Débat public | Nogent-Sur-Marne | 23/05
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Européennes: retour sur le débat entre 13 listes à Nogent-sur-Marne

Européennes: retour sur le débat entre 13 listes à Nogent-sur-Marne
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Treize candidats ou représentants de listes aux élections européennes ont débattu ce mardi 21 mai à Nogent-sur-Marne à l'invitation du Forum politique nogentais, en partenariat avec 94 citoyens. Durant 2h30, ils et elles ont fait entendre leurs franches oppositions et leurs points d'accord sur la politique économique et sociale de l’Europe, l’environnement et les frontières de l’Union européenne.  

En raison du nombre élevé de candidats, chacun avait été invité à ne s’exprimer que sur deux thématiques parmi les trois proposées.

Sortir de l’Union Européenne, changer ses traités ou la modifier de l’intérieur

Deux listes proposent le Frexit

«Vous constaterez que nous sommes 13 français autour de cette table et que nous ne parvenons pas à nous mettre d’accord, alors imaginez avec 28 représentants d’États aux intérêts différents, c’est impossible. Il faut tirer le bilan de 40 années d’échec. L’Europe telle que nous la connaissons aujourd’hui n’a pas été taillée dans l’intérêt des peuples mais pour les multinationales et les lobbys. Faites nous confiance et ne vous laissez pas enfumer par les partis euro-critiques qui ont été au pouvoir et n’ont rien fait», s’est exprimée Zamane Ziouane, colistière de la liste UPR, Ensemble pour le Frexit.

 

 

«Derrière les empires qui dominent le monde, il y a des nations. Aujourd’hui, nous ne sommes plus du tout à la hauteur de ce qu’était notre puissance économique. Dumping social, fiscal. L’Europe n’a amené que des déboires aux classes populaires. D’ailleurs 10 gilets jaunes ont rejoint notre liste. Nous ne pouvons plus rester au bord du quai pendant que les autres nous passent devant, il faut retrouver notre souveraineté et sortir de l’UE. Prenons exemple sur la Suisse ou Singapour», a motivé Dominique Bourse-Provence, conseiller régional et colistier de Ensemble Patriotes et gilets jaunes – Pour la France, sortons de l’Union européenne.

Changer la matrice des traités

Pour le responsable local LFI de Fontenay-sous-Bois et colistier de la liste France Insoumise, Vianney Orjebin, il est impossible de réformer l’Union Européenne parce que les traités l’interdisent. Sa liste propose donc de sortir de ces textes, pour transformer l’Europe. «Nous nous sommes laissés confisquer l’Europe. Si nous voulons lutter contre l’évasion fiscale, c’est impossible parce que les traités protègent la libre circulation des capitaux. Sortir de l’Europe, c’est capituler. Le France n’est pas assez forte pour négocier toute seule. Voyez le Brexit, le Royaume-Uni est bloqué depuis 2 ans. Sortir des traités est une solution plus raisonnable. La France a les atouts et doit assumer le rapport de force pour faire accepter cette idée.» 

Roxane Lundy, colistière de la liste du Printemps européen avec Benoit Hamon, soutenue par Generation-S et Deme-Diem25 défend également une refonte des traités. «Certes, nous sommes parvenus à réaliser de grandes avancés au cours de la dernière mandature comme l’interdiction de la pêche électrique ou celle des microplastiques, mais il faut changer les traités de l’Union parce que la politique libérale qu’ils promeuvent va à l’encontre des enjeux de société comme l’environnement.» 

L’ancien député européen Alain Lipietz, conseiller d’opposition EELV à Villejuif et partisan de la Liste Europe Ecologie, invite aussi à modifier cette matrice. «Je reconnais que toutes les propositions que notre groupe à pu faire jusqu’à présent, qui ont été discutées, débattues et battues, ont été faites dans le cadre des traités. Nous pourrions faire d’autres propositions si les traités étaient modifiés.» 

Fabien Guillaud-Bataille, conseiller régional, secrétaire départemental du PCF , représentant la liste Pour l’Europe des gens contre l’Europe de l’argent, a défendu sur ce point la cohérence de sa formation politique.«Nous sommes les seuls à gauche à avoir toujours refusé ces traités ! Depuis, nous avons constaté les dégâts qu’ils avaient causé. La concurrence libre et non faussée qu’ils sont sensés défendre n’existe plus lorsque l’on voit les cadeaux faits aux banques, qui elles ne nous en font pas, ou l’accroissement de l’évasion fiscale.» 

«Pour les souverainistes, l’Europe est la cause de tous le maux. Pour le PS, LREM et LR, c’est un monde merveilleux. Rien ne sert de changer les traités ou les institutions européennes, c’est la société toute entière qu’il faut changer», a défendu pour sa part Joséfa Torres, colistière de la liste Lutte ouvrière – Contre le grand capital, le camp des travailleurs.

Un cadre qui permet de continuer à avancer

Daniel Pigeon-Angelini, maire-adjoint UDI de L’Haÿ-les-Roses, colistier de Les Européens, souhaite remédier à l’UE-bashing. «Pendant trop longtemps nous avons confié la direction de l’Europe à des responsables qui n’avaient aucune vision. On ne confie pas les clés d’une charcuterie à un végan pour s’étonner ensuite que ça n’a pas marché. L’Union Européenne est aujourd’hui au milieu du guet. On l’accuse de toutes les turpitudes. Il faut poursuivre sur la ligne des pères fondateurs de l’Europe et assumer d’avoir une Europe volontaire, démocratique et protectrice.» 

Paul Bazin, adjoint au maire du Perreux-sur-Marne, secrétaire départemental des Républicains (liste Union de la droite et du centre), a défendu  le bilan de l’Union Européenne tout en reconnaissant sa perfectibilité, invitant à passer des normes aux projets. «Pendant des années, nous avons, avec le Parti populaire européen, permis de grandes avancées. L’Europe n’est pas la source de tous les maux. Mais il faut que nous reprenions notre destin en mains pour en finir avec l’Europe des normes qui produit des législations toujours plus contraignante et passer à une Europe des projets.» 

Du côte de la liste Renaissance, notamment soutenue par LREM et le Modem, Sophie Segond, colistière, a également défendu les projets réalisés grâce à l’Europe tout en se projetant dans les nouveaux défis. «Monnaie unique, libre circulation des capitaux, des travailleurs, Airbus, la reconnaissance des diplômes, Erasmus. L’Europe n’est peut être pas parfaite mais nous pouvons être fiers de toutes ces réalités. Maintenant, nous vous proposons de faire encore mieux sur les sujets environnementaux, la protection absolue et non négociable du droit d’asile, la lutte contre le dumping social, l’harmonisation fiscale. J’ose espérer que nous nous retrouverons avec d’autres paris pour voter ensemble ces textes proposés à Bruxelles.»

Joao Martins-Pereira, secrétaire départemental du Mouvement des Jeunes Socialistes (liste Envie d’Europe écologique et sociale soutenue par PS – Place publique), a également défendu le cadre existant, pointant qu’il suffit simplement d’obtenir une majorité de sièges pour pouvoir voter les textes adéquats. «Nous avons la possibilité pour la première fois depuis 1999 de faire passer la majorité à gauche au Parlement Européen. Grâce à cela, nous pourrions faire de l’Union un rempart contre les dérives de la mondialisation et un tremplin pour l’amélioration des conditions de vies des plus pauvres.» 

Postulat partagé par Bernard Chappellier, secrétaire départemental de l’UDE, maire adjoint du Kremlin-Bicêtre et colistier de Urgence Ecologie. «Ce n’est pas parce que l’on ne peut pas changer les traités que l’on ne peut pas unir nos forces pour faire avancer des politiques publiques et faire entendre la voix de ceux qui n’ont pas été entendus jusqu’à présent par les partis traditionnels.» 

Enfin, Gaétan Marzo, conseiller d’opposition à Créteil, responsable départemental du Rassemblement national (Liste Prenez le pouvoir soutenue par Marine Le Pen), a reconnu des avancées permises par l’Union européenne et invité à une préférence européenne. «C’est grâce à la coopération étroite entre les États membres que nous avons pu créer Ariane ou Airbus. Sans elle, ces projets n’auraient jamais pu voir le jour. Cela dit, nous devons agir en matière de flux migratoires. La coupe de l’immigration est pleine. Nous devons également établir la préférence européenne dans les marchés publics. Aux Etats-Unis, seuls 30% d’entre eux sont ouverts aux entreprises non-américaines».

L’environnement, un enjeu majeur reconnu de tous

Si tout le monde s’accorde aujourd’hui sur la nécessité de mettre l’environnement au coeur des décisions, les priorités diffèrent.

Des propositions financées par la Banque centrale européenne

Pour le PCF, Fabien Guillaud-Bataille a proposé trois grands axes de travail pour allier écologie et social. D’abord un plan de rénovation thermique des logements, ensuite des investissements massifs dans le transport ferroviaire, puis un plan spécifique à la transition énergétique. Comment le financer ? «En réaffectant les centaines de milliards d’euros accordés aux établissements financiers par la banque centrale européenne. Il faut arrêter de culpabiliser uniquement les ménages modestes. C’est inefficace et injuste.» 

Génération.s propose de son coté la mise en place d’un bouclier bio aux frontières de l’Union. «Nous proposons un New Deal de 500 milliards d’euros non pas pour les banques, mais pour l’investissement dans la transition écologique et pour décarbonner notre économie. Pour protéger ce nouveau mode de consommation et de production, nous devons taxer les produits qui ne respectent pas nos normes. Enfin, nous nous fixons l’objectif de 2027 pour interdire tous les plastiques à usage unique», a invité Roxane Lundy en brandissant la petite bouteille d’eau en plastique posée à côté de son cavalier.

Pour Urgence Ecologie, Bernard Chapellier a appelé à sortir de la règle des 3% de déficit pour limiter les dépenses publiques lorsqu’il est question d’environnement. «Il faut inscrire la notion de bien être et de préservation de la nature lorsque l’on parle de croissance. Nous proposons la séparation de l’Europe et des lobbys, la suppression des liaisons aériennes sur courtes distances, la reconnaissance du droit des animaux, l’abolition de la pêche et de l’élevage industriel ainsi que l’interdiction des agents mutagènes et des pertubateurs endocriniens.» 

La transition écologique c’est possible

Ancien député européen, Alain Lipietz n’a pu s’empêcher de sourire face à l’engouement parfois récent de certaines listes pour l’environnement. «Si nous avions voté ensemble vingt ans auparavant, cela aurait été formidable. Maintenant c’est un peu tard. Nous nous battons pour la sécurité alimentaire, contre le glyphosate, et défendons un passage direct au 100% bio. Au sein de notre liste, nous avons Damien Carême, maire de Grande-Synthe, qui a financé grâce aux économies d’énergie de la ville, la gratuité des transports ou encore un revenu universel. C’est possible !»

Pour Joao Martins-Pereira, de la liste Envie d’Europe, des progrès ont été réalisés mais il reste encore fort à faire. «Un travail remarquable a été réalisé par nos élus lors de la précédente mandature et je tiens à saluer en particulier l’investissement de Christine Revault D’Allonnes sur les sujets environnementaux. Il y a urgence d’agir pour mettre fin aux néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, au glyphosate, aux passoires énergétiques, limiter les particules émises par les incinérateurs comme à Ivry ou le kérosène à Orly. Mais il ne faut pas seulement interdire, il faut aussi accompagner et financer la recherche et la formation aux nouveaux métiers créés par le verdissement de notre consommation d’énergie.» 

Impasse écologique à cause des traités ?

De son côté, Zamane Ziouane, de l’UPR, a interpellé l’ensemble des participants sur les limites des traités. «Comment allez-vous faire pour appliquer vos propositions puisque les traités défendent le libre-échange et la libre circulation des marchandises qui sont en contradiction avec les idées que vous défendez?» 

A la France Insoumise, Vianney Orjebin se considère comme « écologiste conséquent » par opposition aux « écologistes de slogan ». «Les prévisions du GIEC à 12 ans sont catastrophiques. Avec d’autres traités nous pourrons lancer un vaste plan pour transformer notre économie en 100% renouvelable, réorienter les financements de la PAC pour l’agriculture bio et locale. Nous pourrons également rompre avec les accords de libre échange qui organisent le grand déménagement du monde et changer le principe de la concurrence libre et non faussée par la règle verte consistant à ne pas prendre plus à la nature qu’elle ne peut en offrir.» 

Le Rassemblement national défend le nucléaire

En matière énergétique, Gaétan Marzo (RN), a défendu le nucléaire, s’attirant les foudres des autres intervenants. «Nous avons la chance de disposer d’une énergie peu chère et fiable. Le nucléaire nous offre un avantage concurrentiel que nous sommes en train de perdre faute de décision politique. Il faut un nouvel âge du nucléaire. Le solaire est également le bienvenu ainsi que l’hydrolien en haute mer mais nous refusons en revanche les éoliennes au rendement énergétique discutable et qui défigurent le paysage. Nous devons également tourner le dos aux traités commerciaux et se protéger de la nourriture industrielle qui réduit l’espérance de vie.» Sur ce point, Alain Lipietz a invité à demander leurs avis aux habitants proches de Tchernobyl ou de Fukushima.

Interpellé par le public sur la non-taxation du kérosène, Paul Bazin (LR), a expliqué que son groupe n’avait pas voté de texte parce que cela aurait réduit à néant les chances pour l’industrie aérienne européenne de rester compétitive vis-à-vis de la concurrence étrangère.

Frontières et flux migratoires, un marqueur politique fort

La question des frontières et celle qui suscite le plus de clivages.

Maîtriser les frontières en priorité

«Nous avons 13 000 kilomètres de côtes surveillées par seulement 600 gardes de Frontex. Les Etats-Unis consacrent 13 milliards à la défense de leurs côtés quand l’UE ne dépense que 350 000 euros. Il faut créer un véritable système de garde côte et renforcer Frontex. Il faut également que nous nous dotions d’un ministère des migrations à l’échelle européenne parce que nous avons confié cette tâche à Erdogan. Je préfère qu’un Européen s’en charge. Ainsi, nous fluidifierons le traitement des demandes d’asile et de visas», a proposé Daniel Pigeon-Angelini pour l’UDI.

«On a l’impression que ce mot de frontière est devenu un gros mot alors que nous n’en avons jamais eu autant besoin pour définir qui nous sommes et ce que nous voulons faire ensemble. La vraie générosité ne consiste pas à accueillir tout le monde chez soi pour mettre ensuite vos invités à la cave. Il faut accueillir les personnes que l’on peut et qui partagent nos valeurs. Nous devons traiter les demandes depuis des pays sûrs parce qu’il est impossible à l’intérieur de l’Europe de traiter les déboutés du droit d’asile. Enfin, nous devons défendre notre civilisation contre ceux qui l’attaquent, notamment l’islamisme radical», s’est exprimé Paul Bazin pour les Républicains.

«Il y a 90% des pays dans le monde qui gèrent eux-mêmes leurs frontières et ça ne pose aucun problème. Il faut revenir à des choses simples. L’immigration occulte le problème de l’émigration. Beaucoup de jeunes français quittent leur pays faute de trouver un emploi. Je m’excuse pour les sans-frontiéristes mais je préfère ma famille à mes amis, mes amis à mes voisins, et ainsi de suite, vous connaissez la chanson. Il faut faire en sorte que nos frontières existent», a également enchéri Dominique Bourse-Provence.

«La hausse des faits divers ces dernières années est la conséquence directe d’une immigration sauvage. Meurtres, viols, cambriolages sont perpétrés par des personnes dont on nous explique qu’elles n’ont pas nos codes culturels ! 90% des déboutés du droit d’asile ne sont pas reconduits à la frontière. Il faut une tolérance zéro et rétablir nos frontières nationales et européennes. S’inspirer de l’Australie qui est très claire en expliquant qu’elle n’offrira ni travail, ni logement, ni aide, et qui ne déplore aucun mort au large de ses côtes», a encore ajouté  Gaétan Marzo, avant de se faire reprocher par d’autres intervenants un amalgame entre la question des violences et celle des réfugiés.

«En sortant de l’UE et de l’OTAN nous ne seront plus impliqués dans des guerres qui provoquent l’afflux de migrants. Nous organiserons un référendum national sur les accords de Schengen pour que toutes les opinions s’expriment à ce sujet parce l’on ne peut pas se faire enfermer entre des discours qui prônent l’accueil de tous, et ceux qui veulent fermer les frontières», a de son côté indiqué Zamane Ziouane pour l’UPR.

L’accueil non discriminé en priorité

«Nous n’ergotons pas, c’est une question de principe. Nous nous opposons au tri des migrants selon qu’ils fuient la guerre ou le dérèglement climatique, selon qu’ils ont des diplômes ou non. Nous sommes pour l’accueil tout de suite, et dans la dignité. Il n’y a pas de horde. Ce sont des gens qui fuient la misère et portent en eux les espoirs de familles et de villages tout entiers. Si l’on suivait les critère de l’immigration, Lassana Bathily, le « héros de l’hypercacher de la Porte de Vincennes », qui soutient notre liste, n’aurait pas pu rester en France et agir comme il l’a fait !», a rappelé Fabien Guillaud-Bataille, pour le PCF.

«La méditerranée est devenue la frontière la plus meurtrière du monde parce qu’il n’y a pas de solidarité entre États pour offrir un accueil digne et solidaire à des gens qui fuient la guerre, la misère ou le changement climatique. Il faut condamner les États de l’Union aux politiques xénophobes, racistes, sexistes et homophobes comme la Hongrie d’Orban que soutiennent Les Républicains, le RN et Debout la France», s’est exprimée Roxane Lundy pour Génération.S.

«Nous défendons la libre circulation et installation des femmes et des hommes à l’échelle du monde, la disparition de tous les drapeaux nationaux et une Europe unie, fraternelle, sans frontière ni barbelés. Le plombier polonais ou le routier moldave partagent les mêmes intérêts à se défendre contre le patronat dont ils seront à la merci, s’ils sont bloqués par les frontières. Les capitaux circulent alors pourquoi pas les hommes ?», a interpellé Joséfa Torres pour Lutte ouvrière.

Réformer le droit d’asile

«La crise de 2015 a fracassé le système européen du droit d’asile qui s’est montré injuste notamment vis-à-vis des pays du sud de l’Europe qui se sont retrouvés seuls à assumer des décisions prises par des pays qui ne vivent pas au quotidien le défi migratoire. Nous voulons réformer le règlement Dublin et harmoniser les procédures de rejet ou d’admission d’asile et faire en sorte qu’un demandeur ne puisse déposer qu’un dossier. Nous souhaitons également que tous les pays de Schengen prennent une part commune dans l’accueil des demandeurs. Il y en a assez que les partis populistes passent leur temps à mentir sur la réalité de cette immigration qui est une chance pour notre pays», a souligné pour sa part Sophie Segond pour la liste Renaissance.

L’intégralité du débat en vidéo

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