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Au parc des Lilas, le bidonville rom en sursis

Au parc des Lilas, le bidonville rom en sursis © Fb
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Depuis février, des familles roms se sont installées sur une partie du parc départemental des Lilas à Vitry-sur-Seine. Une réunion d’urgence entre les collectivités et l’État était organisée à ce sujet ce mercredi en préfecture.

A l’abri des hautes herbes et des arbres, un bidonville s’est développé sur une parcelle en friche du parc départemental des Lilas à Vitry-sur-Seine. Une succession de baraquements s’étale au fond du terrain. Certains sont même équipés d’antenne paraboliques rouillées. Un peu à l’écart des habitation, des sanitaires ont été improvisés. La communauté dispose d’un point d’eau ainsi que des quelques bacs à poubelles. De jeunes enfants s’amusent autour des encombrants collectés par les adultes et ramenés sur place pour en faire le tri.

Un peu partout dans la pointe nord du parc, le Conseil départemental a pourtant fait afficher des panneaux pour défendre l’accès aux parcelle, prévenant d’un risque d’effondrement du fait des carrières de gypse qui ont longtemps été exploitées à cet endroit, transformant les sous-sol en gruyère.

Dès les premières installations cet hiver, le Conseil départemental du Val-de-Marne a porté plainte pour l’occupation sans droit ni titre d’une partie du parc des Lilas de Vitry-sur-Seine dont il est le propriétaire. Saisi, le juge des référés a estimé qu’il n’y avait pas urgence a intervenir, fixant l’audience au 1er octobre.

Entre temps, le maire de Vitry-sur-Seine, Jean-Claude Kennedy a demandé aux services de l’État d’intervenir. «Cette situation pose des questions de salubrité publique. La présence d’enfants notamment sur ce campement inquiète de nombreux acteurs qui, à juste titre, demandent avec insistance que des mesures soient prises. Par ailleurs, si chacune et chacun peuvent comprendre que des conditions de vie difficiles engendrent des désordres dans la vie quotidienne du quartier et de ses alentours, personne ne peut cautionner le développement de trafics inacceptables mettant en cause l’intégrité humaine de personnes présentes sur le campement», alertait le maire à la fin de l’été.

«On accuse les Roms de se livrer à toutes sortes de trafic mais si c’était vraiment le cas, la mairie aurait déjà prévenu le procureur. Nous leur avons trouvé un avocat pour qu’ils puissent être représentés lors du procès du 1er octobre. Entre-temps, nous craignons qu’ils ne se fassent expulser. Des familles ont évoqué le passage d’un policier il y a quelques jours pour les prévenir qu’ils allaient être évacués», dénonce pour sa part Aline Poupel, du collectif Romeurope en Val-de-Marne, qui s’est rendue sur place pour démarrer des démarches administratives d’insertion.

Depuis la rentrée, les enfants de plus de trois ans ont été inscrits à l’école ou sont en cours de scolarisation. Les services départementaux de la petite enfance se sont par ailleurs rendus sur place pour suivre la santé des plus jeunes. Selon les dernières estimations, le bidonville compterait près de 150 résidents, arrivés successivement depuis les premières installations à la fin de l’hiver.

En attendant l’audience du 1er octobre, la réunion en préfecture visait à partager les informations et considérations des différentes parties prenantes.

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