Publicité
Publicité : WELCOME 94 - l'évènement 2019 pour les entrepreneurs du Val-de-Marne
Politique locale | Bry-sur-Marne | 28/06
Réagir Par

Jean-Pierre Spilbauer, maire de Bry-sur-Marne, ne sera pas candidat en 2020

Jean-Pierre Spilbauer, maire de Bry-sur-Marne, ne sera pas candidat en 2020
Publicité

C’est en Conseil municipal, ce jeudi 27 juin, que Jean-Pierre Spilbauer a informé les élus qu’il ne briguerait pas un quatrième mandat, après vingt années à la tête de Bry-sur-Marne.  L’édile s’engage en revanche à rester disponible pour faire vivre le projet Daguerre.

«Je vous confirme que mon nom ne figurera sur aucune des listes candidates, a annoncé l’élu qui ne sera plus non plus conseiller métropolitain et vice-président du Territoire. Pendant les 8 mois qui viennent, je poursuivrai ma tâche, avec la majorité municipale, pour faire avancer tous les projets que nous avons initiés. Avec la même énergie et la même détermination. Au-delà de mars 2020 – si toutes les conditions sont réunies – je proposerai aux Collectivités qui le souhaiteraient (Mairie, Territoire) de travailler avec elles pour mettre en oeuvre le projet Daguerre intitulé « Depuis la naissance de la photographie jusqu’à l’Image du futur ». L’Institut National de l’Audiovisuel, les Studios de Cinéma, et la Photographie constituent des atouts incroyables pour le développement économique, la recherche, l’innovation, l’emploi, et l’insertion des Jeunes, pour Bry, pour le Territoire, et pour l’Est parisien. Ce projet doit être coproduit par l’Etat et la Région Ile de France. Avec ou sans moi. Croyez-en mon enthousiasme intact pour oeuvrer en faveur des Bryards et de notre ville.»

Vétérinaire de profession, Jean-Pierre Spilbauer avait repris la ville en 2000, succédant en cours de mandat à Jacques Lasne, démissionnaire. L’élu, qui a rendu sa carte UMP au moment de la guerre Fillon-Copé, fin 2012, avait été malgré tout investi officiellement par le mouvement en 2014 contre le dissident Charles Aslangul (LR).  L’annonce de sa démission a suscité des réactions immédiatement radoucies de ses concurrents à droite.

«Après 30 ans d’engagement municipal, dont 20 ans comme Maire de Bry, vous n’avez vraiment pas à rougir de votre bilan et tout particulièrement de ce dernier mandat, a ainsi déclaré Emmanuel Gilles de la Londe, son ancien adjoint démis de ses fonctions fin 2018 après avoir dénoncé des dérapages budgétaires en séance. Il reste encore 8 mois à travailler au service des bryards néanmoins toute l’équipe de notre majorité, quel que soit nos rapports personnels, n’a pas démérité. Pour ma part, ensemble et sous votre impulsion, nous avons réalisé, avec les services techniques, 11 ans de travail commun. Votre engagement apolitique et votre connaissance des dossiers sont reconnus par tous, toute tendance politique confondue, ce qui est assez rare aujourd’hui pour être souligné. Malgré des points de vue parfois différents sur la forme et la gestion de l’humain, j’ai réellement apprécié travailler dans la majorité municipale, avec toute l’équipe, sous votre conduite. Je salue tout particulièrement votre détermination à contribuer au développement de Bry et surtout d’avoir su imaginer et imposer le projet du pôle image de l’Est Parisien autour des studios de Bry et de l’INA. Depuis de longues années, il faut bien l’avouer, beaucoup ne croyaient plus dans l’avenir de la filière audiovisuelle en Ile-de-France. Monsieur le Maire, j’ai le souhait que vous puissiez continuer cette aventure d’une manière ou d’une autre car vous êtes très au fait de ce dossier.»

Ancien colistier de Jean-Pierre Spilbauer en 2008, avant de quitter la majorité en 2011, Charles Aslangul, qui s’était déjà présenté en 2014, et obtenu 27% puis 32% des voix au second tour, a pour sa part salué une «sage décision». «Après votre annonce, je prends la parole avec, croyez-le, beaucoup de bienveillance et une certaine émotion. C’est ma nature,  toujours pleine d’enthousiasme pour l’avenir combinée avec une certaine nostalgie. Quand j’ai appris la nouvelle de votre annonce cela a déclenché chez moi, je ne peux pas le nier, une certaine nostalgie en me tournant vers les 12 dernières années passées à nous côtoyer, nous opposer, nous rejoindre parfois sur des projets d’intérêt public», a témoigné l’élu qui a, après la séance, immédiatement lancé un appel au rassemblement sur sa liste, sur les réseaux sociaux. «Ma candidature est aujourd’hui légitime par le score de 32% obtenu en 2014 en déjouant tous les pronostics de l’époque, mais aussi par mon expérience solide d’élu municipal depuis bientôt 12 ans et mon expérience de président de groupe municipal», insiste l’élu qui a fêté ses 30 ans en début d’année, après avoir été le plus jeune conseiller de la ville en 2008. «J’appelle les autres potentiels candidats qui partagent notre vision à ne pas réitérer les erreurs du passé, à ne pas raviver les divisions passées. Je les appelle à avoir le courage de mettre de côté les querelles d’égos et à oser le grand rassemblement que je propose!», enjoint le secrétaire général adjoint d’Oser la France, qui prévoit une campagne sans étiquettes.

A lire aussi 

https://94.citoyens.com/2018/pole-image-bry-sur-marne-degaine-son-projet-daguerre,08-11-2018.html

https://94.citoyens.com/2018/retrait-des-delegations-demmanuel-gilles-de-la-londe-a-bry-sur-marne,04-12-2018.html

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF
Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi