Urbanisme | Grand Paris | 22/01
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La croissance urbaine ralentit en Île-de-France

La croissance urbaine ralentit en Île-de-France
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Selon l'Institut d'aménagement et d'urbanisme, la région Île-de-France a connu sur la période 2012-2017 le rythme d'urbanisation le plus faible de ces trente dernières années avec une moyenne annuelle de 590 hectares consommés.

Tous les cinq ans, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France réalise un inventaire des modes d’occupation du sol francilien à partir de photographies aériennes et de documents fonciers. Cet outil permet de catégoriser les différents types de surfaces et d’apprécier leur évolution dans un contexte de développement urbain. Sur la période 2012-2017, la région s’est distinguée par une baisse de l’artificialisation des terres.

Le renouvellement urbain figure parmi les facteurs de ce ralentissement. 53% des nouveaux logements produits en Île-de-France ont été réalisés sur des surfaces préexistantes. C’est particulièrement le cas en petite couronne. A l’inverse, disposant de réserves foncières importantes, les villes moyennes de grande couronne ont bénéficié de plus de la moitié des extensions urbaines régionales, accueillant habitat et activités.

La dynamique de création des surfaces dédiées aux activités économiques est également à la baisse sur l’ensemble de la région (-26% par rapport à la période 2008-2012) avec la dégringolade la plus perceptible pour Paris et la petite couronne où les apparitions ne compensent pas les disparitions et les délocalisation. Ce territoire a perdu 247 hectares d’espaces d’activités en cinq ans. L’IAU a également constaté qu’au cours de ces cinq dernières années, la Seine-et-Marne, à elle seule, avait capté 75% des nouvelles plateformes logistiques, profitant notamment du faible coût de son foncier et de sa position privilégiée sur des axes routiers européens. La petite couronne tente de réagir en proposant des entrepôts de tailles plus réduite et conservant tout de même le quart de infrastructures logistiques franciliennes.

 

 

L’IAU a décelé un mouvement croissant de mutation des surfaces à proximité des gares existantes ou en projet dans la zone dense. Le taux de mutation de ces espaces est ainsi passé de 4,69% entre 2008 et 2012 à 7,73% sur la dernière période. Il pourrait s’agir d’un effet induit par la livraison future de grands projets de transport dans la décennie à venir.

Moins d’espaces naturels, agricoles et forestiers mais plus d’espaces verts urbains

La diminution des espaces naturels agricoles forestiers (Naf) s’est poursuivie mais moins rapidement. Sur la période 2012-2008, l’Île-de-France perdait chaque année 655 hectares contre 590 hectares sur la période 2017-2012. En revanche, plus de 480 hectares dédiés aux parcs et jardins ont été créés en Île-de-France dont le tiers dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. C’est la première fois que le solde d’espaces verts créé dans la région se révèle positif depuis le début des inventaires en 1982.

« Nous sommes actuellement dans une dynamique vertueuse avec un chiffre record sur la baisse de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestier. Il se dit souvent que chaque année l’équivalent d’un département (40 000 hectares) est urbanisé mais l’Île-de-France, qui concentre a elle seule 18% de la population, ne représente que 1,5% de la consommation annuelle de ces espaces naturels, agricoles et forestiers. Je salue également la progression des espaces verts urbains en petite couronne ainsi que la croissance des nos bois et forêts. J’apporte en revanche quelques bémols sur la disparition des espaces logistiques en zone dense où il faut conserver des moyens d’assurer la logistique du dernier kilomètre », a retenu Fouad Awada, directeur général de l’IAU d’Île-de-France.

Vous pouvez consulter cette carte légendée sur le site de l’IAU.

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