « tout de A à Z » avec pour objectif de créer deux emplois à l’horizon 2020. « J’aimerais en produire à une échelle plus importante, et cela demande des bras ! Mais l’idée est de rester surtout artisanal pour laisser le temps à la bière de maturer, et faire en sorte qu’elle reste un produit local« . Afin d’y parvenir, il mise sur la fabrication bio, une filière en plein essor. « J’achète le houblon en Alsace et le malt en Belgique. C’est plus loin mais ils font du bio. C’est important. » Les amateurs peuvent déjà retrouver cette bière locale à Choisy-le-Roi dans les boutiques bio et à la boucherie Buffard. Elle est également distribuée via des circuits courts d’une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) dont Maxime Veber est le président. « Je les propose en achat regroupé. Ce qui permet de liquider le produit et de le faire connaître » justifie l’artisan. A l’horizon : une bière blanche, blonde et noire, et un conditionnement en fûts de bière pour les bars et organisateurs d’événements.

Des formations pour faire sa propre bière

Pour faire découvrir et partager sa passion, Maxime Veber organise deux fois par mois des formations payantes le weekend, destinées aux adultes et aux jeunes adultes, dans la limite de 4 personnes. « Cela permet aux gens de découvrir comment on fait une bière. Beaucoup sont intéressés et ont déjà touché à ce domaine. Les gens viennent pour se perfectionner et confirmer leurs connaissancesMais on reste ouvert à tous. » Pour s’inscrire, on peut découvrir le blog de Maxime Véber ou aller sur sa page Facebook.

A lire aussi : Alain Belamiri prépare sa troisième bière made in Vitry-sur-Seine

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