Education | Mandres-les-Roses | 05/02
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Le collège Simone Veil s’invite au grand débat de Mandres-les-Roses

Le collège Simone Veil s’invite au grand débat de Mandres-les-Roses © Fb
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Une cinquantaine de parents d'élèves du collège Simone Veil ont profité de la réunion du grand débat national organisée ce lundi à Mandres-les-Roses pour partager leurs inquiétudes avec les responsables politiques présents dont le ministre du Budget, Gérald Darmanin.

Pour se distinguer parmi le public de la salle d’Orléans lundi soir lors de la réunion du grand débat à Mandres-les-Roses, les parents d’élèves du collège Simone Veil avaient tous pris avec eux le cahier de correspondance de leur enfant. Quatre jours après la décision de fermeture de l’établissement menaçant de s’effondrer, les enfants ont commencé à recevoir leurs cours en ligne. Si cette option ne leur donne pas entière satisfaction, c’est le flou autour de la rentrée de septembre qui inquiète le plus les parents des collégiens.

« Depuis ce matin, nos enfants de 11 à 15 ans suivent des cours en ligne. Il y a des répercussions importantes en terme d’inégalités sociales. Tous les parents, malgré leur bonne volonté, ne sont pas en capacité d’accompagner leurs enfants. C’est difficile de se rendre disponible à 100% pour qu’ils poursuivent leur scolarité à la maison », a entamé la mère d’une élève de 4e, au nom de tous les parents. « Nos inquiétudes se portent surtout autour de l’année prochaine. Nous ne savons toujours pas où nos enfants feront leur rentrée. Ce n’est pas rassurant pour nos petits CM2. Nous ne voulons pas prendre la place du débat national qui est une initiative importante mais l’Education est compétence régalienne de l’État et nos enfants n’ont plus accès à une scolarité digne de ce nom ».

Le député Laurent Saint-Martin a réitéré son soutien aux parents d’élèves et indiqué qu’il ferait tout son possible pour alerter les autorités compétentes sur les différents dossiers, notamment celui du transport avec Île-de-France Mobilités. Le parlementaire a ensuite donné son opinion personnelle sur la situation. « Depuis le début de mon mandat, je suis sensibilisé à la situation de ce collège et je suis soulagé que les enfants, les enseignants et le personnel soient maintenant à l’abri. Je m’interroge en revanche sur le calendrier. Il aurait fallu mieux anticiper pour s’assurer que l’on repositionne les élèves dès janvier ou à une date butoir mais en évitant ces trois semaines à la maison. (…) Ensuite, concernant le bâti, je ne sais pas à l’heure actuelle ce que le département compte faire mais je pense qu’il faut raser et reconstruire, par principe et même si cela coût beaucoup d’argent public ».

Le député a ensuite donné la parole au conseiller départemental du canton, Pierre-Jean Gravelle qui a d’abord indiqué que la fermeture à la hâte du collège était moins due à un manque d’anticipation qu’à une dégradation accélérée du bâti. « Pour l’expert jeudi, c’était la catastrophe. Avant, il disait qu’il n’y avait pas de problème ». L’élu s’est ensuite exprimé sur les interrogations des parents d’élèves sur le moyen terme. « La situation est aujourd’hui très incertaines mais il y a de grandes chances que la rentrée des collégiens en septembre se fasse dans les mêmes conditions qu’au retour des vacances d’hiver. La situation n’est pas satisfaisante mais elle permet au moins la poursuite de la scolarité. Si la décision de construire un collège modulaire était prise, il ne serait pas opérationnel avant la fin de l’année 2019 ».

« A Fontenay-sous-Bois, ils ont eu un collège provisoire livré en 6 mois ! », s’étonne une parente d’élève. « Combien a coûté cette gabegie? On a réussi a éviter un camp de nomades et voilà que nos enfants deviennent nomades, c’est une réussite », interpelle un homme dans le public. Une vingtaine de minutes se sont déjà écoulées sur le sujet du collège Simone Veil. Le modérateur coupe court et change de sujet pour aborder les thématiques qui étaient prévues au programme.

 

 

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