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Appendicite mortelle au CHIC de Créteil: émouvante marche blanche pour Farès et Merkis

Appendicite mortelle au CHIC de Créteil: émouvante marche blanche pour Farès et Merkis
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Le souvenir de Merkis, 4 ans, et Farès, 13 ans, a été ravivé lors d’une émouvante marche blanche ce dimanche 24 novembre. Arrivés au Centre hospitalier intercommunal de Créteil (CHIC) pour une appendicite, les deux enfants sont décédés après avoir attendu des heures d’être opéré. Ce dimanche, famille, élus, amis étaient au rendez-vous pour défendre leur mémoire.

« Il faut attirer l’attention pour que cela n’arrive plus, le chef de service a été suspendu mais on attend plus », enjoint Jamila Hedjal, la mère de Farès. 

Pour rappel du contexte, Farès Hedjal est mort il y a un an le samedi 24 novembre 2018 après plus de 20 heures à attendre une opération de l’appendicite. Merkis est décédé début janvier 2018. Lui a été opéré mais tardivement, puis transféré dans un état désespéré à Robert Debré. Une enquête de justice est en cours.
Pour plus de précisions, lire notre article du 19 novembre sur les circonstances du décès de Farès.
Ce mercredi 20 novembre, le chef de service de chirurgie pédiatrique a été suspendu de toutes ses activités au CHIC. Voir article à ce sujet.

« Nous sommes réunis pour arrêter cela, je ne mets pas en doute la communauté médicale et les médecins, sauf un malheureusement. Il faut attirer l’attention pour que cela n’arrive plus », revendique Jamila Hedjal. Autour d’elle, beaucoup d’enfants et de jeune adolescents sont venus rendre hommage à Farès. « Il était toujours souriant et il nous faisait rire, c’était quelqu’un de drôle. Une appendicite ça se soigne, je suis dégoûtée », lâche une camarade de classe de Farès. C’est du collège Condorcet de Maisons-Alfort, où était scolarisé le jeune Farès, que le cortège part. Le maire de la ville et plusieurs élus se sont aussi joints à la marche, aux côtés de membres de la famille, parents et camarades.

 

 

« C’est important pour nous d’être là aujourd’hui en sa mémoire pour ne pas oublier et lui rendre hommage », explique un copain de Farès. « C’était quelqu’un de très joyeux, aidant, un enfant modèle et qui était très compétitif aussi, il aurait eu un grand avenir s’il était encore en vie », se souvient Jamila.

« On veut la vérité sur ce qui s’est passé. Au niveau des médecins, il y a une grande solidarité, c’est pourquoi nous voulons un rapport indépendant. Sans la réaction de la famille il n’y aurait pas eu d’enquête », souligne Nadia, de la famille de Farès. 

« Tout est caché, notre mission est de surveiller la qualité de la prise en charge mais on ne nous remonte jamais les informations », critique Claude Cottet, représentant usager.

Un nouveau combat pour une instance indépendante, nationale

Jamila Hedjal, elle, veut fonder une association, pour défendre ce principe au-delà de l’histoire de son fils. « Je veux une instance indépendante et non missionnée par l’ARS (agence régionale de santé) comme pour les représentants d’usagers, une association qui fait le dialogue entre les médecins, le patient, l’hôpital et la famille. »

En menant l’enquête avec l’aide d’un représentant usager, Claude Cottet, la famille de Farès a découvert un cas potentiellement proche, début janvier 2018, celui de Merkis. Lui avait quatre ans et est mort après avoir été opéré. Ce dimanche, son oncle est venu marcher.

Dans le cortège, il y a aussi Guy, qui raconte l’histoire de son propre fils. « En 2013, j’ai vécu la même situation mais j’ai eu plus de chance mon fils de 15 ans. Il s’en est sorti. On est arrivé ce jour-là après avoir fait plusieurs hôpitaux faute de places. On a dû attendre deux jours avant que mon fils se fasse opérer pour son appendicite. J’étais dans un état d’énervement… J’ai failli en arriver aux mains avec les médecins. Ces derniers passaient puis s’en allaient sans rien faire. Quelques jours après son opération, on a dû revenir à l’hôpital car il avait une hémorragie en raison de fils d’opérations oubliés. Quand j’ai lu l’histoire de Farès et Merkis, cela a fait remonter ce souvenir et m’a fait à nouveau bouillir! Si une action collective est intentée, je l’accompagnerai », prévient-il.

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