Associations | Ivry-sur-Seine | 05/06
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Ivry-sur-Seine : depuis 30 ans, Ginette Touchard se bat pour les exilés du Tibet

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Depuis bientôt trente ans, l’association Don et action pour le Tibet, basée à Ivry-sur-Seine, oeuvre aux  conditions de vie des Tibétains installés en Inde. Portée par quatre bénévoles dont sa fondatrice de 81 ans, elle aide directement plus de 500 personnes.

En mars 1959, le Dalaï-lama fuit le Tibet pour échapper à la répression chinoise. Nombre de Tibétains s’exilent aussi, principalement en Inde et au Népal. « En Inde, les Tibétains sont arrivés sur des terres incultes. Là-bas on appelle ça des terres à éléphants » explique Ginette Touchard, 81 ans, la fondatrice de l’association Don et Action pour le Tibet. Le milieu aride explique en partie les conditions de vie encore très difficiles de ces populations déracinées.

Depuis Ivry-sur-Seine, l’association parraine des enfants, des adolescents et des personnes âgées réfugiés dans deux régions indiennes, l’Arunachal Pradesh, au nord-est du pays, et le Karnataka, au sud. Les parrainages individuels sont complétés par des actions diverses : construction de bâtiments, envoi de matériel, installation d’éoliennes, financement de sessions de formation…

Sportive et baroudeuse, c’est à l’occasion d’une ascension au Népal, à la fin des années 1970, que Ginette Touchard rencontre des Tibétains pour la première fois. Elle commence à parrainer des enfants sur ses deniers personnels à la fin des années 1980, et crée l’association Don et action pour le Tibet en mars 1990. « On a aidé jusqu’à 950 enfants. Aujourd’hui on parraine environ 510 personnes » détaille-t-elle. « Le but premier c’était d’accompagner les jeunes. Mais on aide de plus en plus de personnes âgées isolées après le départ de leur famille » précise-t-elle.

 

 

Faciliter la scolarisation des exilés

L’un des piliers de l’action de l’association concerne l’éducation des enfants Tibétains. Ces derniers sont scolarisés dans des écoles publiques indiennes, mais de nombreux frais restent à la charge des familles. Chaque parrain verse un minimum de 23€ par semestre, principalement pour l’achat des uniformes, obligatoires en Inde, et les frais de transport des écoliers.

« Souvent les enfants ont trois ou quatre jours de trajet, dans des zones difficiles, avant d’atteindre leurs écoles » explique Ginette Touchard. L’association a acheté un car et des bateaux, mais a également renforcé des chemins de montagne, dangereux en période de mousson. « En Inde le soleil se couche très tôt, les enfants n’avaient pas le temps de faire leurs devoirs ou s’éclairaient à la bougie » explique la présidente. Pour y remédier, l’association a installé 414 panneaux solaires.

« On a construit ou rénové des écoles, des maternelles et des crèches, qui ne sont pas assurées par le système indien » détaille Ginette Touchard. « On a aussi construit un internat, qui accueille 72 enfants » poursuit l’octogénaire.  Au-delà du volet éducation, l’association érige aussi des infrastructures pour les familles, des maisons et des sanitaires notamment.

L’association qui fonctionne grâce à quatre bénévoles, peut compter sur 550 donateurs réguliers, dont 400 parrains et marraines. « On a des gens très fidèles et depuis très longtemps. On reçoit des dons de toute la France, mais aussi d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie, de Suisse… » s’enthousiasme Ginette Touchard. Des dons qui rendent possibles de très nombreuses réalisations. « Quand on fait un récapitulatif c’est fou ! C’est un beau bébé qui a bien grandi », se réjouit l’octogénaire.

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