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L’Insee constate la paupérisation des quartiers prioritaires du Grand Paris

L’Insee constate la paupérisation des quartiers prioritaires du Grand Paris
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Entre 2015 et 2016, la part des habitants vivant sous le seuil de pauvreté parmi l’ensemble des résidents des quartiers prioritaires du Grand Paris est passée 34,7 % à 37,4 % (+ 2,7 points). C’est en Val-de-Marne que cette progression a été la plus marquée.

Dans le département, la progression a été de + 3,1 points, indiquent l’Institut national de la statistique (Insee) et l’agence parisienne d’urbanisme (Apur) dans une analyse publiée en juillet.

Malgré une mobilité résidentielle contrainte par le manque de logements disponibles dans la métropole du Grand Paris, environ 10% de la population des quartiers prioritaires de la politique de la ville déménagent chaque année en fonction d’événements divers (attribution de logement, opérations de rénovation urbaine,…).

Le départ des classes moyennes

Selon le fichier démographique des logements et des individus (Fideli) pour la période 2016-2015, les trois-quarts de ces habitants emménagent en dehors des quartiers prioritaires. Ce sont majoritairement des adultes, jeunes ou d’âge intermédiaire, célibataires ou en couple et sans enfants. Ils possèdent un niveau de vie médian plus élevé que les résidents du quartiers qu’ils quittent (16 568 € contre 14 033 € par an) et peuvent ainsi se loger dans le parc social, le privé, voire devenir propriétaire. Mais tous ces départs ne s’accompagnent pas mécaniquement d’une ascension sociale. En effet, un quart des partants des quartiers prioritaires continuent de vivre sous le seuil de pauvreté.

 

 

En contrepartie, les appartements libérés permettent à d’autres personnes de se loger dans ses quartiers prioritaires. 71% des nouveaux arrivants ne proviennent pas d’un quartier prioritaire. Il existe de nombreux profils mais ce-sont majoritairement des adultes entre 27 et 53 ans qui sont représentés et qui viennent de se voir attribuer un logement social après avoir vécu dans le privé. Ils possèdent un niveau de vie médian supérieur à celui des résidents du quartier (15 326 € contre 14 033 € par an).

A ce stade de la démonstration, les flux résidentiels au sein des quartiers prioritaires de la politique de la ville semblent favoriser une certaine mobilité sociale mais c’est sans compter sur le dernier quart de néo-arrivants provenant d’autres quartiers prioritaires dont le revenu médian est de 13 055 € par an avec 42 % d’entre eux vivant sous le seuil de pauvreté.

Au final, les partants qui disposent d’un revenu supérieur à celui de la population stable sont moins nombreux que les arrivants qui, eux, sont en moyenne plus pauvres.

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