Société | Accueil Val de Marne (94) Grand Paris | 04/11
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Aéroports de Paris va tester la reconnaissance faciale pour embarquer

Aéroports de Paris va tester la reconnaissance faciale pour embarquer
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Après avoir testé depuis 2018 la reconnaissance faciale pour passer le contrôle de frontière, Aéroports de Paris (ADP) testera cette technique de biométrie pour l’embarquement dès 2020.

Depuis 2018, Aéroports de Paris a déjà installé 102 sas Parafe (Passage Automatisé Rapide Aux Frontières Extérieures) de nouvelle génération dans les aéroports de Roissy Charles de Gaulle (80) et d’Orly (22). Ces nouveaux sas permettent aux voyageurs de passer la frontière en posant son passeport sur un lecteur automatique puis en regardant une caméra qui identifie le visage. Cette nouvelle génération remplace la première qui vérifiait l’identité du voyageur avec son empreinte digitale. Ce dispositif, facultatif, sera complété à partir de 2020 d’un système de reconnaissance faciale au niveau de l’embarquement, en partenariat avec les compagnies aériennes.

Expérimentations en 2020

Les premiers tests s’effectueront à l’aéroport d’Orly avec deux compagnies, dont Air France, toujours sur la base du volontariat des usagers et sous contrôle de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés) précise Aéroports de Paris. « Dans un premier temps, ce nouveau système sera déployé sur trois vols réguliers », a détaillé ADP sur son site Entrevoisins destiné aux riverains, quelques jours après que l’information soit sortie dans le journal L’Express. « Toutes les données biométriques seront détruites immédiatement après le décollage de l’avion. Elles ne pourront être comparées à d’autres fichiers et ne pourront être utilisées sur d’autres vols ou à des fins commerciales », complète l’opérateur aéroportuaire.

Généralisation en 2025

Après cette expérience pilote, « l’objectif est le passage à l’ère du biométrique sur tout le parcours passager d’ici 2024-2025 », indique ADP.

 

 

L’enjeu : faire économiser au voyageur du temps en formalités. « Toutes les études convergent sur ce point : la courbe de stress, très élevée à l’arrivée dans le terminal, va s’effondrer une fois effectuées les formalités. Autrement dit, le panier moyen est directement proportionnel au temps disponible avant l’embarquement. Un constat bien connu des gestionnaires d’aéroports dont les revenus proviennent pour plus de moitié d’activités ‘non aériennes' », insistait ainsi Gemalto, l’un des fournisseurs de Parafe, dans son communiqué annonçant la nouvelle génération de sas.

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