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Festival | L'haÿ-les-Roses | 04/05
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Parfums de musiques 2018: un seul weekend mais intense

Nouvelle invitation au voyage depuis la roseraie départementale de L’Haÿ-les-Roses à l’occasion du festival Parfums de musiques, qui se tient cette année sur le seul weekend de Pentecôte, du 19 au 21 mai. 

« Les contraintes de logistique et l’augmentation des coûts pour la sécurisation du festival nous ont contraints à trouver un compromis. Au lieu des deux weekends, nous avons donc opté pour un événement concentré sur un weekend prolongé de façon à conserver le même éventail de programmation », motive Didier Sendra, directeur du festival. Toujours marquée par le mélange des inspirations, cette nouvelle édition fera vibrer au son du jazz aux sonorités cubaines ou du fado revisité par la musique klezmer. Durant ses trois jours, les spectateurs pourront également découvrir le chant diphonique mongol, la culture musicale kurde et même s’initier à la salsa.

Le programme, lui, s’annonce tout aussi festif, avec cette année des ateliers danse en parallèle pour vivre le festival à plein sens. Présentation et explications avec Didier Sendra…

Samedi 19 mai : Entre La Havane et New-York

Felipe Cabrera et Cuban Descargas, un bouillon de culture américano-cubain (dès 17 heures)

Retour aux sources pour le grand contrebassiste de jazz Felipe Cabrera. Accompagné par un groupe d’artistes installés en France, il reprend le répertoire musical de son pays dans les années 40-60, marqué par un style musical bien particulier, la « descarga », fruit de la rencontre au cours de bœufs musicaux improvisés entre des jazzmen américains et des musiciens cubains, revisitant les airs traditionnels de la rumba, du chachacha, du mambo ou de la conga. C’est ce premier échange culturel entre l’Amérique du Nord et l’île de Cuba, qui permettra quelques années plus tard l’émergence de la salsa, dans les quartiers latino de New-York.

Mercadonegro, le groupe de salsa derrière les plus grandes stars du genre (dès 20 heures)

Soucieux de conserver leurs spectateurs habituels mais souhaitant attirer de nouveaux publics, les organisateurs du festival proposent pour la première fois un concert en nocturne, le samedi 19 mai avec l’orchestre de salsa, Mercadonegro à partir de 20 heures. Le public pourra à la fois écouter le groupe ou s’essayer à quelques pas de danse sur un plancher installé derrière les places assises. « Pour nous aider à relever ce challenge, nous avons sollicité l’association L’Haÿsienne, Cuba y Salsa qui propose des cours de danses et de musiques cubaines. Ils proposeront dès 18 heures, une initiation », explique Didier Sendra. Mercadonegro s’est formé en 2001 autour d’artistes de classe internationale pour accompagner les stars de la salsa venant de New-York ou Cuba pour leurs tournées européennes, dont la diva Celia Cruz. Ce groupe qui puise ses sources à Cuba et Porto Rico revendique également des influences africaines à travers son nom.

Dimanche 20 mai : Une après-midi pour apprécier le fado

Duarte, le fadiste envoûtant dans les pas de la grande Amalia Rodriguez (dès 15 heures)

Distingué en 2007 par le prix de la fondation Amalia Rodrigues, il fait partie des meilleurs artistes de sa génération. Magnifiant ce genre musical si particulier né au début du XIXe siècle dans les quartiers populaires de Lisbonne, Duarte est accompagné sobrement de trois guitaristes et déclame poèmes et mélodies empreintes de « saudade ».

Noëmi Waysfeld & Blik, le fado à la sauce klezmer (dès 17 heures)

Après un premier album consacré à la musique klezmer (la tradition musicale instrumentale des juifs ashkénazes), Noëmi Waysfeld et son groupe, Blik, composé d’un accordéoniste, d’un guitariste et d’un contrebassiste, revisitent en yiddish des airs de fado. L’artiste fait un parallèle intéressant entre la saudade et la mélancolie des chants d’Europe centrale.

Lundi 21 mai : montez à bord de l’express Oulan Bator – Erbil

Egschiglen et les mystère du chant diphonique mongol (dès 15 heures)

La musique et les danses d’Egschiglen (ce qui signifie belle mélodie en mongol) sont fortement marquées par l’univers poétique des traditions chamaniques, liées au mode de vie nomade qui reste l’apanage d’un tiers de la population mongole. Le groupe est composé de quatre artistes qui se sont rencontrés dans les années 90 au conservatoire d’Oulan-Bator, la capitale de la Mongolie. Avec Egschiglen, les spectateurs vont pouvoir découvrir le khöömi, une technique vocale unique au monde permettant au diphoneur de produire deux notes simultanément.

L’ADIAM 94, organisatrice du festival propose par ailleurs aux plus curieux de développer leur connaissance du chant diphonique mongol en proposant, au cinéma La Tourelle, de L’Haÿ-les-Roses, le 17 mai, la projection du film « Bienvenue en diphonie » de Jean-François Castell, qui vient tout juste de sortir, en présence de Johanni Curtet, ethnomusicologue spécialiste français du khöömi.

Nishtiman, passeurs de la culture kurde (dès 17 heures)

La programmation de Parfums de musiques rebondit parfois sur l’actualité géopolitique. C’est le cas pour la venue de Nishtiman (ce qui signifie « patrie » en kurde). Ce groupe est composé de musiciens kurdes d’Irak, d’Iran et de Turquie et a pour but de faire connaître l’identité culturelle commune de ce peuple morcelé entre divers États du Moyen-Orient. Ils proposent des morceaux mêlant à la fois folklore et influences plus contemporaines.

 Informations pratiques

LIEU DES CONCERTS

Roseraie du Val-de-Marne
Théâtre de verdure
Rue Albert Watel
94 240 L’Haÿ-les-Roses
www.roseraieduvaldemarne.com

COMMENT VENIR ?

En voiture > RN7 ou RN20 ou A86, puis RD 126, direction Centre ville/Roseraie

En RER > Ligne B, station « Bourg-la-Reine », puis bus 172 ou 192, arrêt Sous-préfecture – Eglise de L’Haÿ-les-Roses

En métro > Ligne 7, station « Porte d’Italie », puis bus 186 arrêt Henri Thirard – Léon Jouhaux ou 184 arrêt Sous-préfecture – Eglise de L’Haÿ-les-Roses.

OÙ STATIONNER ?

Parkings

  • Municipal rue Albert Watel
  • De la sous-préfecture
  • Dispan de Floran

COMBIEN ÇA COÛTE ?
3,10€ plein tarif / 1,55€ tarif réduit  (prix d’une entrée à la Roseraie)

OÙ MANGER ?

Restauration légère sur place et aires de pique-nique dans le parc où est située la Roseraie

Plus d’infos sur le site de Parfums de musique

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