Publicité
Publicité : Ordival 94
En images | Orly | 28/08
Réagir Par

La reconstruction de la piste 3 de l’aéroport d’Orly en images

La reconstruction de la piste 3 de l’aéroport d’Orly en images © Fb
Publicité

Quelques mois seulement après la livraison du bâtiment de jonction de l’aéroport d’Orly, un autre chantier a démarré du côté des pistes. En 18 semaines, la plateforme doit refaire à neuf les 2,3 kilomètres de la piste 3 ainsi que des travaux de mise aux normes. Ces opérations menées 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 mobilisent près de 700 employés pour tenir des délais fixés au 3 décembre. Visite du chantier.

Les pistes de l’aéroport d’Orly, soumises au roulement quotidien de plusieurs centaines d’avions, font l’objet de contrôles réguliers et d’opérations de maintenance. La piste 3, celle d’où s’élancent et atterrissent la majorité des appareils, a été construite en 1947 puis rallongée en 1959. Depuis elle a subi plusieurs chantiers d’ampleur mais, en 2016, il est devenu évident que la piste devait être en grande partie démolie pour être reconstruite. «Des études ont constaté des battements de dalle au passage des avions. Ces désordres structurels, en profondeur sous la chaussée, faisaient courir un risque de fracturation. Avec cette découverte, nous avons décidé de programmer une opération plus globale de mise en conformité de la piste puisque la France a longtemps eu ses propres normes et qu’il faut désormais se conformer à la réglementation européenne et aux standards internationaux», explique Régis Lacote (à gauche sur la photo), directeur de l’aéroport d’Orly, l’une des plateformes opérées par Aéroports de Paris (ADP).

A lire aussi : Les travaux de la piste 3 de l’aéroport d’Orly font heureux et malheureux

Les chiffres de ce chantier sont impressionnants. La démolition complète de la structure de la chaussée de la piste sur les 2,3 kilomètres ouest a impliqué l’élimination de 185 000 m² de dalles en béton de 35-40cm d’épaisseur et des couches de base et de fondation sur 50cm d’épaisseur. Vient ensuite la phase de terrassement grâce à des enrobés fabriqués à partir des gravats issus de la démolition, concassés et stockés sur place pour éviter les transports par poids lourds. Grâce à des conditions climatiques clémentes, une première tranche critique, à l’intersection des pistes 2 et 3 vient d’être achevée. «C’est conforme au calendrier prévisionnel que nous nous étions fixés et tout porte à croire que nous serons au rendez-vous de nos promesses», poursuit Régis Lacote.

Outre les lourds travaux de reconstruction des deux tiers ouest, le reste de la piste 3 va voir ses dalles existantes rechargées en enrobé. Des reprises de chaussée de voies de circulations, des opérations de démolition, de désamiantage et de créations de multitubulaires sont également en cours. Le pont-piste au dessus de la N7 va être renforcé et subir des travaux pour renforcer son étanchéité. Enfin, les feux de balisage de piste, des voies de circulation et des rampes d’approches seront équipés de LED.

Si le calendrier est respecté jusqu’au bout, les travaux seront terminés le 18 novembre. Une phase de calibrage des moyens de radionavigation implique le fermeture de la piste 3 pour deux semaines supplémentaires. La fin de l’opération est donc prévue pour le 3 décembre.

Coupure bien visible entre la partie intacte de la piste et celle qui a déjà été démolie.

Des obus allemands retrouvés sous la piste…

Pendant les travaux de démolition, les ouvriers ont dû débarrasser le sous-sol de ces dalles de ferraillage des hangars à dirigeables construits en 1923 par Freyssinet. Par ailleurs, près de 3000 masses métalliques ont été retrouvées un peu partout sous la chaussée, quelques obus allemands notamment.

Les gravats issus de la démolition de la piste sont traités sur place dans des « usines » qui concassent les gros morceaux de pierre pour en faire des matériaux nobles qui seront ensuite mélangés pour constituer les enrobés des nouvelles portions de piste.

Une fois la piste débarrassée de son ancienne chaussée et de ses dalles, vient la phase du terrassement.

Près de 130 engins sont utilisés par les 700 ouvriers du chantier.

Abonnez-vous pour pouvoir télécharger l'article au format PDF
Merci de votre lecture !

Nous mettons la plupart de nos articles en ligne gratuitement afin quʼils puissent être lus par tous mais lʼinformation a un coût.

C’est pourquoi, au-delà d’un certain nombre d’articles consultés gratuitement sur une période, nous vous proposons de vous abonner.

Si cet article vous a intéressé, et si vous souhaitez quʼil y a en ait beaucoup dʼautres, vous pouvez aussi contribuer à notre développement et à notre indépendance, soit en vous abonnant, soit en faisant un don, même modeste et ponctuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A lire aussi