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Mouvement social | Accueil Val de Marne (94) Saint-Maurice | 28/11
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Grève aux Hôpitaux de Saint-Maurice

Grève aux Hôpitaux de Saint-Maurice
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Les personnels du SSR enfants (Soins de suite et de réadaptation) des Hôpitaux de Saint-Maurice sont en grève ce jeudi 28 novembre. Soutenus par la CGT, ils dénoncent la nouvelle organisation.

« Depuis juillet 2018, nous expérimentons une nouvelle organisation des soins. Les enfants sont amenées à changer d’équipe au cours de leur séjour d’hospitalisation, et pour certains chaque jour ! La charge de travail est trop importante car il faut prendre en compte toutes les pathologies et il n’est plus possible de répondre à la demande d’attention des enfants, il faut enchaîner les soins « comme à l’usine », dénoncent les personnels. « A partir du lundi 25.11.2019, tous les patients Hôpital de jour du Pôle arriveront le matin dans le hall de l’unité B soit 90 enfants. Le hall du B, n’est ni sécurisé ni fermé et n’est donc pas adapté à l’accueil des enfants très jeunes et d’enfants avec troubles du comportement, qui risquent de se sauver. Le bruit et la surpopulation dans ce hall, le matin et lors du goûter, majorent les troubles, engendrent colères et agressivité. Il y a des va et vient permanents (soignants, taxis, familles) qui ne permettent pas de vérifier la présence des enfants. Le regroupement en équipe unique entraîne un manque de repères avec des enfants qui transitent sur 3 sites géographiques chaque jour (arrivée hall du B, repas au A, sieste au C, rééducation au A, école au C…) ce qui augmente leur anxiété et leur instabilité affective. Des travaux ont été réalisés sans l’avis des soignants et sans prendre en compte les besoins des patients, entre autre la taille des portes pour les chariots-plats ou la sécurité affective », poursuivent les personnels.

« Auparavant, tout cela ne se produisait pas. Les secteurs de prise en charge étaient bien définis et regroupés avec des salles éducatives proches des soignants et des lieux de vie des enfants (chambres, salle à manger…). Les différents intervenants se connaissaient ce qui permettait des transmissions et des relais efficaces. Il était plus facile de s’adapter au changement d’horaire ou de soin en toute sécurité. Un tel manque de bon sens, engendre une désorganisation majeure qui fait fuir les professionnels qui étaient investis dans leur travail. Le fort absentéisme professionnel entraîne une rotation des équipes sur les 3 services (7/7, 5/7, HDJ) pour pallier au manque d’effectif. Cela empêche un suivi correct des enfants sur la durée de leur hospitalisation, et cela perturbe également les équipes, les familles. Le manque de moyens humains entraîne des délais dans la prise en charge des enfants (le change, le repas, le retrait de l’alimentation, les médicaments) ce qui génère une incompréhension et un mécontentement des familles. Les intervenants ressentent l’agacement, la peur voire l’agressivité légitime des familles mais se sentent totalement impuissants », ajoutent encore les personnels qui indiquent avoir fait part de propositions et participé à de « très nombreux » groupes de travail « sans être entendus« .

« Nous ne voyons pas d’autre solution que d’avoir deux services en hospitalisation complète et des personnels fixes en nombre. Cela permettrait d’avoir des services complets, de répartir la charge de travail entres les équipes et d’assurer une stabilité de celles-ci pour que la prise en charge des patients soit efficace et que la sécurité de enfants soit préservée. Ainsi retrouverions-nous l’investissement de l’ensemble des personnels », plaident les personnels en grève.

 

 

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