Histoire | | 14/05/2018
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Quand Polangis et Le Tremblay étaient des châteaux

Quand Polangis et Le Tremblay étaient des châteaux

Alors que la bataille de Polangis, menée par une partie des Polangeois de Champigny-sur-Marne pour intégrer la commune de Joinville-le-Pont, entre dans sa phase électorale, petit coup d’oeil sur l’histoire de ce quartier cerné par la Marne, l’A4, la RD4 et parc du Tremblay.

Pour comprendre les frontières communales du quartier, il faut remonter quelques siècles en arrière, au 18ème siècle. A l’époque, le domaine de Polangis, qui appartenait historiquement à la riche abbaye de Saint-Maur avant d’être revendu, accueille un château qui évolue jusqu’à la fin du 19ème siècle. Y séjourne notamment, en 1790, le Comte de Mirabeau, frère de l’orateur et député du tiers état Honoré de Mirabeau. C’est aussi le château de Polangis -à l’époque Poulangis, qui sert de QG au général Ducrot lors de la guerre de 1870 et de la très meurtrière bataille de Champigny. Ce château donnait sur l’actuelle avenue Foch du quartier Polangis, côté Joinville. Lire l’histoire du quartier Polangis, côté Joinville, expliquée par l’Asep (association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis et des quais de la Marne)

Le château du Tremblay, qui appartenait avant la révolution à la vavassorie du Tremblay, est pour sa part connu grâce à des dessins de 1753 du marquis d’Argenson. L’an dernier, les élèves du collège Willy Ronis de Champigny-sur-Marne ont du reste réalisé une reconstitution en 3D du château, qui se trouvait dans la partie actuelle du parc du Tremblay la plus proche de Joinville. Voir leur film ci-dessous.

Lors de la réalisation du cadastre napoléonien, en 1812, les deux communes de Champigny-sur-Marne et Joinville-le-Pont (qui s’appelle à l’époque La Branche-du-Pont-de-Saint-Maur) sont délimitées. La limite, qui suit en partie l’actuel boulevard de Polangis, passe entre les domaines du Tremblay et de Polangis. Cette limite sera ensuite modifiée à la marge. Voir ci-dessous le plan cadastral modifié (archives du Val-de-Marne).

Depuis l’établissement de ces frontières communales, gravées dans le marbre par le cadastre napoléonien, les domaines du Tremblay et de Polangis ont toutefois évolué différemment. Alors que le chemin de fer s’est développé et que la construction est plein essor,  les derniers héritiers du château de Polangis créent une SCI dès 1881 et commencent à lotir le domaine. Le lotissement, qui s’effectue en plusieurs vagues (voir l’histoire expliquée par l’Asep), s’arrête momentanément avec la crue de 1910 et la guerre 14-18, avant de se poursuivre en remontant progressivement vers la partie campinoise.  Du côté du Tremblay, le dernier propriétaire, et maire de Champigny, fut Jean-Denis Destors qui meurt en 1947. Peu après, la ville rachète le domaine à ses héritiers et construit, en partenariat avec Les Sociétés des Courses (PMU) un hippodrome qui voit ses premières courses s’élancer en 1906, jusqu’en 1967. Repris ensuite par le département du Val-de-Marne, il devient un parc de loisirs au début des années 1980. L’urbanisation du quartier ne s’étend donc pas au-delà de la limite du parc Tremblay.

C’est dans ce contexte que la partie campinoise qui a été construite s’est retrouvée coupée d’autres quartiers de vie campinois, par le parc du Tremblay, la RD4 et l’A4. Voir ci-dessous.

Lire aussi :

A Champigny-sur-Marne, la campagne de Polangis est lancée

 

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