Service public | Territoire T12 | 02/04
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Sedif’xit : le Grand-Orly Seine Bièvre décidera avant fin 2019

Sedif’xit : le Grand-Orly Seine Bièvre décidera avant fin 2019 © ia_64
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Une restitution de l'étude commandée à un cabinet indépendant sur la sortie du Sedif (le syndicat intercommunal en charge de la gestion de l'eau potable) était présentée la semaine dernière lors du comité de pilotage sur l'eau du Grand-Orly Seine-Bièvre. Une nouvelle étape décisive pour les tenants du Sedif'xit à l'instar du conseiller territorial écologiste Jacques Perreux et de la Coordination Eau Ile-de-France. L'exécutif du territoire reste beaucoup plus réservé.

Pour les partisans de la gestion publique de l'eau en Île-de-France, les résultats de l'étude menée par le cabinet Collectivités conseils testant l'hypothèse d'une sortie du Sedif au profit d'une régie directe étaient très attendus et à la sortie de la réunion, Jacques Perreux, président du groupe écologiste et citoyen au Conseil du territoire a débriefé avec enthousiasme le rapport devant quelques élus et membres de l'association Coordination Eau Île-de-France, un collectif d'associations qui milite pour une régie publique de l'eau. «La voie de la mise en place d’une régie publique pour le territoire est tracée», a-t-il annoncé en expliquant que les tarifs seraient plus compétitifs après un pic au cours des trois premières années, lequel pourrait être lissé grâce à l'allongement de la durée d'amortissement des investissements nécessaires. Estimés à 36 millions d'euros, les travaux de déconnexion des réseaux pèsent en effet de manière non négligeable sur la mise de départ. Pour la Coordination EAU Île-de-France, cette étude constitue «une avancée notable vers la régie».  

Voir le compte rendu de Jacques Perreux sur le site de la coordination

Le territoire tranchera avant la fin 2019

Du côté de l'exécutif du territoire, on reste prudent, rappelant que la version de l'étude présentée en comité de pilotage n'était pas définitive. «Nous avons lancé cette étude l'année dernière. Elle doit nous aider à avoir une meilleure compréhension des enjeux. Selon les premiers éléments, il apparaît que nous avons la place stratégiquement et financièrement pour assurer nous-mêmes la gestion de l'eau. Cela dit, cette étude n'est pas complètement stabilisée et elle devra être complétée par une nouvelle phase comprenant les trois villes qui sont en délégation de service public avec Suez (Valenton, Villeneuve-Saint-Georges et Morangis). Quoi qu'il en soit, nous communiquerons d'ici 15 jours à 3 semaines les résultats de cette étude. Nous souhaitons ensuite que les villes organisent des débats au plan local pour que d'ici cette été, nous puissions réunir un nouveau comité de pilotage et avoir la position de chaque commune. Nous espérons ainsi avoir les éléments définitifs pour trancher au dernier trimestre 2019», réagit-on au cabinet de la présidence du territoire.

«Quoi qu'il en soit, c'est une base de départ très encourageante. En retrouvant notre indépendance, nous parviendrons à distribuer une eau dans un coût moindre que le Sedif. Nous sommes de nombreux élus à en être convaincus», maintient Jacques Perreux.

André Santini tente de sonner le rappel

Dans l'édito du dernier numéro de la revue du Sedif (page 3), le président du syndicat, André Santini, lance pour sa part un appel à l'unité auprès des trois territoires qui n'ont pas réadhéré pour pouvoir étudier leur sécession (Est Ensemble, Plaine Commune et Grand-Orly Seine Bièvre). «Toutes les études menées jusqu’alors ont abouti aux mêmes conclusions : la sortie du Sedif coûterait au minimum 300 millions d’euros, entraînerait pour les populations une augmentation du prix de l’eau de 10 à 20 centimes d’euros par m³, et mettrait en péril la réalisation des ouvrages destinés aux JO 2024 et les nouveaux réseaux de transports publics.Conscientes que le Sedif constitue un îlot de stabilité dans un paysage administratif instable et confus, 14 communes de ces trois EPT ont depuis renouvelé leur confiance au Sedif et fait le choix d’une gouvernance apaisée et partagée, afin de prendre part aux décisions qui vont engager l’avenir du service public de l’eau. J’invite donc mes collègues représentant les communes encore en réflexion, à œuvrer pour maintenir l’unité qui a fait de notre institution une belle et grande maison, au service de nos communes», plaide l'élu.

A lire aussi :

https://94.citoyens.com/2017/sedifxit-a-50-grand-orly-seine-bievre,20-12-2017.html

https://94.citoyens.com/2018/sedif-est-ensemble-choisy-santini,21-12-2018.html

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