Mouvement social | Accueil Val de Marne (94) Bonneuil-sur-Marne | 12/02/2019
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La CGT bloque l’entrepôt Amazon au port de Bonneuil-sur-marne

La CGT bloque l’entrepôt Amazon au port de Bonneuil-sur-marne

Un mois après un premier rassemblement devant l’entrepôt Amazon du port de Bonneuil-sur-Marne, des syndicalistes de la CGT du Val-de-Marne accompagnés de militants du PCF et de gilets jaunes sont venus perturber le fonctionnement du site logistique Amazon, empêchant pendant plus d’une heure l’accès des camions ce mardi.

Un cortège de gilets rouges et de quelques gilets jaunes ont d’abord bloqué l’accès au centre de livraison du géant du commerce en ligne. Les manifestants ont ensuite pénétré à l’intérieur de l’entrepôt et sont montés dans les étages à la recherche d’un responsable. Entre temps, la police est intervenue pour faire cesser l’intrusion mais quelques syndicalistes ont eu le temps d’interpeller le manager du site. « Nous sommes venus exiger la réintégration des salariés qui ont été licenciés pour avoir affiché leurs sympathies aux gilets jaunes. Vous trouvez cela normal que l’on traque les salariés, qu’on les convoque et qu’on les sanctionne pour cela ? », demande un syndicaliste de la CGT. « Je ne suis que le référent local, je ne suis pas dirigeant, mon opinion ne regarde que moi. L’entreprise fait ce qu’elle a à faire et les salariés ont le choix de faire ce qu’ils ont envie », répond le manager, tout en rappelant aux manifestants qu’il a rencontré le maire de Bonneuil une semaine auparavant pour évoquer des embauches en CDI.  Un échange filmé par un manifestant et posté sur les réseaux sociaux. Voir ci-dessous.

Le cortège de manifestants a finalement quitté les lieux et le fonctionnement du centre de livraison a pu reprendre. « Aujourd’hui, nous avons ciblé cette entreprise en particulier parce que son fondateur est l’homme le plus riche de la planète avec un patrimoine de 110 milliards d’euros, qui pratique la fraude fiscale et refuse d’augmenter les salaires. Amazon est la démonstration concrète qu’il y a du fric dans ces entreprises installées en France et qu’il faut exiger une juste répartition », motive le secrétaire général de la CGT du Val-de-Marne, Cédric Quintin.

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