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Politique locale | Fresnes | 14/02
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Fresnes : LREM attaque la maire pour défaut de parité

Fresnes : LREM attaque la maire pour défaut de parité
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C’est un effet rebond de l’élection surprise de Marie Chavanon (PS) à la mairie de Fresnes en 2017 contre la volonté de l’ancien maire, le député Jean-Jacques Bridey, passé du PS à LREM. Ce dernier soutenait la candidature de sa première adjointe Laurine Da Silva, à l’époque restée au PS mais qui a depuis rejoint LREM.  S’en est suivie la recomposition complexe d’un nouvel exécutif comprenant notamment 10 adjoints : 6 hommes et 4 femmes. Une non parité que LREM a attaqué au Tribunal administratif. Au-delà de cette offensive juridique, se dessine une bataille qui s’annonce rude pour les municipales. Explications.

Une élection serrée à une voix près, 17 contre 16, permise par une majorité recomposée mais fragile. En ce mois de juillet 2017, le groupe PS initialement élu en 2014 se fissure entre ceux qui sont restés dans le parti à la rose et ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron. Alors qu’en 2014, le maire n’avait dû sa réélection à un cheveux qu’à la division de la droite et du centre, étant lui-même confronté à un outsider à gauche, les deux groupes de gauche se réconcilient tandis que la droite vote avec les marcheurs pour tenter d’éviter l’élection de la candidate socialiste. La fracture se déplace au sein du Conseil municipal.

S’en suit la nomination d’un premier exécutif comprenant notamment 9 adjoints, 5 hommes et 4 femmes, autour de la maire. Alors que la parité est obligatoire au sein des maires adjoints, à une personne près, la ville est alors en règle. La nomination d’un adjoint supplémentaire, délégué aux conseils de quartiers, creuse en revanche l’écart. Une situation dénoncée par les élus LREM qui réclament un rééquilibrage. «A l’époque, je pensais que l’adjoint aux conseils de quartiers ne comptait pas dans le calcul de la parité», confie la maire, Marie Chavanon, à qui la règle a depuis été précisée lors d’échanges avec la sous-préfète. «Nous avons signalé le problème à la maire et demandé que soit rétablie la parité», indique de son côté Philippe Vafiadès, élu LREM (ex PS). N’obtenant pas satisfaction, les élus ont déposé un recours au Tribunal administratif, pour faire annuler la délibération votée en juillet 2017.

«Quand on remanie une équipe en cours de mandat, on ne part pas d’une liste chabadabada.  6 élus du PS sont partis dans l’opposition et dans ma nouvelle majorité, j’ai un peu moins de femmes que d’hommes», explique la maire de la ville, qui indique qu’elle étudie actuellement la situation.

En attendant, la ville doit voter son budget ce jeudi 14 février, un sujet de friction habituelle entre majorité et opposition, qui sera une nouvelle occasion de se compter et de s’assurer de la constance des élus PS. De ce côté, le premier adjoint, Jean-Jacques Um, rassure, indiquant qu’il n’y aura aucun problème : «RAS», résume-t-il.

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