Santé | Créteil | 22/01
Réagir Par

Grèves aux urgences Mondor : achoppement sur la question des aides-soignants

Publicité

Malgré des discussions avec la direction, la grève perdure aux urgences de l'hôpital Mondor, soutenue par Sud Santé, la CGT et la CFDT. Depuis vendredi, les soutiens politiques affluent également.

Alors que le syndicats réclament 6 postes d’infirmiers et 6 postes d’aides-soignants supplémentaires de jour,  2 postes d’infirmiers supplémentaires et 1 poste d’aide-soignant supplémentaire de nuit, ainsi que le remplacement systématique des congés longues durées, des congés maternités et la réparation, remplacement et mise à disposition de jour comme de nuit « du matériel nécessaire au fonctionnement du service (brancards…)« ,  des propositions ont été faites comme l’embauche de 8 infirmiers, le remplacement systématique des congés longues durées et maternité et la réparation des brancards. Reste en revanche entière la question des aides-Soignants. Les grévistes se sont vu proposer  2 postes au lieu des 7 demandés. Lors d’une réunion ce lundi 21 janvier, la direction a proposé que deux aides-soignantes du service du pool restent aux urgences en attendant de chiffrer les besoins. Une solution qui n’a pas donné satisfaction.

Entre temps, les grévistes ont reçu le soutien de plusieurs élus, à commencer par la sénatrice PCF Laurence Cohen, venue sur place vendredi dernier. Ce lundi, c’est Christian Favier, président PCF du Conseil départemental, qui s’est rendu sur les lieux pour porter son soutien. Le Front de Gauche du département et le groupe France Insoumise de Créteil ont également apporté leur soutien.

« Depuis 2012, l’activité du service des urgences a augmenté de près de 23% ! Le nombre de passage est passé de 45 871 en 2012 à 56 278 passages en 2016, soit une augmentation de 10 417 passages en 6 ans, avec une population de plus en plus vieillissante », alerte la Coordination Mondor, qui rappelle avoir déjà signalé en octobre 2018 que « faute d’un nombre suffisant de médecins anesthésistes présents à l’hôpital Henri Mondor, à plusieurs reprises, des  interventions chirurgicales ont du être reportées. Il manque actuellement 13 médecins anesthésistes réanimateurs, sur un effectif de 60, auquel s’ajoute le départ prochain de Mondor de 8 anesthésistes et 3 futurs retraités. »

 

 

 

Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi