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Festival | Val de Marne | 15/01
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Sons d’hiver 2018: le jazz de Chicago à la nouvelle scène londonienne

Sons d’hiver 2018: le jazz de Chicago à la nouvelle scène londonienne © Adrienne Thomas

Chicago, New-York, Minneapolis, mais aussi la Martinique, Cuba… Le festival val-de-marnais de jazz Sons d’hiver, qui démarre le 26 janvier avec une trentaine de concerts durant trois semaines, nous embarquera loin de l’autre côté de l’Atlantique, 

et ce dès la soirée d’ouverture au Kremlin-Bicêtre lors de laquelle le contrebassiste  américain William Parker, fidèle du festival, qui donnera deux concerts dans la soirée avec deux ensembles légèrement différents dans leur composition. Au programme pour démarrer, une suite de compositions corrosives au titre évocateur, « Criminals in the White House since 1776… »

Lancé en 1991 parmi une moisson de nouveaux festivals chacun ancrés dans leur territoire, Sons d’hiver s’est développé sur le Val-de-Marne, y accompagnant l’éclosion des nouvelles salles de spectacle de banlieue. « Ces théâtres de 400 – 500 places, dont plusieurs ont été récemment rénovés, permettent d’allier la qualité d’écoute et la proximité, l’authentique relation artistique et émotive, le travail humain qui est est derrière le travail de l’artiste« , défend Fabien Barontini, fondateur et directeur du festival.

© AB

Fabien Barontini, directeur du festival

Au-delà de cet ancrage géographique, le festival a aussi affirmé sa propre couleur. « Le jazz et la musique  improvisée sont tellement multiples que chaque festival a son identité. Nous, nous avons mis l’accent vers l’Amérique et l’origine afro-américaine de cette musique », explique Fabien Barontini. « Nous travaillons sur la qualité artistique, avec à la fois des grands noms français (ndlr, Michel Portal, Daniel Humair et Bruno Chevillon sont de la partie) et des musiciens américains, peu connus en France, mais très représentatifs. 60 à 65 % des productions présentées à l’occasion de ce festival sont inédites en France. »  C’est le cas notamment du batteur, compositeur et chef d’orchestre Mike Reed, de Chicago, à qui Olivier Benoit, directeur artistique de l’Orchestre National de Jazz a choisi de confier son orchestre et la conception d’un programme, en partenariat avec le réseau franco-américain The Bridge.

Place aussi aux artistes de la nouvelle génération, à l’instar du saxophoniste James Brandon Lewis, aux côtés de William Parker lors de la soirée d’ouverture, ou de Soweto Kinch, emblème de la nouvelle scène de jazz londonienne. Place, surtout, aux mix entre jazz, hip-hop, rock, musiques du monde. « Le jazz et l’improvisation, dans leurs formes contemporaines en « créolisation » avec des musiques du monde ou le meilleur du hip hop ou bien l’improvisation rock-noise-électro, « free » ou tout autre son nouveau sans appellation, se croisent ici. Une ébullition intense des musiques dans leur unité et diversité« , promet Fabien Barontini.

Au-delà des styles de musiques et de leur empreinte géographique, il y a aussi les histoires réelles, à portée universelle, que racontent les musiciens. C’est le cas du spectacle Flesh and Bone de Mike Reed proposé au Pôle culturel d’Alfortville le 2 février, qui raconte une scène de racisme violent, vécue par le groupe à l’occasion d’une tournée européenne du quartet People, Places & Things en 2009. « Nous venions à peine d’entamer une tournée européenne, et nous devions effectuer un changement de train dans la petite ville de Přerov (ndlr  une ville de République tchèque où était organisé un rassemblement néo-nazi) pour nous rendre en Pologne. Des centaines de skinheads ont encerclé la gare et leur attroupement a explosé en bataille de rue avec des chiens dressés, des gaz lacrymogènes, la police anti-émeute, et nous : deux musiciens noirs américains et deux musiciens blanc américains essayant de sauver nos peaux. Huit heures plus tard, sous escorte policière armée, nous avons finalement pu quitter le pays…« , se souvient Mike Reed, né en Allemagne, d’un père afro-américain et d’une mère indonésienne. S’il a fallu plusieurs années au musicien pour digérer l’épisode, en est sorti un spectacle, créé à Chicago fin 2015 et qui sera donné pour la première fois en France.

« Dans ce programme 2018, nous vous invitons à rencontrer des musiciens qui disent ce quelque chose de poétique, d’indispensable de notre monde incertain. Ses passions, doutes, fantaisies, douleurs, peurs, rages, rires, colères, espoirs et tendresses. Les musiciens fabriquent les sons de la vie », résume Fabien Barontini.

A côté de la musique, les tambour conférences seront à nouveau au rendez-vous lors de cette édition, temps d’échange entre les musiciens et le public, et occasion de réfléchir sur le rapport entre musique et société.

Bon plan : places à gagner !

Dans le cadre d’un partenariat avec le festival, 94 Citoyens propose des places à gagner pour 3 concerts (priorité à nos abonnés payants, premiers mails envoyés à redaction@citoyens.com, premiers servis)

28/01 au Théâtre de Choisy-le-Roi (P.O.S with DJ Ander Other // Ursus minor invite Crescent Moon),
03/02 à la Salle Jacques Brel de Fontenay-sous-Bois (Hubert Dupont « Explore, Explove » // Compagnie Lubat de Gasconha + Luther François et Alfred Varasse)
09/02 au Théâtre Romain Rolland de Villejuif (Ha Noi Duo & Friend // « Creole Spirits » Omar Sosa &Jacques Schwarz-Bart)

Réservations en ligne dès maintenant

Programme complet, tarifs et réservation sur le site Internet du festival Sons d’hiver

 

 

 

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