Initiative | | 02/04/2019
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L’art-thérapie se tricote à l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif

L’art-thérapie se tricote à l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif © Fb

Depuis quelques jours, les arbres de l’hôpital Paul Guiraud de Villejuif ont mis leur petite laine de printemps.Et sous les feuilles bourgeonnantes, une multitude de tricots de toutes les couleurs cousus par les résidents et le personnel dans le cadre d’ateliers d’ergothérapie et d’art-thérapie annoncent les beaux jours.

Ce vendredi 29 mars, une joyeuse parade déambule entre les bâtiments de l’hôpital psychiatrique au son de la batucada animée par des patients. Derrière le groupe de musiciens, suivent plusieurs dizaines de participants qui découvrent tout le long du parcours des arbres en habits d’Arlequin. Un événement carnavalesque organisé pour clôturer 9 mois d’ateliers au cours desquels les patients ont cousu ces morceaux de tricot accompagnés par le personnel et quelques personnes extérieures à l’établissement. «Ce n’est pas une simple activité pour faire passer le temps, elle fait aussi partie du soin. Le patient travaille sa dextérité et l’acte de créer quelque chose est stimulant et permet de reprendre confiance en soi», explique Corinne, ergothérapeute dans l’un des services du groupe hospitalier.

Si les points ajourés, points texturés et points crochet n’ont plus de secret pour les participants à ces ateliers, il a fallu apprendre ces techniques. Pour cela, Feli Barbera, arthérapeute et coordinatrice du projet, a fait appel à plusieurs mamies tricoteuses pour qu’elles viennent partager leur savoir. «C’était la première fois que je venais dans cet hôpital. Je ne pense pas que je m’y serai rendue s’il n’y avait pas eu cette initiative et je suis contente du résultat», témoigne Françoise, qui pose à côté d’un arbre pour se faire prendre en photo.

Chaque année depuis 2013, des projets d’art-thérapie inter-secteurs (mêlant différents départements de l’hôpital) aboutissent à la création d’œuvres d’art qui sont installées dans l’établissement. «C’est très important pour la psychiatrie qui pâtit souvent d’une mauvaise image. Nos patients ont de réelles capacités esthétiques et nous souhaitons le montrer aux visiteurs», motive le docteur Jean-Louis Lavaud.

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