Publicité
Publicité: Forum Export 94
Politique locale | Créteil | 07/11
Réagir Par

Prof braquée à Créteil: lettre au vitriol de Cathala à Hebbrecht

Publicité

Pour être maître des horloges aujourd'hui, il suffit de balancer son image choc sur les réseaux sociaux au bon moment. C'est ce qui s'est passé lors du braquage d'une professeure du lycée Branly de Créteil par un élève doté d'une arme factice, deux jours avant les vacances scolaires de la Toussaint. Le buzz a immédiatement fait de cette actu une info nationale, suscitant des réactions instantanées au plus haut niveau de l'Etat sur Twitter. Dans ce concert, la non-réaction immédiate du maire PS de la ville, Laurent Cathala, a été interprétée par ses opposants comme un silence assourdissant.

Le président du groupe d’opposition LR de la commune, Thierry Hebbrecht, ne s’est ainsi pas privé de noter la non réaction de l’édile, dénonçant pour sa part une dérive de la ville préfecture en « far west sans shérif« . A l’époque, le maire, contacté par téléphone, avait justifié cette non réaction immédiate par le besoin d’être « complètement informé », avant de s’exprimer. L’élu s’est ensuite exprimé dans un communiqué diffusé dans le dernier numéro du magazine municipal de novembre, condamnant « avec force » le comportement de l’élève et la mise en scène de cette attitude violente, apportant son soutien à la professeure et se refusant à « toute stigmatisation » de l’institution scolaire ou de la jeunesse cristolienne.

Deux semaines et demi après les faits, alors que l’incident a suscité une onde de choc nationale allant jusqu’à remettre sur le tapis l’idée d’une présence policière dans les établissements, le maire a pris la plume pour répondre à son opposant politique, dans une lettre ouverte au vitriol de deux pages, reprochant à ce dernier d’avoir « instrumentalisé » l’événement à des à « des fins purement électoralistes en procédant à des amalgames avec des faits divers et incivilités de toute autre nature, même s’ils doivent être combattus. » Et l’élu, après avoir rappelé que les jeunes concernés n’étaient pas de Créteil, de reprocher à son opposant d’avoir passé sous silence « la vivacité et le dynamisme » de la jeunesse de la ville. « Contrairement à votre analyse pensée pour les caméras de télévision, je ne suis pas un shérif et Créteil n’ est pas un Far West. J’agis conformément aux prérogatives qui me sont conférées par la loi en concourant au mieux à la sûreté de mes concitoyens« , tacle l’ancien député, avant de s’étonner de l’abstention du groupe LR sur la délibération concernant la géographie de nouvelles implantations de caméras de vidéosurveillance.

« Je n’ai jamais mis en cause l’équipe du lycée, et, en dehors d’une élue qui avait été interrompue pendant sa prise de parole, notre groupe ne s’est pas abstenu sur la vidéosurveillance lors du vote en Conseil municipal. Mais je maintiens que le dispositif actuel n’est pas suffisant et qu’il y a des problèmes de sécurité à Créteil. Nier n’est pas la solution. Il faut réagir avant que la situation n’empire », commente le destinataire de la missive, qui annonce préparer une lettre ouverte en réponse.

 

 

Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

2 commentaires pour Prof braquée à Créteil: lettre au vitriol de Cathala à Hebbrecht
Ajouter une photo

N'envoyez que des photos que vous avez prises vous-même, ou libres de tout droit. Les photos sont publiées sous votre responsabilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi